Albert Einstein | Leçon de vie

Un jour, Albert Einstein a écrit sur tableau :

9 x 1 = 9

9 x 2 = 18

9×3 = 27

9×4 = 36

9×5 = 45

9 x 6 = 54

9 x 7 = 63

9 x 8 = 72

9 x 9 = 81

9 x 10 = 91

Le chuchotement a soudainement commencé dans la salle parce qu’Einstein s’est trompé.

La bonne réponse est : 9×10=90

Tous ses élèves se moquaient de lui. Einstein a attendu que tout le monde se taise et a dit: “Même si j’ai résolu neuf problèmes correctement, personne ne m’a félicité. Mais quand j’ai fait une erreur, tout le monde a commencé à rire.”

“Cela signifie que même si une personne réussit, la communauté remarquera sa moindre erreur et elle l’aimera. Alors ne laissez pas la critique détruire vos rêves. La seule personne qui ne fait jamais d’erreurs est celle qui ne fait rien.”

SEM PALAVRAS NÃO HÁ PENSAMENTO | Título de Carlos Fino

“La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.

La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.

Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.

Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.

Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.

Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.

Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.

L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans 1984 à Ray Bradbury dans Fahrenheit 451 qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.

Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.

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D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante | Ariane Mnouchkine

[…]  D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, […]

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.

Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.

Ariane Mnouchkine, metteuse en scène de théâtre.

Extrait de facebook | Mur de Souâd Kedri

Foi Nietzsche quem celebrizou a expressão “Deus está morto!” | Frederico Duarte Carvalho in Facebook

Querido Tiago,

Foi Nietzsche quem celebrizou a expressão “Deus está morto!”. E sabe-se que, quando o filósofo morreu, escreveram nas paredes da cidade “Nietzsche está morto! Assinado: Deus”. Agora, digo-te: Nietzsche e Deus estão mortos, mas nós ainda não. A diferença é que podemos ler Nietzsche, mas ele nunca nos leu nem o vai fazer. Estamos condenados a repetir gestos e palavras, condenados a sofrer porque ousámos cometer o mesmo erro dos homens livres: amar a vida. E não preciso da autorização de Deus para amar o quer que seja, para ser pleno, para ousar e errar. Tenho demasiada experiência para ter agora de andar a pedir licença para escrever o que me apetece, quando apetece. Tenho pouco tempo a perder porque sei que ainda tenho muito para conhecer, viajar e aprender. É precisamente isso que me dita a experiência.

Ao meu filho, já o proibi de crescer, mas ele insiste e diz que não pode fazer nada para evitar. Que é a ordem natural das coisas, responde com um sorriso. Em 2006 publiquei o livro “Abril Sangrento” (Edições Polvo, 2006), uma distopia sobre como seria Portugal caso o 25 de Abril tivesse degenerado num golpe militar sangrento, com o massacre de todos que estavam no Largo do Carmo. O personagem principal era um jornalista, Sebastião Saraiva, um jovem de 22 anos, que trabalhava desde Setembro de 1993 no jornal “Lusitânia”, dirigido por João Soares e que tinha Pedro Santana Lopes como Editor. A dada altura, diz o jornalista: “A minha pouca experiência na altura (repito, tinha 22 anos apenas) levou-me a ter, ‘arrogantemente’, mais certezas do que dúvidas”. Perguntaram-me se era mesmo aquilo que queria escrever. Se não era o contrário: um jovem deve ter mais dúvidas do que certezas, não? Expliquei que era mesmo isso: temos mais certeza quando somos jovens do que quando temos mais experiência. Porquê? Ora, porque só com a experiência é que aprendemos a não ter certeza e isso só acontece depois dos enganos que temos em juventude.

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