Rainer-Maria Rilke | Pour écrire un seul vers

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin.

Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles — et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela.

Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient.

Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups.

Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs.

Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.

Car les souvenirs ne sont pas encore cela.

Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

Rainer-Maria Rilke ( 1875-1926 )

Les Cahiers de Malte

La solitude | Rainer-Maria Rilke

La solitude est pareille à ces pluies

Qui montant de la mer s’avancent vers les soirs

Des plaines, elle va lointaine et perdue

Au ciel qui la contient toujours

Et c’est du ciel qu’elle retombe sur la ville.

La solitude pleut aux heures indécises

Lorsque vers le matin se tourne vers une heure

Lorsque les corps épuisés de méprise

S’entre-écartent, tristes et inassouvis

Et que les hommes qui se haïssent doivent coucher ensemble dans un lit

La solitude alors dérive au fil des fleuves.

Milhões de mortes devidas à colonização das Américas mudaram o clima mundial | in Esquerda.Net

O extermínio dos povos originários do continente americano provocado pela colonização europeia causou alterações climáticas segundo sustenta um estudo científico da University College London.

Foram dizimados 56 milhões de nativos americanos no primeiro século de colonização ocidental. A dimensão desta tragédia humana era já conhecida, a sua relação com as alterações climáticas ocorridas no século XVII ainda não tinha sido explorada.

O genocídio dos povos originários da América foi de tal ordem que causou o abandono da agricultura em várias zonas e a consequente reflorestação de uma área estimada como tendo o tamanho de França. Este aumento de árvores e vegetação causou uma diminuição do dióxido de carbono na atmosfera. De tal forma que houve uma mudança no efeito dos gases de estufa, originando alterações climáticas. O professor de Geografia Mark Maslin, co-autor deste estudo(link is external), explica que “o CO2 e o clima estavam relativamente estáveis até esse momento”.
Maslin e os seus colegas desafiam assim ideia de que a “pequena idade do gelo” dos anos 1600 teria sido causada devido apenas a fenómenos naturais.

Na sua investigação combinaram a análise das provas arqueológicas com os dados sobre o dióxido de carbono encontrados no gelo da Antártida que, capturando gases atmosféricos, permite analisar a sua quantidade em séculos passados. Alexander Koch, o investigador principal, sublinha que “os núcleos de gelo mostraram que houve uma queda maior de CO2 em 1610, provocada pela terra e não pelos oceanos”. Por isso, desceu um décimo de grau no século XVII. E estas alterações climáticas fizeram fracassar colheitas a nível mundial.

https://www.esquerda.net

Natalia Osipova | L’histoire de Manon

L’histoire de Manon, generally referred to as Manon, is a ballet choreographed by Kenneth MacMillan to music by Jules Massenet and based on the 1731 novel Manon Lescaut by Abbé Prévost. The ballet was first performed by The Royal Ballet in London in 1974 with Antoinette Sibley and Anthony Dowell in the leading roles. It continues to be performed and recognised internationally.

Timgad, Batna, Algeria, patrimoine mondial de l’humanité

Un site, un musée a ciel ouvert, tout comme Khemissa, Madaure et la grandiose el DJEMILA

Magnifique reportage réalisé pour l’ UNESCO par la chaîne japonaise NHK sur la Pompeii d’Afrique: Timgad, Batna, Algeria, patrimoine mondial de l’humanité.

Bernini, Pluto et Proserpina | Gian Lorenzo Bernini

Gian Lorenzo Bernini, Pluton et Proserpine (Persephone), 1621-22, marbre de Carrare, 225 cm de hauteur (Galleria Borghese, Rome) Entretien entre les docteurs Beth Harris et Steven Zucker. Proserpine est la variante latine du mythique Perséphone grec. Créé par Beth Harris et Steven Zucker.

Declaração de Melo Antunes em 26 de Novembro: a mão estendida ao PCP

Numa longa declaração emitida no dia seguinte à vitória novembrista, um dos vencedores, o conselheiro da Revolução Melo Antunes afirmou que considerava indispensável a participação do PCP na construção do socialismo.

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Em 26 de Novembro de 1975, o major Melo Antunes, conselheiro da Revolução, verberou os “desvarios” de militares e civis que quiseram promover ideias por ele consideradas pseudo-revolucionárias. Falou ainda da “desagregação das estruturas do Estado que ameaçavam tornar-se irreversíveis”, verificáveis nos meses anteriores.

Melo Antunes referiu-se à sublevação dos páraquedistas como uma causa próxima da crise mais recente, tendo havido vários outros factores que ultrapassaram largamente a mera sublevação dos páraquedistas.

O ideólogo do “Grupo dos Nove” emitiu um rasgado louvor a Jaime Neves, comandante do regimento de comandos, e passou daí a apelar a uma acalmia da situação, com vista a uma transição para o socialismo sobre carris democráticos, dando corpo a um “projecto viável de esquerda”.

Melo Antunes descartou ainda os caminhos de “retorno directo ou indirecto às formas de organização capitalista da sociedade”, que considerou “para sempre cortadas”.

E, ao defender uma “sociedade pluralista, em transição pacífica para o socialismo”, sublinha que considera muito importante o PCP participar num socialismo com essas características. Era este o ponto essencial da declaração de Melo Antunes, que delimitava o terreno relativamente a outros vencedores do 25 de Novembro, e que ficou conhecido como o seu beau geste, de mão estendida aos putativos vencidos, na hora da vitória.

VER VÍDEO : https://www.rtp.pt/noticias/25-novembro-1975/declaracao-de-melo-antunes-em-26-de-novembro-a-mao-estendida-ao-pcp_v874940

Mozart | Piano Concerto No. 25 in C, K. 503 [complete]

Paver la route! 
Mozart Concerto pour piano n ° 25

Voici une petite question piège. voyez si vous connaissez la réponse? Quelle composition majeure de Wolfgang Amadeus Mozart a dû attendre 147 ans après sa mort pour être à nouveau interprétée? La réponse est vraiment incroyable car il s’agit d’une œuvre de son genre le plus populaire composée au cours de ses dernières années à Vienne. Si vous aviez dit le Concerto pour piano n ° 25 en do majeur, K. 503, vous auriez eu raison. La question que nous devrions nous poser est alors pourquoi aucun pianiste ou chef n’a touché ce concerto pendant un siècle et demi? Nous savons que Mozart a exécuté l’œuvre le 5 décembre 1786 à Vienne, un jour après avoir terminé la composition. Dès le lendemain, Mozart se rendit à Prague avec une nouvelle symphonie – le numéro 38 en ré majeur K. 504, à juste titre surnommé «Prague» – et dirigea une représentation de Figaro. Il n’existe aucune trace de Mozart exécutant son nouveau concerto pour piano à Prague, mais il le fait à nouveau le 7 avril 1787 à Vienne et le 12 mai 1787 à Leipzig. La toute prochaine exécution de ce travail aura lieu en 1934 !!! À cette occasion, Artur Schnabel a joué le rôle solo et George Szell a dirigé le Philharmonique de Vienne. Il fallut encore une dizaine d’années avant que l’œuvre reprenne enfin la place qui lui revient de droit dans le répertoire. Alors qu’est-ce qui s’est mal passé?

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Frédéric LENOIR, conférence “Le miracle Spinoza”, 14.01.2018

Conférence de Frédéric LENOIR le 14 janvier 2018 “Plus conscient, plus libre, plus heureux avec Spinoza !” à Crans-Montana (Valais, Suisse).

“A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C’est ce que j’appelle le “miracle Spinoza”. F. Lenoir (www.fredericlenoir.com)

Thèmes abordés : La sagesse en général. La fondation SEVE (Savoir Vivre et Etre Ensemble) et les ateliers philo et méditation pour les enfants et adolescents. La vie de Baruch Spinoza, son intransigeance avec la vérité, la cohérence de sa vie avec son oeuvre. Changement de regard (politique, religieux, l’être humain. l’anthropologie, l’éthique, la laïcité…). Le désir est l’essence de l’homme, les affects et les pensées adéquates et non adéquates, apprendre à réorienter son désir. Dualité joie/tristesse . Passions tristes et vie personnelle. Passions tristes et vie politique. La morale. L’ union de l’âme et du corps, et joie active. La psychologie des profondeurs. Jésus, Dieu, la métaphysique selon Spinoza.

Conférence organisée par l’association Montagn’Arts (www.montagn-arts.ch) qui, propose des activités artistiques (ateliers, conférences et spectacles) comme nectar et ambroisie au meilleur de chacun pour vivre l’espace de l’instant en sourire, ouverture et confiance.

Musique : Aria. Variations Goldberg, Jean-Sébastien Bach. Kimiko Ishizaka.

Edgar Morin : “Qu’est-ce que l’amour ? C’est le comble de l’union de la folie et de la sagesse” | in France Culture

L’amour, la poésie, la sagesse, illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… Dès lors se pose la question : que peut être une sagesse moderne ?

Le philosophe et sociologue Edgar Morin était l’invité de l’Université permanente de l’Université de Nantes, jeudi 12 décembre 2013, pour une conférence intitulée “Amour, poésie, sagesse”, titre éponyme de l’un de ses ouvrages. L’occasion pour l’un des plus grands penseurs contemporains de nous livrer sa vision de l’amour.

Edgar morin s’interroge sur l’amour, la poésie, la sagesse qui illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… L’amour ne vit, soutient-il, que dans l’état d’un “innamoramento”, se régénérant sans cesse de lui-même. La poésie est cet “état second” qui nous envahit dans la ferveur, l’exaltation, et bien sûr l’amour : elle nous fait habiter, non seulement prosaïquement, mais aussi poétiquement la terre. Quant à la sagesse, elle était dans le monde antique synonyme de vie raisonnable. mais nous savons que l’homo sapiens est également un être d’affectivité, de passions et de délire, c’est-à-dire qu’il est à la fois sapiens et démens.

Quelles sont les sources de l’amour ? Dans tout individu, nous avons deux logiciels : le premier, c’est l’affirmation du “je”, le “moi je”. Je me mets au centre de mon monde, autrement dit, c’est l’égocentrisme. L’égocentrisme nous est vital puisque nous avons besoin de nous nourrir, de nous défendre, de nous protéger… Bien entendu, l’égocentrisme risque de dégénérer en égoïsme s’il n’y avait pas l’autre logiciel qui est complémentaire, en même temps qu’antagoniste, celui du “nous”. Nous avons donc en nous ces deux principes complémentaires.

Une conférence enregistrée en décembre 2013.

Edgar Morin, philosophe et sociologue | in FRANCE CULTURE

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