Frédéric LENOIR, conférence “Le miracle Spinoza”, 14.01.2018

Conférence de Frédéric LENOIR le 14 janvier 2018 “Plus conscient, plus libre, plus heureux avec Spinoza !” à Crans-Montana (Valais, Suisse).

“A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C’est ce que j’appelle le “miracle Spinoza”. F. Lenoir (www.fredericlenoir.com)

Thèmes abordés : La sagesse en général. La fondation SEVE (Savoir Vivre et Etre Ensemble) et les ateliers philo et méditation pour les enfants et adolescents. La vie de Baruch Spinoza, son intransigeance avec la vérité, la cohérence de sa vie avec son oeuvre. Changement de regard (politique, religieux, l’être humain. l’anthropologie, l’éthique, la laïcité…). Le désir est l’essence de l’homme, les affects et les pensées adéquates et non adéquates, apprendre à réorienter son désir. Dualité joie/tristesse . Passions tristes et vie personnelle. Passions tristes et vie politique. La morale. L’ union de l’âme et du corps, et joie active. La psychologie des profondeurs. Jésus, Dieu, la métaphysique selon Spinoza.

Conférence organisée par l’association Montagn’Arts (www.montagn-arts.ch) qui, propose des activités artistiques (ateliers, conférences et spectacles) comme nectar et ambroisie au meilleur de chacun pour vivre l’espace de l’instant en sourire, ouverture et confiance.

Musique : Aria. Variations Goldberg, Jean-Sébastien Bach. Kimiko Ishizaka.

Edgar Morin : “Qu’est-ce que l’amour ? C’est le comble de l’union de la folie et de la sagesse” | in France Culture

L’amour, la poésie, la sagesse, illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… Dès lors se pose la question : que peut être une sagesse moderne ?

Le philosophe et sociologue Edgar Morin était l’invité de l’Université permanente de l’Université de Nantes, jeudi 12 décembre 2013, pour une conférence intitulée “Amour, poésie, sagesse”, titre éponyme de l’un de ses ouvrages. L’occasion pour l’un des plus grands penseurs contemporains de nous livrer sa vision de l’amour.

Edgar morin s’interroge sur l’amour, la poésie, la sagesse qui illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… L’amour ne vit, soutient-il, que dans l’état d’un “innamoramento”, se régénérant sans cesse de lui-même. La poésie est cet “état second” qui nous envahit dans la ferveur, l’exaltation, et bien sûr l’amour : elle nous fait habiter, non seulement prosaïquement, mais aussi poétiquement la terre. Quant à la sagesse, elle était dans le monde antique synonyme de vie raisonnable. mais nous savons que l’homo sapiens est également un être d’affectivité, de passions et de délire, c’est-à-dire qu’il est à la fois sapiens et démens.

Quelles sont les sources de l’amour ? Dans tout individu, nous avons deux logiciels : le premier, c’est l’affirmation du “je”, le “moi je”. Je me mets au centre de mon monde, autrement dit, c’est l’égocentrisme. L’égocentrisme nous est vital puisque nous avons besoin de nous nourrir, de nous défendre, de nous protéger… Bien entendu, l’égocentrisme risque de dégénérer en égoïsme s’il n’y avait pas l’autre logiciel qui est complémentaire, en même temps qu’antagoniste, celui du “nous”. Nous avons donc en nous ces deux principes complémentaires.

Une conférence enregistrée en décembre 2013.

Edgar Morin, philosophe et sociologue | in FRANCE CULTURE

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T.S. Eliot | Les Hommes creux (The Hollow Men, 1925)

Ce poème célèbre a notamment servi de référence dans des films comme « Apocalypse Now » où Kurtz (Marlon Brando) lit à voix haute The Hollow Men de T.S Eliot ou plus récemment dans le film « Control » de Anton Corbijn consacrée à la vie du chanteur de Joy Division, où Ian Curtis écrit une lettre à sa femme en citant ce poème.

LES HOMMES CREUX

I

Nous sommes les hommes creux
Les hommes empaillés
Cherchant appui ensemble
La caboche pleine de bourre. Hélas !
Nos voix desséchées, quand
Nous chuchotons ensemble
Sont sourdes, sont inanes
Comme le souffle du vent parmi le chaume sec
Comme le trottis des rats sur les tessons brisés
Dans notre cave sèche.

Silhouette sans forme, ombre décolorée,
Geste sans mouvement, force paralysée ;

Ceux qui s’en furent
Le regard droit, vers l’autre royaume de la mort
Gardent mémoire de nous – s’ils en gardent – non pas
Comme de violentes âmes perdues, mais seulement
Comme d’hommes creux
D’hommes empaillés.

II

Les yeux que je n’ose pas rencontrer dans les rêves
Au royaume de rêve de la mort
Eux, n’apparaissent pas:
Là, les yeux sont
Du soleil sur un fût de colonne brisé
Là, un arbre se balance
Et les voix sont
Dans le vent qui chante
Plus lointaines, plus solennelles
Qu’une étoile pâlissante.

Que je ne sois pas plus proche
Au royaume de rêve de la mort
Qu’encore je porte
Pareils francs déguisements: robe de rat,
Peau de corbeau, bâtons en croix
Dans un champ
Me comportant selon le vent
Pas plus proche –

Pas cette rencontre finale
Au royaume crépusculaire.

III

C’est ici la terre morte
Une terre à cactus
Ici les images de pierre
Sont dressées, ici elles reçoivent
La supplication d’une main de mort
Sous le clignotement d’une étoile pâlissante.

Est-ce ainsi
Dans l’autre royaume de la mort:
Veillant seuls
A l’heure où nous sommes
Tremblants de tendresse
Les lèvres qui voudraient baiser
Esquissent des prières à la pierre brisée.

IV

Les yeux ne sont pas ici
Il n’y a pas d’yeux ici
Dans cette vallée d’étoiles mourantes
Dans cette vallée creuse
Cette mâchoire brisée de nos royaumes perdus

En cet ultime lieu de rencontre
Nous tâtonnons ensemble
Evitant de parler
Rassemblés là sur cette plage du fleuve enflé

Sans regard, à moins que
Les yeux ne reparaissent
Telle l’étoile perpétuelle
La rose aux maints pétales
Du royaume crépusculaire de la mort
Le seul espoir
D’hommes vides.

V

Tournons autour du fi-guier
De Barbarie, de Barbarie
Tournons autour du fi-guier
Avant qu’le jour se soit levé.

Entre l’idée
Et la réalité
Entre le mouvement
Et l’acte
Tombe l’Ombre

Car Tien est le Royaume

Entre la conception
Et la création
Entre l’émotion
Et la réponse
Tombe l’Ombre

La vie est très longue

Entre le désir
Et le spasme
Entre la puissance
Et l’existence
Entre l’essence
Et la descente
Tombe l’Ombre

Car Tien est le Royaume

Car Tien est
La vie est
Car Tien est

C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
Pas sur un Boum, sur un murmure.

***

T.S. Eliot (1888-1965) – La terre vaine et autres poèmes [1922; 1976 pour la traduction française] (Éditions du Seuil, Collection Points Poésie, 2006) – Traduction de Pierre Leyris.

Kris Kristofferson | Me and Bobby McGee | Highwaymen live at Nassau Coliseum, 1990

Janis Joplin covered the song for inclusion on her Pearl album only a few days before her death in October 1970. Kris had sung the song for Joplin, and singer Bob Neuwirth taught it to her. Kris, however, did not know she had covered it until after her death (the first time he heard it was the day after she died). Joplin’s version topped the charts to become her only number one single and only the second posthumous number one single in rock & roll history (the first was “(Sittin’ on) the Dock of the Bay” by Otis Redding). In 2004, the Janis Joplin version of this song was ranked No. 148 on Rolling Stone’s list of the 500 Greatest Songs of All Time.

Mother | John Lennon/Plastic Ono Band

Mother, you had me
But I never had you
I wanted you
But you didn’t want me
So 
I got to tell you
Goodbye
Goodbye

Father, you left me
But I never left you
I needed you
But you didn’t need me
So
I just got to tell you
Goodbye
Goodbye

Children, don’t do
What I have done
I couldn’t walk
And I tried to run
So
I got to tell you
Goodbye
Goodbye

Mama don’t go
Daddy come home
Mama don’t go
Daddy come home
Mama don’t go
Daddy come home
Mama don’t go
Daddy come home

David Bowie | Heroes

I, I will be king

And you, you will be queen

Though nothing, will drive them away

We can beat them, just for one day

We can be heroes, just for one day

 

And you, you can be mean

And I, I’ll drink all the time

‘Cause we’re lovers, and that is a fact

Yes we’re lovers, and that is that

 

Though nothing, will keep us together

We could steal time, just for one day

We can be heroes, forever and ever

What d’you say?

 

I, I wish you could swim

Like the dolphins, like dolphins can swim

 

Though nothing, nothing will keep us together

We can beat them, forever and ever

Oh we can be heroes, just for one day

 

I, I will be king

And you, you will be queen

Though nothing, will drive them away

We can be heroes, just for one day

We can be us, just for one day

 

I, I can remember (I remember)

Standing, by the wall (by the wall)

And the guns, shot above our heads (over our heads)

And we kissed, as though nothing could fall (nothing could fall)

 

And the shame, was on the other side

Oh we can beat them, forever and ever

Then we could be heroes, just for one day

We can be heroes

We can be heroes

We can be heroes, just for one day

We can be heroes

 

We’re nothing, and nothing will help us

Maybe we’re lying, then you better not stay

But we could be safer, just for one day

Oh-oh-oh-ohh, oh-oh-oh-ohh, just for one day

Isac Hernández | México

Isac Hernández, Tapatío orgulloso de su tierra y el llamado niño prodigio del ballet se podría decir que empezó su carrera a los 8 años y a los doce ya era digno ganador de diferentes competencias. Gracias a su padre también bailarín gano una beca de danza para en Filadelfia.

Se convirtió en el mexicano más joven en ganar el Premio Nacional de Juventud. Ha bailado en compañías como el Ballet de San Francisco, el Ballet Nacional de Holanda y ahora, el Ballet Nacional de Londres. Además, le ofrecieron becas para estudiar en la Ópera de París, el Stuttgart Ballet y el Royal Ballet de Londres.