J’ai couru vers le Nil | Alaa El Aswany

Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fi ls d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’État, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de mœurs sexuelles.
Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en Égypte.

Je me souviens … | Malika Bouazza

Je me souviens que lorsque j’étais petit, ma mère m’a demandé si je savais quelle partie de mon corps était la plus importante.

Au fil des ans j’ai essayé de deviner et de trouver la bonne réponse.

Je me souviens de la première fois où je lui ai répondu ce qui me semblait à l’époque le membre le plus important : « mes oreilles, maman ? »

Elle me répondit « Beaucoup de gens sont sourds. Mais persévère, continue à y réfléchir. On en reparlera plus tard. »

Quelques années passèrent. Je n’avais pas oublié sa question, j’y avais réfléchi. Je pensais avoir une bonne réponse quand elle me reposa cette question. C’est alors qu’avec fierté je lui dis : « les yeux maman ! La vue est très importante ! »

Elle me regarda avec tendresse et me dit : « Je vois que tu as pris de la maturité. Mais ce n’est pas la bonne réponse. Il y a beaucoup de gens qui sont aveugles. »

J’étais déçu… Cependant, intrigué, j’ai continué à chercher. Je lui donnais mes réponses au fil des ans qui passèrent. Et à chaque fois sa réponse était la même : « Non…, tu progresses, mais ce n’est pas ça, continue à chercher. »

Puis, quelques années plus tard, mon grand-père nous a quittés. Nous étions tous très affectés par sa disparition. Tout le monde était en pleurs. Même mon père pleurait. C’était la deuxième fois de ma vie que je voyais mon père pleurer.

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Foule, masse, multitude ou peuple? | Masse & Multitude. À partir de Freud, Canetti & Spinoza | Leon Farhi Neto

Entre les « masses » sinistres observées par Freud ou Canetti et le « peuple » objet de revendications démocratiques de nos jours, la notion de « multitude » offre une précieuse ressource à la pensée. (Christian RUBY)

« Multitudes » est désormais le titre d’une revue qui, justement, ne confond pas masses et multitudes. Mais c’est aussi un terme évoqué par beaucoup pour parler des explosions d’individus en foules dans le contexte de la mondialisation. Encore une chose n’est-elle jamais claire dans l’usage de cette notion : parle-t-on simplement de multitudes empiriques (et comptabilisables) ou de multitude au sens de la philosophie politique, celle qui veut parler de révoltes, d’affirmations critiques au sein de la politique ? Et que fait-on du vocabulaire des « masses », hérité du XXesiècle dans un sens positif (par les partis de gauche) ou négatif (par la police) ? D’autant que la différence entre les termes n’est pas sans nous laisser devant une question décisive : comment les actions de la multitude (foule, masse ou peuple) deviennent-elles politiques ?

Il fallait donc bien s’attacher à préciser que « multitude » de nos jours peut encore s’opposer à d’autres usages et références notoirement classiques. Pourquoi ? Sans doute parce que, durant longtemps, foules et masses semblaient désirer le fascisme, si l’on se réfère à ces débats du XXe siècle et aux grandes théories qui en ont proposé l’étude (Freud, Canetti). Reste la question de la notion de « peuple », qui ne peut s’utiliser avec moins de difficultés. Entre ceux pour qui le peuple renvoie à une ethnicité ou à une opération identitaire et ceux pour qui le peuple se définit comme l’institution de base de la démocratie, voire ceux pour qui le peuple ne saurait être autre chose qu’une promesse d’avenir, les partisans de telle ou telle politique se distribuent assez bien.

Pourtant, l’intérêt du nom de « peuple » n’est-il pas tout autre ? C’est ce qu’il fallait aussi vérifier, tout en prenant soin de penser la relation potentielle entre multitude et peuple. Or, là encore, les positions sont délicates à cerner, sinon en saisissant les deux logiques suivantes : pour les uns, le « peuple » est supérieur à la « multitude » en ce qu’il est organisé dans le but de dégager des choix collectifs, alors que la « multitude » est amorphe et manipulée ; mais pour d’autres, le « peuple » est au contraire l’objet de fantasmes d’unité dangereux, qui justifient de valoriser plutôt la « multitude » dans son irréductible diversité. Les phobies des premiers et des seconds ne se recoupent pas.

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Témoignage d’une reine pendant la guerre d’Algérie | Izza Bouzekri

Très beau témoignage d’une reine pendant la guerre d’Algérie
Izza Bouzekri Madame veuve Abbane Ramdane aujourd’hui Mme DEHILES

“Je suis née a la casbah,17 rue pyramide, en 1928 .A l’âge de trois ans j’ai perdu mon père qui gagnait péniblement sa vie.Nous avons déménagé a notre dame d’afrique, rue du Carmel ou j’ai fréquenté l’école communale jusqu’à l’obtention du certificat d’études puis j’ai continué a la Chabiba ou j’ai été impregnée et sensibilisée a la cause nationale par cheikh Tayeb el Okbi qui a eu une grande influence sur moi.Nous étions pauvres et ma mère ,veuve travaillait.Je l’aidais comme je pouvais.J’avais conscience de l’indigence des indigènes comparé au train de vie des colons .L’injustice était flagrante.
J’ai commencé a militer en 1947 au sein de l’AFMA (association des femmes musulmanes algeriennes ) sous l’égide du MTLD et présidée par Mamia Chentouf . J’y ai croisé Nafissa Hamoud future professeur Laliam .Nous faisions beaucoup de social et nous entrions dans des mariages a la casbah et a belcourt pour entonner des chants patriotiques ce qui nous valait de ressortir avec une petite cagnotte !
En 1949, atteinte de tuberculose, je suis envoyée a Marseille ou je suis sauvée in extrémis .Lors de mon séjour au sanatorium d’Annecy qui dura environ 15 mois j’ai été formée a la sténo -dactylo.
De retour a Alger, j’ai décidé de m’émanciper en enlevant le hayek au grand désespoir de ma mère ;de parfaire ma formation a l’école Pigier.
C’est grâce au MTLD que j’ai trouve un poste de secrétaire chez un avocat :maître Boyer, rue Duc des Cars.
Dés le déclenchement de la révolution j’ai cherché a rejoindre le FLN ,Nassima Hablal fût la première a y accéder et ce n’est qu’en Juillet 1955 que mon voeu se réalisa. Nous avions un voisin qui enseignait l’arabe, Hocine Belmili avec qui je discutais le matin avant d’aller a mon travail. Un jour ,il m’a dit :tu es sûre de vouloir entrer dans le FLN ? Oui ai-je répondu ,alors tiens toi prête demain.
Le lendemain par une belle journée de juillet , nous avons pris un taxi direction la Glacière a El Harrach. Un homme nous attendait.J’ai tout de suite compris que j’avais affaire a un élément important du FLN. Il m’a d’emblée tutoyer:
-Tu fais quoi?
– je suis la secrétaire d’un avocat
– Tu tapes a la machine
– oui
– tu as des contacts et des refuges surs ?
– oui
– Alors tu seras contactée a ton boulot.
Il a tourné les talons et a disparu.
Je venais de faire la connaissance de Abane Ramdane !
15 jours aprés,j’ai reçu la visite de Amara Rachid agent de liaison :Abane cherchait un refuge.
Je lui ai présenté Fatima Zekkal Benosmane qui l’a reçu chaleureusement.
J’ai profité de mon travail pour taper tout les tracts et autres documents que le FLN m’envoyait, parallelement a Nassima Hablal jusqu’à son l’arrestation en octobre 1955, arrestation a laquelle j’ai assisté ! J’ai cessé toute activité car j’étais fichée par la police qui me filait matin et soir, tout en continuant mon travail chez l’avocat.
Quelques temps aprés Abane m’envoie Mohamed Seddik Benyahia pour me demander d’entrer dans la clandestinité .Ce que je fis ,en m’installant dans la famille Alkama au 20 rue bastide;
J’ai eu l’honneur de taper les six premiers numéros d’El Moudjahed ainsi que la plate forme de la Soummam.
Aprés la grève des 8 jours, la répression policière a été telle que Abane a du fuir Alger pour Tunis en fevrier 1957, me laissant seule avec notre bébé .Ma vie de militante s’est arrêtée net. Je n’ai plus eu de ses nouvelles jusqu’en décembre 1957 date a laquelle je reçois un télégramme : “rejoins- moi “.
Arrivée a tunis début janvier 1958 il était trop tard il venait d’être assassiné mais je l’ignorais et on m’a laissé dans l’ignorance durant 5 longs mois…. Je l’ai recherché sans relâche jusqu’au jour ou j’ai croisé Slimane Dehiles son ami de toujours, le défenseur de la veuve et l’orphelin.
Nous avons pleuré Abane ensemble et je l’ai épousé en Novembre 1959
Et depuis ,je suis murée dans mon silence !”
Izza Bouzekri
Veuve Abane Ramdane
épousé par Slimane DEHILES dit le Colonel Sadek

Récupéré de Facebook | Mur de Mas Mati

Retirado do Facebook | Mural de Mas Mati

Catherine Marie Colon

Biographie de Catherine Marie Colon

Je me suis mise à la peinture en mai 2016 et ce fut comme une révélation, un besoin immense de m’exprimer.

Je crée mes tableaux dans l’impulsion de mes émotions, de mes ressentis et de mes réflexions intérieures. Devant mes toiles vierges, jouant avec l’acrylique, l’huile et les matériaux qui m’interpellent, je laisse mes mains, mes pinceaux, mes couteaux et spatules et les couleurs se mêler, se superposer, se confondre ou se compléter pour suggérer des sujets à ceux qui regardent mes créations.

Dans mes abstractions intenses, pleines de forces contenues, ma constante dualité s’exprime dans une unité d’expression qui dévoile ma profession, thérapeute énergéticienne. Je me suis révélée au fil d’années de pratique et d’écoute axées sur l’amour de l’humanité, vers les âmes meurtries et les cœurs en souffrance.

Après de longues années en Suisse, je viens de choisir le Thoronet pour vivre mes passions.
A ce jour, plusieurs expositions privées et 2 tableaux primés à l’International Prize Caravaggio le 07/12/2018 et un tableau primé à l’International Prize Botticelli le 09/02/2019.

Actuellement une cinquantaine de mes œuvres est exposée au Casino Barrière à Sainte Maxime (France)

Run for the life

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CONTE POUR LE PETIT PEUPLE QUI REFUSE LA FATALITÉ | Yasmina khadra

Adawado était un enfant pygmée fasciné par les géants. Il disait à ses frères : « Un jour, je serai tellement grand qu’en levant la jambe je longerai les montagnes. Je vivrai la tête dans les nuages et je n’aurai qu’à tendre la main pour décrocher la lune. ». Lorsqu’il atteignit l’âge adulte, il constata qu’il était toujours petit et que la nature l’avait conçu ainsi. Parce qu’il refusa de vieillir sans grandir, Adawado grimpa au sommet du plus haut arbre de la forêt et n’en descendit plus. Sa vie durant, debout sur sa branche, les mains brassant l’air et le cœur vaillant, il tenta d’atteindre le ciel. Il passa ses nuits à contempler les étoiles et ses jours à les rêver, persuadé qu’à force d’y croire, il finirait par en cueillir quelques unes. Ce fut ainsi jusqu’à son dernier souffle. Adawado ne décrocha pas la lune, mais il ne la perdit à aucun moment de vue. Il était certain qu’elle était faite pour lui et que s’il lui était impossible de l’effleurer de ses doigts, alors qu’il en était le plus proche, c’était pour que personne d’autre ne puisse la lui ravir. Et cela suffisait à son bonheur. Le soir de sa mort, tandis qu’il s’apprêtait à fermer les yeux pour ne plus les rouvrir, il sourit une dernière fois aux étoiles qui avaient bercé son âme et toutes les étoiles vinrent à lui.

Yasmina khadra

Retirado do Facebook | Mural de Malika Bouazza

Poème | Zoubida Belkacem

Toujours prompt à s’immiscer
Entre le bon grain et l’ivraie
Cherchant à s’incruster
Faisant fi de toute civilité.

Toujours prompt à crier et vociférer
Haussant la voix, élevant le ton
Le doigt accusateur, les yeux exorbitants
N’admettant aucune contradiction
La colère gronde faute d’arguments.

Toujours prompt à eructer
La coupe pleine de sombres vérités
Le verre de vin au goût âpre et amer.
Les raisons de la colère éclatent
Chargés de doutes mortifères

Toujours prompt à s’indigner
Aussi fort que les mots qui résonnent
Aussi violent que les coups qui assomment
Un volcan sans cesse en ébullition
Crache sa lave d’extermination.

Toujours prompt à diminuer et blesser
Le petit oiseau qui essaye de voler
Le cri qu’il veut amplifier
Lui brisant ses petites ailes
Pour l’empêcher de s’échapper.

Zoubida Belkacem
Nice le 15 février 2019
Oeuvres protégées

Retirado do Facebook | Mural de Zoubida Belkacem

Rainer-Maria Rilke | Pour écrire un seul vers

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin.

Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles — et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela.

Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient.

Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups.

Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs.

Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.

Car les souvenirs ne sont pas encore cela.

Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

Rainer-Maria Rilke ( 1875-1926 )

Les Cahiers de Malte

La solitude | Rainer-Maria Rilke

La solitude est pareille à ces pluies

Qui montant de la mer s’avancent vers les soirs

Des plaines, elle va lointaine et perdue

Au ciel qui la contient toujours

Et c’est du ciel qu’elle retombe sur la ville.

La solitude pleut aux heures indécises

Lorsque vers le matin se tourne vers une heure

Lorsque les corps épuisés de méprise

S’entre-écartent, tristes et inassouvis

Et que les hommes qui se haïssent doivent coucher ensemble dans un lit

La solitude alors dérive au fil des fleuves.

pieds nus | Zoubida Belkacem

Que nous soyons pieds nus, pauvres et insouciants
Dans la misère absolue ou en haillons
Nous serons toujours ces gamins heureux
Qui se suffisent d’un petit partage merveilleux
Dans un moment de grâce mielleux

Que nous soyons ces enfants oubliés
Habitants les bourgs et villages isolés
Sans accès, sans routes goudronnées,
Ni bus pour nous transporter
On garde enfoui en nous, innocence et vivacité.

Que nous soyons privés d’écoles à proximité
De chauffage et d’électricité
Sans loisirs pour nous divertir
Ni même de vêtements dignes pour nous vêtir.
Nous sommes toujours partant
Pour cueillir le bonheur , en un instant

Que nous soyons ces gamins indigents
Sans tablettes ni portables apparents
Nous gardons toujours dans nos yeux, ces constellations.
Cette euphorie que nous partageons.
Des enfants ni désoeuvrés, ni affamés
Nous voulons juste , de rêves d’évasions , nous enivrer.

Que nous soyons ces mômes marginalisés
Qu’on montre du doigt et qu’on n’ose à peine regarder.
Ces gamins libres et insoumis
Bouillonnant de vigueur et de vie
Portant toute l’innocence inassouvie.

Jeunesse souriante, jeunesse palpitante
Prendre un selfi, a l’aide d’une chaussure
L’espace d’un moment
Quelques instants volés au temps
Qui donnent l’impression, de vivre éternellement.

Zoubida Belkacem
Constantine le 03/02/2019
Oeuvres déposées

Retirado do Facebook | Mural de Zoubida Belkacem

Timgad, Batna, Algeria, patrimoine mondial de l’humanité

Un site, un musée a ciel ouvert, tout comme Khemissa, Madaure et la grandiose el DJEMILA

Magnifique reportage réalisé pour l’ UNESCO par la chaîne japonaise NHK sur la Pompeii d’Afrique: Timgad, Batna, Algeria, patrimoine mondial de l’humanité.

París y Berlín alumbran un nuevo tratado para hacer frente a los desafíos de la Unión | Merkel y Macron firman en Aquisgrán un nuevo acuerdo de cooperación franco-alemán | in “EL PAÍS”

Sumar fuerzas para hacer frente a los mayúsculos desafíos a los que se enfrenta una Unión Europea alicaída, que se asoma a un abismo existencial. Ese es el mensaje que subyace en el Tratado de Cooperación e Integración franco-alemán que Angela Merkel y Emmanuel Macron han firmado este martes en Aquisgrán, la ciudad fronteriza, símbolo del espíritu europeo.

La canciller alemana y el presidente francés han acordado reforzar los lazos que unen el llamado eje París-Berlín, en un momento especialmente complicado para la Unión. Con las elecciones europeas a las puertas, Reino Unido de salida, los populismos galopando sin aparente freno, París y Berlín son conscientes de que emitir señales de fortaleza y determinación europea se ha convertido en una necesidad acuciante. El tratado encarna la defensa del multilateralismo y propugna una Unión “soberana y fuerte” impulsada por el motor franco-alemán.

El preámbulo del acuerdo anuncia una “profundización de las relaciones bilaterales” para hacer frente a “los desafíos a los que los Estados de Europa deben enfrentarse en el siglo XXI”. “Deseamos hacer converger las economías, los modelos sociales, favorecer la diversidad cultural y acercar a las sociedades y sus ciudadanos”, reza el texto de 13 páginas que firmarán este martes Macron y Merkel en la sala de la coronación del Ayuntamiento de Aquisgrán.

París y Berlín se muestran convencidos de que “la amistad estrecha entre Francia y Alemania ha sido determinante y continúa siendo un elemento indispensable de una Unión Europea unida, eficaz, soberana y fuerte”.

El tratado defiende también una política Exterior y de Defensa y Seguridad común, con el objetivo de “reforzar la capacidad de acción autónoma de Europa”. Establece el “refuerzo y profundización de la unión económica y monetaria” y promueve la “convergencia económica y fiscal”, sin entrar en excesivas concreciones. Las expectativas quedan así muy rebajadas respecto a las suscitadas tras el discurso pronunciado por Macron en La Sorbona, en el que detalló un ambicioso plan para avanzar en la integración europea en otoño de 2017. Desde entonces, Berlín ensimismada en una sucesión de crisis internas, ha mermado la ambición de unas reformas —sobre todo las de la eurozona— que aspiraban a refundar la Unión.

Este martes se cumplen 56 años del Tratado del Elíseo, el que en 1963 firmaron el presidente francés Charles de Gaulle y el canciller Konrad Adenauer en París y con el que sellaron la alianza entre los dos países. Habían pasado 18 años desde el fin de la Segunda Guerra Mundial y aquel documento consolidó la reconciliación y puso en marcha el motor franco-alemán, que hoy aspira a cobrar un nuevo impulso en Aquisgrán. El tratado que este martes se firma, prentende “completar” aquel de la reconciliación franco-alemana.

Grandes dosis de simbolismo

El lugar elegido para la firma no es casual. Este rincón del continente representa la condensación del europeísmo. Bélgica, Holanda y Alemania son los tres países fundadores, que la geografía reúne en este encuentro de fronteras. Un puñado de kilómetros más allá, Francia y Luxemburgo. Esta fue la residencia del emperador Carlomagno, que dominó el continente, y aquí se entrega cada año el premio que lleva su nombre y que distingue a personalidades europeas.

Grandes dosis de simbolismo pues, para un tratado que Merkel consideró el pasado fin de semana “necesario” para inyectar nueva fuerza en la UE. “El mundo ha cambiado y es necesario un nuevo tratado para consolidar los postulados del Tratado del Elíseo”, ha indicado la canciller. Más allá del simbolismo, el texto contempla algunas medidas concretas como la armonización de la legislación mercantil y la coordinación de la política económica. La cooperación militar y el intercambio y coordinación de posiciones en instituciones como Naciones Unidas o la OTAN, además de la UE son otros de los puntos que aborda un tratado, criticado por numerosos analistas por su falta de ambición.

La convergencia de la que habla el texto franco-alemán es precisamente la que ha dado alas a las fuerzas populistas, que en Francia acusan a Macron de minar la soberanía nacional y de “vender” el país a la potencia alemana. Le acusan incluso de querer ceder la Alsacia a los alemanes, así como su asiento en el Consejo de Seguridad de la ONU, haciendo un ruido que no casa con el contenido del acuerdo. El presidente francés hizo una excepción y viajó fuera de las fronteras de su país, donde se encuentra asediado políticamente por la crisis de los chalecos amarillos.

ANA CARBAJOSA, EL PAÍS

https://elpais.com/internacional/2019/01/21/actualidad/1548093362_419483.html

Zoubida Belkacem

Dis moi si c’est toi
Qui brille là-haut, de mille éclats
Qui éclaire cette obscurité qui m’entoure
Depuis ce jour fatidique, où tu m’as quitté sans retour.

Dis moi si c’est toi
Qui hante mes nuits, bercées du son de ta voix
Remplie de ton visage qui se rappelle à moi.
Te souviens-tu de ces nombreuses fois ?
Guidés par nos espérances de foi

Dis moi si c’est toi
Qui m’inssuffle la vie
Qui me fais battre ce cœur qui ne bat plus.
Tu ne franchira plus le seuil de la porte
Depuis ce jour tragique où tu es morte

Dis moi si c’est toi
Qui me fais pousser des ailes
Pour défier cette vie éternelle
Je te retrouve partout où je suis
Même si j’ai l’impression que tu me fuis

Dis moi si c’est toi
Qui chante encore des berceuses pour nos enfants
D’une voix céleste, même si maintenant, ils sont grands.
Tu remplies encore de ta chaleur, notre maison
Depuis ton départ, depuis notre séparation.

Je continu à croire que tu es toujours là
Que tu demeure encore à cet endroit
Ta présence illumine les lieux
Les jours s’égrènent comme les feuilles mortes.
Même si je me surprends à t’attendre encore au pas de la porte.

Zoubida Belkacem
Droits protégés
Constantine 19/12/2018

Journées Internationales du Marketing Touristique | Alger, Hôtel El Aurassi les 16-17 janvier 2019

Nous vous informons que les neuvièmes Journées Internationales du Marketing Touristique se tiendront a Alger, Hôtel El Aurassi les 16-17 janvier 2019 prochains, sous le patronage de Monsieur le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat.
Pour ces 9é Journées, RH International Communication entend animer la réflexion et les débats autour d’un thème primordial qui brasse dans les enjeux nationaux de l’heure, à savoir Le tourisme, un secteur essentiel de l’économie.
Des experts nationaux et internationaux, des universitaires et des acteurs institutionnels viendront animer les conférences autour de questions et enjeux qui ne manqueront pas, nous le croyons, de susciter un grand intérêt tout particulièrement dans le contexte économique actuel.

SOCIAL EUROPE

https://www.socialeurope.eu/

Mission Statement

Social Europe (SE) is an award-winning digital media publisher that combines thematic and technical expertise to produce and disseminate high value content. We use the values of ‘Social Europe’ as a viewpoint to examine issues in politics, economy and employment & labour and are committed to publishing cutting-edge thinking and new ideas from the most thought-provoking people.

Our in-depth analyses and constructive proposals seek to link policy-making to wider social and economic concerns. It is our goal to help the process of promoting and strengthening progressive and inclusive societies, sustainable economies and responsible businesses as well as dynamic civil societies.

Since its founding, SE has published thinkers and decision-makers of the highest calibre including Nobel laureates, global leaders and internationally acclaimed academics as well as some of the best young talent.

SE is published from Berlin by Social Europe Publishing & Consulting GmbH

Are We Still Good Europeans? | by Jürgen Habermas on 13/07/2018 in “Social Europe”

When I graduated from high school, my career aspiration was listed on my diploma: Habermas wants to become a journalist, it said. Yet once I began working for the Gummersbach section of the Cologne daily Kölner Stadtanzeiger, and then again when I wrote under Adolf Frisé for the culture pages of the Handelsblatt, it was repeatedly made clear to me that my writing style was far too complex. Even the extremely charitable Karl Korn, who fervently urged me to practice during my time as a university student in Bonn, later declared that I should perhaps stick to my academic proclivities. It is a critique that continues to be reflected in reader mail, and at my age, improvement isn’t likely. All of which makes me even more delighted about the invitation, extended to me by the director general of Saarland Broadcasting in conjunction with the German-French Journalism Prize, to follow in the footsteps of such distinguished predecessors as Tomi Ungerer, Simone Veil and Jean Asselborn. My connection to Asselborn is that he too prefers blunt honesty when speaking of Europe. With the prize presenter and laudator having found such complimentary words for my efforts – endeavours which are otherwise simply derogated as euro-romanticism – you will certainly not view it as a transgression of good taste if I, against the backdrop of our disintegrating continent, merely repeat that which I have often stated before on this subject.

I will refrain from addressing the symptomatic clamouring coming out of Bavaria, a ruckus that triggered a government crisis while shoving the more pressing issue – the lack of cooperation in the EU – into the background. The culpability lies with that sort of pro-European who shies away from admitting to the real reservations they in fact hold against a Europe of practiced solidarity. Jean-Paul Sartre explained the term mauvaise foias an elegant contradistinction to bonne foi. Who among us is not familiar with this quietly murmuring uneasiness? We act bona fide, in good faith, but in moments of reflection, we sense a gnawing doubt about the consistency of the assertively argued convictions we hold – as if there was a weak spot in the river bank over which the waters of our argument are flowing unnoticed. My impression is that Emmanuel Macron’s appearance on the European stage has exposed just such a weak spot in the self-image of those Germans who patted themselves on the back during the euro crisis, convinced as they were that they remained the best Europeans and were pulling everyone else out of the quagmire.

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Social Democrats Must Say Another Globalisation Is Possible | by Eunice Goes on 19/12/2018 in “Social Europe”

Social democratic parties across Europe are now paying the electoral price for their uncritical embrace of globalisation in the 1990s. Then, responsible politics was equated with adaptation to the demands of global markets. As Tony Blair and Gerhard Schröder put it in their much-quoted The Third Way/Die Neue Mitte pamphlet: ‘Social Democrats must accommodate the growing demands for flexibility’.

This refrain was accepted as ‘pragmatic realism’ and was quickly adopted by most social democratic parties that governed Europe in the late 1990s. Thus, as Dani Rodrik recalled here, the centre-left was complicit in pointing globalisation in a neoliberal direction. Crucially, social democratic parties in government were happy to support the launch of the euro without ever questioning its ordoliberal governance rules and to sign up to further depoliticization of public policy whereby technocratic institutions gained control over areas of policy that thus far had been subject to democratic scrutiny.

But by treating globalisation as a force of nature that could not be controlled, social democratic parties contributed to the rise of inequality, to the erosion of the welfare state and social protection that had characterised the European social model, to the creation of a new social class, the working poor. Both New Labour’s tax credits programme and the SPD’s Agenda 2010 were predicated on the idea that greater economic competition implied lower wages and weaker social protection. Ultimately, they contributed to the 2008 global financial crisis and subsequent Eurozone crisis, from which most European economies have not yet fully recovered.

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Frédéric LENOIR, conférence “Le miracle Spinoza”, 14.01.2018

Conférence de Frédéric LENOIR le 14 janvier 2018 “Plus conscient, plus libre, plus heureux avec Spinoza !” à Crans-Montana (Valais, Suisse).

“A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre. C’est ce que j’appelle le “miracle Spinoza”. F. Lenoir (www.fredericlenoir.com)

Thèmes abordés : La sagesse en général. La fondation SEVE (Savoir Vivre et Etre Ensemble) et les ateliers philo et méditation pour les enfants et adolescents. La vie de Baruch Spinoza, son intransigeance avec la vérité, la cohérence de sa vie avec son oeuvre. Changement de regard (politique, religieux, l’être humain. l’anthropologie, l’éthique, la laïcité…). Le désir est l’essence de l’homme, les affects et les pensées adéquates et non adéquates, apprendre à réorienter son désir. Dualité joie/tristesse . Passions tristes et vie personnelle. Passions tristes et vie politique. La morale. L’ union de l’âme et du corps, et joie active. La psychologie des profondeurs. Jésus, Dieu, la métaphysique selon Spinoza.

Conférence organisée par l’association Montagn’Arts (www.montagn-arts.ch) qui, propose des activités artistiques (ateliers, conférences et spectacles) comme nectar et ambroisie au meilleur de chacun pour vivre l’espace de l’instant en sourire, ouverture et confiance.

Musique : Aria. Variations Goldberg, Jean-Sébastien Bach. Kimiko Ishizaka.

Edgar Morin : “Qu’est-ce que l’amour ? C’est le comble de l’union de la folie et de la sagesse” | in France Culture

L’amour, la poésie, la sagesse, illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… Dès lors se pose la question : que peut être une sagesse moderne ?

Le philosophe et sociologue Edgar Morin était l’invité de l’Université permanente de l’Université de Nantes, jeudi 12 décembre 2013, pour une conférence intitulée “Amour, poésie, sagesse”, titre éponyme de l’un de ses ouvrages. L’occasion pour l’un des plus grands penseurs contemporains de nous livrer sa vision de l’amour.

Edgar morin s’interroge sur l’amour, la poésie, la sagesse qui illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité… L’amour ne vit, soutient-il, que dans l’état d’un “innamoramento”, se régénérant sans cesse de lui-même. La poésie est cet “état second” qui nous envahit dans la ferveur, l’exaltation, et bien sûr l’amour : elle nous fait habiter, non seulement prosaïquement, mais aussi poétiquement la terre. Quant à la sagesse, elle était dans le monde antique synonyme de vie raisonnable. mais nous savons que l’homo sapiens est également un être d’affectivité, de passions et de délire, c’est-à-dire qu’il est à la fois sapiens et démens.

Quelles sont les sources de l’amour ? Dans tout individu, nous avons deux logiciels : le premier, c’est l’affirmation du “je”, le “moi je”. Je me mets au centre de mon monde, autrement dit, c’est l’égocentrisme. L’égocentrisme nous est vital puisque nous avons besoin de nous nourrir, de nous défendre, de nous protéger… Bien entendu, l’égocentrisme risque de dégénérer en égoïsme s’il n’y avait pas l’autre logiciel qui est complémentaire, en même temps qu’antagoniste, celui du “nous”. Nous avons donc en nous ces deux principes complémentaires.

Une conférence enregistrée en décembre 2013.

Edgar Morin, philosophe et sociologue | in FRANCE CULTURE

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L’oiseau et la rose blanche | Malika Bouazza

Il était une fois un oiseau qui est tombé amoureux d’une rose blanche. Il a décidé de lui déclarer son amour, mais elle l’a refusé. Elle lui a dit qu’elle ne l’aimait pas. Il continuait à lui déclarer son amour de façon quotidienne.
Enfin, la rose blanche a dit : «Lorsque ma couleur deviendra rouge, je vous aimerai.”
Un jour, l’oiseau est venu et a coupé ses ailes et a propagé son sang sur la rose blanche, alors sa couleur est devenue rouge.
La rose a réalisé combien l’oiseau l’aimait mais c’était trop tard parce que l’oiseau est “mort”.
Parfois l’amour on le voit, mais on ne le reconnaît pas …

Retirado do Facebook | Mural de Malika Bouazza

LE DIEU DE “SPINOZA”

Spinoza consacra sa vie à la recherche de la vérité, du bien-être moral et de la liberté. Il s’efforça également de définir sa conception de la “vraie religion” et sa vision d’un État laïque et tolérant.

Si Dieu existe il ne peut être que le Dieu de Spinoza!

 

Quand Einstein donnait une conférence dans les nombreuses universités des Etats-Unis, la question récurrente que lui faisaient les étudiants était :

Vous, Monsieur Einstein. .. croyez-vous en Dieu ?
Ce à quoi il répondait toujours :
– Je crois au Dieu de Spinoza.

Seuls ceux qui avait lu Spinoza comprenaient …
J’espère que cette perle de l’histoire vous servira autant que moi. C’est grâce à elle que je suis parti lire sur Le Dieu selon Spinoza.
Spinoza avait passé sa vie a étudier les livres saints et la philosophie .
Un jour il écrivit : Je ne sais pas si Dieu a réellement parlé mais s’il le faisait , voici ce que je crois qu’il dirait au croyant :
Arrête de prier et de te frapper à la poitrine !

Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie.
Je veux que tu t’amuses, que tu chantes, que tu t’instruises… que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.
Arrête d’aller dans ces temples sombres et froids que tu as construit toi-même et dont tu dis que c’est ma maison !
Ma maison est dans les montagnes, dans les bois, les rivières, les lacs, les rivières. C’est là où je vis avec toi et que j’exprime mon amour pour toi.

Arrête de m’accuser de ta vie misérable ; je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi , que tu étais un pécheur, que ta sexualité ou ta joie étaient une mauvaise chose ! Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont dit de croire.
Arrête de ressasser des lectures sacrées qui n’ont rien à voir avec moi. Si tu ne peux pas me lire à l’aube, dans un paysage, dans le regard de ton ami, de ta femme , de ton homme, dans les yeux de ton fils…Tu ne me trouveras pas dans un livre !
Arrête de te faire peur. Je ne te juge pas, je ne te critique pas, je ne rentre pas en colère et je ne punis pas. Je suis pur amour… je t’ai rempli de passions, de limitations, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences…et je t’ai donné le libre arbitre… Comment puis-je te blâmer si tu réponds à quelque chose que j’ai mis en toi ? Comment puis-je te punir d’être ce que tu es, si je suis celui qui t’ai fait ? Tu penses réellement que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se comportent mal, pour le reste de l’éternité ?
Quel genre de Dieu peut faire ça ? Si j’étais ainsi, je ne mériterais pas d’être respecté . Si je voulais juste être vénéré, je n’aurais peuplé la terre que de chiens… 

Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas pour toi. Tout ce que je te demande, c’est que tu fasses attention à ta vie, que ton libre arbitre soit ton guide. Toi et la nature vous constituez une seule entité ….alors ne crois pas que tu as un pouvoir sur elle. Tu fais partie d’elle. Prends-soin d’elle et elle prendra soin de toi. J’y ai mis et rendu accessible tout ce qu’il y a de bien pour toi et j’ai rendu difficile d’accès ce qui ne l’est pas. Ne mets pas ton génie à y chercher ce qui est mauvais pour cet équilibre. A toi de garder intact cet équilibre. La nature elle , sait très bien le garder, juste ne la trouble pas !
Je t’ai rendu absolument libre.
Tu es absolument libre de créer dans ta vie un paradis ou un enfer.

Je ne peux pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil : arrête de croire en moi de cette façon ; croire, c’est supposer, deviner, imaginer. Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi. Que tu me sentes en toi quand tu t’occupes de tes moutons , quand tu abordes ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la rivière…. Exprime ta joie et habitue-toi à prendre juste ce dont tu as besoin !
La seule chose sûre, c’est que tu es là, que tu es vivant, que ce monde est plein de merveilles…et que dans toutes ces merveilles tu es capable de savoir exactement ce dont tu as vraiment besoin.
Ne me cherche pas en dehors, tu ne me trouveras pas…. Je suis là …La nature, le cosmos…c’est moi.

Baruch SPINOZA

L’Éthique de Spinoza (1/4) : De Dieu

L’Éthique de Spinoza (2/4) : De l’esprit

L’Éthique de Spinoza (3/4) : Affects et servitude

L’Éthique de Spinoza (4/4) : De la liberté humaine

https://www.franceculture.fr/conferences/ecole-normale-superieure/lethique-de-spinoza-est-il-ethique?fbclid=IwAR0GYsAwvqvyLAoRtxXKU5adGEMHE56dUFwQH9wUtfwWbtYU7LVZxBUGRkw

Dylan Thomas | N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit (Do not go gentle into that good night, 1951)

N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.

Bien que les hommes sages à leur fin sachent que l’obscur est mérité,
Parce que leurs paroles n’ont fourché nul éclair ils
N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit.

Les hommes bons, passée la dernière vague, criant combien clairs
Leurs actes frêles auraient pu danser en un verre baie
Ragent, s’enragent contre la mort de la lumière.

Les hommes violents qui prient et chantèrent le soleil en plein vol,
Et apprenant, trop tard, qu’ils l’ont affligé dans sa course,
N’entrent pas sans violence dans cette bonne nuit.

Les hommes graves, près de mourir, qui voient de vue aveuglante
Que leurs yeux aveugles pourraient briller comme météores et s’égayer,
Ragent, s’enragent contre la mort de la lumière.

Et toi, mon père, ici sur la triste élévation
Maudis, bénis-moi à présent avec tes larmes violentes, je t’en prie.
N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit.
Rage, enrage contre la mort de la lumière.

*

Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day;
Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.

Good men, the last wave by, crying how bright
Their frail deeds might have danced in a green bay,
Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.

Grave men, near death, who see with blinding sight
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,
Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there on the sad height,
Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray.
Do not go gentle into that good night.
Rage, rage against the dying of the light.

***

Dylan Thomas (1914-1953) – Vision et Prière (Poésie/Gallimard, 1991) – Traduit de l’anglais par Alain Suied.

Poème | Malika Mellal

Mystère insondable de son esprit 
Énigme fascinante reliée à sa vie
Naissance magique de son génie
Tigre sacré qui feule du fond des nuits
Enchanteur quand il sourit
Nulle part il existe un être comme lui
Du fond des âges il tire son savoir
Souffle sur ma vie un coup de Blizzard
Tout s’arrête quand loin de moi il part
Union du feu et du vent
Délicieux brasier incandescent
Élève mon âme au firmament
Lien précieux nourri d’encens
Attirance électrique , je deviens aimant.
Paroles subtiles , mots élégants
Raffinement d’un autre temps
Intense charme insolent
Sincère tendresse aux mots troublants
Ode d’amour dans ses yeux noirs
Noie mon cœur dans son regard
Détient mon âme dans sa mémoire
Éteint mon ciel quand il s’égare
Tantôt ange ou bien démon
Observe le moindre de mes sillons
Nébuleux d’un sombre profond
Charmée par la pointe de son harpon
Ondes sensuelles au diapason
Entente parfaite, ma fusion
Unique raison de ma déraison
Rare esprit il est ma passion.

Malika Mellal novembre 2018

Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal

Djamila Bouhired (née en 1935) | Nationaliste Algérienne | L’ALGERIE, A TRAVERS SES ANCIENNES PHOTOS

Djamila Bouhired (née en 1935) est une nationaliste algérienne, considérée comme une héroïne de la guerre d’indépendance.
Née dans une famille de classe moyenne, elle est scolarisée à l’école française (il n’y en avait pas d’autres). Elle rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaillera plus tard comme officier de liaison et assistante personnelle de Yacef Saadi à Alger.

En avril 1957, elle est blessée dans une fusillade et capturée par l’armée française (la force coloniale). Elle est soupçonnée d’être une poseuse de bombe, inculpée pour ses actes, torturée et condamnée à mort. Son exécution est stoppée par une campagne médiatique menée par Jacques Vergès et Georges Arnaud. Ils écrivent un manifeste, publié la même année aux Éditions de Minuit, Pour Djamila Bouhired. C’est, avec le livre d’Henri Alleg La Question, l’un des manifestes qui alerteront l’opinion publique sur les mauvais traitements et les tortures infligés par l’armée aux indépendantistes algériens. Devant le tollé international soulevé par sa condamnation, elle est finalement graciée et libérée en 1962.

Elle travaille après sa libération avec Jacques Vergès, qu’elle épousera en 1965, sur Révolution africaine, un magazine centré sur les révolutions nationalistes africaines. Elle a eu 2 enfants de son mariage avec Vergès.

Sa vie a été adaptée au cinéma par Youssef Chahine, Djamilah sorti en 1958. Son parcours est aussi évoqué dans la première partie du film L’Avocat de la terreur consacré à Jacques Vergès.

L’ALGERIE, A TRAVERS SES ANCIENNES PHOTOS

Retirado do Facebook | Mural de Hamdane Ouali  

Diez años bastan | En este decenio se ha producido la mayor intervención pública para salvar el capitalismo y la democracia tal y como los conocíamos | EL PAÍS | Introdução de Carlos Matos Gomes

Passam por agora 10 anos sobre a chamada crise do subprime e da falência do banco Lehman Brothers (18 Setembro)

O jornal EL PAÍS recolhe elementos de 10 livros sobre a crise que ajudam a perceber a tempestade que se levantou e as consequências que ela provocou e que ainda vivemos.

A crise de 2008: “Não foi um acidente pontual, mas uma mudança global: trouxe populismo, autoritarismo e Brexit.”

“Nesta década houve a maior intervenção pública para salvar o capitalismo e a democracia como os conhecíamos” – quanto a princípios e competências dos economistas neoconservadores e neoliberais (o diabo que os distinga), estamos conversados.

“A recessão foi muito pior do que teria sido sem a intervenção de economistas ortodoxos”

Após o colapso do banco de investimento Lehman Brothers, após fracassarem todas as tentativas por parte das autoridades dos EUA para vendê-lo a alguém, o Tesouro Americano (FED) injetou cerca de 105 bilhões de dólares no sistema, mas logo percebeu que não poderia deter a maré de retirada de dinheiro. As autoridades financeiras americanas (FED presidido por Alan Greenspan, um radical neoliberal) decidiram suspender a operação, fechar as contas monetárias e anunciar garantias de US $ 250.000 por conta, para que não houvesse mais pânico. Se não o tivessem feito, estimaram que 5,5 bilhões de dólares do sistema de mercado monetário dos EUA teriam sido retirados às duas horas daquela tarde, e isso teria destruído a economia mundial.
Teria sido o fim do nosso sistema económico e do nosso sistema político, como o conhecemos.

No dia seguinte à queda do Lehman, os mercados financeiros ficaram paralisados, o governo republicano de Bush nacionalizou a AIG, uma das maiores seguradoras do mundo, e começaram as primeiras injeções de centenas de bilhões de dólares (capitais públicos) para salvar Wall Street!
Alguns textos (10 anos de crise, Rumo ao controle cidadão das finanças, publicados pelo ATTAC) defendem que a Grande Recessão ainda não acabou, embora o mundo tenha retornado a um estágio de crescimento económico e redução das taxas de desemprego, mas houve uma mutação silenciosa e uma metástase de seus efeitos negativos mais estruturais, como a precariedade da vida, dos mercados de trabalho e o aumento da desigualdade.
Durante as três décadas anteriores, a revolução conservadora havia ensinado ao mundo que “o mercado resolveria tudo”. Mas Wall Street caiu e a solução foi renegar todos os princípios e sacar dinheiro público para a maior intervenção com dinheiro público de que havia memória.
O famoso “consenso de Washington” (disciplina fiscal e monetária) foi nada mais e nada menos que uma ejaculação piedosa dos teóricos necons sem contato com a realidade. O problema não era, como eles haviam dito, dos grandes governos, dos ogros filantrópicos, mas dos executivos fracos, de menos Estado, que haviam destruído, ou enfraquecido os instrumentos regulatórios adequados para enfrentar os desafios do mercado entregue à lei da selva.

O texto introdutório foi feito a partir de uma tradução automática do espanhol para o português do Brasil.

LER TEXTO DO EL PAÍS AQUI: 

https://elpais.com/cultura/2018/09/07/babelia/1536338430_931760.html?id_externo_rsoc=FB_CC

The Ancient Origins of Consciousness | How the Brain Created Experience | by Todd E. Feinberg and Jon M. Mallatt

How consciousness appeared much earlier in evolutionary history than is commonly assumed, and why all vertebrates and perhaps even some invertebrates are conscious.

Summary

How consciousness appeared much earlier in evolutionary history than is commonly assumed, and why all vertebrates and perhaps even some invertebrates are conscious.

How is consciousness created? When did it first appear on Earth, and how did it evolve? What constitutes consciousness, and which animals can be said to be sentient? In this book, Todd Feinberg and Jon Mallatt draw on recent scientific findings to answer these questions—and to tackle the most fundamental question about the nature of consciousness: how does the material brain create subjective experience?

After assembling a list of the biological and neurobiological features that seem responsible for consciousness, and considering the fossil record of evolution, Feinberg and Mallatt argue that consciousness appeared much earlier in evolutionary history than is commonly assumed. About 520 to 560 million years ago, they explain, the great “Cambrian explosion” of animal diversity produced the first complex brains, which were accompanied by the first appearance of consciousness; simple reflexive behaviors evolved into a unified inner world of subjective experiences. From this they deduce that all vertebrates are and have always been conscious—not just humans and other mammals, but also every fish, reptile, amphibian, and bird. Considering invertebrates, they find that arthropods (including insects and probably crustaceans) and cephalopods (including the octopus) meet many of the criteria for consciousness. The obvious and conventional wisdom–shattering implication is that consciousness evolved simultaneously but independently in the first vertebrates and possibly arthropods more than half a billion years ago. Combining evolutionary, neurobiological, and philosophical approaches allows Feinberg and Mallatt to offer an original solution to the “hard problem” of consciousness.

Citando | Agostinho da Silva

“Les plus faibles courent devant leurs émotions une porte ondulée d’ironie. Les plus forts, cependant, et je désire que tu sois du plus fort, sont enfermés dans un palais de silence. ”

“Chaque fois que je ressens plus que si je ne peux pas percevoir ce qu’il serait essentiel de percevoir, mais j’agis toujours comme si j’étais convaincu du contraire, ou, en d’autres termes, je ne renonce pas.”

“Voici un conseil qui peut servir votre philosophie: ne vous forcez pas; soyez un pêcheur patient dans cette rivière d’existence. Ne forcez pas l’art, ne forcez pas la vie, l’amour, ou la mort. Que tout se passe comme un fruit mûr qui s’ouvre et jette les graines fructueuses sur le sol. Qu’il n’y ait aucun geste qui perturbe votre vie dans le désir de vivre. ”

Agostinho da Silva, “Sept lettres à un jeune philosophe”

Caminante no hay camino | Antonio Machado Ruiz

Todo pasa y todo queda
Pero lo nuestro es pasar
Pasar haciendo caminos
Caminos sobre la mar

Nunca perseguí la gloria
Ni dejar en la memoria
De los hombres mi canción
Yo amo los mundos sutiles
Ingrávidos y gentiles
Como pompas de jabón

Me gusta verlos pintarse de sol y grana
Volar bajo el cielo azul
Temblar súbitamente y quebrarse
Nunca perseguí la gloria
Caminante son tus huellas el camino y nada más
Caminante, no hay camino se hace camino al andar

Al andar se hace camino
Y al volver la vista atrás
Se ve la senda que nunca
Se ha de volver a pisar
Caminante no hay camino sino estelas en la mar

Hace algún tiempo en ese lugar
Donde hoy los bosques se visten de espinos
Se oyó la voz de un poeta gritar
Caminante no hay camino, se hace camino al andar

Golpe a golpe, verso a verso
Murió el poeta lejos del hogar
Le cubre el polvo de un país vecino
Al alejarse, le vieron llorar
“Caminante, no hay camino, se hace camino al andar”

Golpe a golpe, verso a verso
Cuando el jilguero no puede cantar
Cuando el poeta es un peregrino
Cuando de nada nos sirve rezar
Caminante no hay camino, se hace camino al andar

Golpe a golpe, verso a verso

 

Antonio Machado, Cantares

Retirado do Facebook | Mural de Sónia Soares Coelho

Perigiali [George Seferis] | Mikis Theodorakis | “On the seashore” | Singer: Maria Farantouri

“On the seashore” is a song by Mikis Theodorakis made on a poem by the great Greek poet George Seferis. It is a poem about inevitable changes in our lives where we have to let go of things we love and cherish and move on. The song was written in 1962 . It is a song that carries many of the distinct colours, phrases and sesnsations that make up what is Greece and I tried to couple those with photos that carry these feelings as well. Here it is performed by Maria Farantouri.

Denial In a hidden seashore white as a dove we found ourselves in midday, thirsty, but the water undrinkable. On the golden sand we wrote her name, how beautifully the breeze came and erased the writing. We started our life with all our heart, all our breath, all our passion — a mistake! and we changed our life. George Seferis was the pen name of Georgios Seferiadis (1900 — 1971). He was one of the most important Greek poets of the 20th century, and a Nobel laureate. He was also a career diplomat in the Greek Foreign Service, culminating in his appointment as Ambassador to the UK, a post which he held from 1957 to 1962. Mikis Theodorakis , born July 29, 1925, is one of the most renowned Greek songwriters and composers. Internationally, he is probably best known for his songs and for his scores for the films Zorba the Greek), and Serpico. Politically, he identified with the left until the late 1980s and has consistently opposed oppressive regimes and was the key voice against the Greek Junta 1967-1974, which imprisoned him. Maria Farantouri ,born in 28 November 1947, is a Greek singer and also a political and cultural activist. She has collaborated with prominent Greek composers such as Mikis Theodorakis

The Ignorant Do Not Have a Right to an Audience | By Bryan W. Van Norden, professor of philosophy | in New York Times

On June 17, the political commentator Ann Coulter, appearing as a guest on Fox News, asserted that crying migrant children separated from their parents are “child actors.” Does this groundless claim deserve as much airtime as, for example, a historically informed argument from Ta-Nehisi Coates that structural racism makes the American dream possible?

Jordan Peterson, a professor of psychology at the University of Toronto, has complained that men can’t “control crazy women” because men “have absolutely no respect” for someone they cannot physically fight. Does this adolescent opinion deserve as much of an audience as the nuanced thoughts of Kate Manne, a professor of philosophy at Cornell University, about the role of “himpathy” in supporting misogyny?

We may feel certain that Coulter and Peterson are wrong, but some people feel the same way about Coates and Manne. And everyone once felt certain that the Earth was the center of the solar system. Even if Coulter and Peterson are wrong, won’t we have a deeper understanding of why racism and sexism are mistaken if we have to think for ourselves about their claims? And “who’s to say” that there isn’t some small fragment of truth in what they say?

If this specious line of thought seems at all plausible to you, it is because of the influence of “On Liberty,” published in 1859 by the English philosopher John Stuart Mill. Mill’s argument for near-absolute freedom of speech is seductively simple. Any given opinion that someone expresses is either wholly true, partly true or false.

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Toi … moi … Quand la nuit tombe … | Malika Mellal

Arrive le temps des regrets , la mise à nue
Implacable sentiment quand on a perdu
Mysterieux moments de doutes
Évaluer le chemin , les routes
Refaire le trajet à l’envers
Se rappeller où l’on s’est croisés
À l’ombre du cadran solaire
Noter où les aiguilles se sont inversées
Sentir quand la nuit est tombée
Hululer la chouette de la destinée
Oracle de la nuit raccroche tes étoiles
Ne les caches pas derrière ce voile
Trace moi les lignes d’une constellation
Enchante ma nuit de sa belle vision
Si juste un soir je pouvais le voir
Au clair de ta lune ivoire
Ne serait ce que pour me donner espoir
Sentir encore une fois sa passion
Ses ensorceleuses vibrations
Coucher ma tête sur son épaule
Retenir mon souffle quand il me frôle
Utiliser la magie des mots pour un sourire
Poser un baiser sur ses lèvres qui soupirent
User de mon esprit pour le faire rire
Le graver dans ma mémoire , le saisir
Emporter mon chef d’oeuvre d’amour
Suivre ses pas l’empêcher de quitter le jour.

Malika Mellal 10 juillet 2018
@tout court tout simplement

Ne tombe pas amoureux | Martha Rivera-Garrido

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui lit, d’une femme qui ressent trop, d’une femme qui écrit…
Ne tombe pas amoureux d’une femme cultivée, magicienne, délirante, folle.
Ne tombe pas amoureux d’une femme qui pense, qui sait ce qu’elle sait et qui, en plus, sait voler ; une femme sûre d’elle-même.

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui rit ou qui pleure en faisant l’amour, qui sait convertir sa chair en esprit ; et encore moins d’une qui aime la poésie (celles-là sont les plus dangereuses), ou qui s’attarde une demie heure en fixant un tableau, ou qui ne sait pas comment vivre sans musique.

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui s’intéresse à la politique, qui soit rebelle et qui a le vertige devant l’immense horreur des injustices. Une qui aime les jeux de foot et de baseball et qui n’aime absolument pas regarder la télévision. Ni d’une femme qui est belle peu importe les traits de son visage ou les caractéristiques de son corps.

Ne tombe pas amoureux d’une femme ardente, ludique, lucide et irrévérencieuse.

Ne t’imagine pas tomber amoureux de ce genre de femme.

Car, si d’aventure tu tombes amoureux d’une femme pareille, qu’elle reste ou pas avec toi, qu’elle t’aime ou pas, d’elle, d’une telle femme, JAMAIS on ne revient.

Martha Rivera-Garrido

Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal

The Waste Land | BY T. S. ELIOT …… A TERRA DESOLADA 1922 (tradução: Ivan Junqueira)

FOR EZRA POUND
IL MIGLIOR FABBRO

I. The Burial of the Dead

April is the cruellest month, breeding
Lilacs out of the dead land, mixing
Memory and desire, stirring
Dull roots with spring rain.
Winter kept us warm, covering
Earth in forgetful snow, feeding
A little life with dried tubers.
Summer surprised us, coming over the Starnbergersee
With a shower of rain; we stopped in the colonnade,
And went on in sunlight, into the Hofgarten,
And drank coffee, and talked for an hour.
Bin gar keine Russin, stamm’ aus Litauen, echt deutsch.
And when we were children, staying at the arch-duke’s,
My cousin’s, he took me out on a sled,
And I was frightened. He said, Marie,
Marie, hold on tight. And down we went.
In the mountains, there you feel free.
I read, much of the night, and go south in the winter.

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Les éclipses du clitoris | France Culture

Un manuel de SVT vient d’ajouter une description fidèle de l’organe de plaisir féminin. Longtemps resté dans l’ombre de la science et de la société, le clitoris a subi les assauts répétés de l’Eglise et du freudisme, voyant dans ce monticule du plaisir une menace pour la domination masculine.

L’éducation sexuelle a connu une véritable révolution à la rentrée dernière, avec la représentation dans un manuel de SVT du clitoris de manière anatomiquement correcte, et non plus comme une vague protubérance minuscule aux portes de l’appareil reproducteur féminin.

Il faut dire que cet appendice érectile, riche de plus de 7500 terminaisons nerveuses -soit bien plus que le pénis- est resté largement à la marge des représentations et des enseignements, perçu comme un organe superflu, n’ayant pas de fonction pratique dans la mécanique reproductrice. Le clitoris, qui s’étend tout de même sur près de 11 cm, souffre donc d’une invisibilité qui ne doit rien aux hasards de la chair. C’est ce que la philosophe Nancy Tuana appelle l’épistémologie de l’ignorance, soit l’étude des stratégies d’oubli, programmées à des fins de pouvoir.

On retrouve ainsi, dès le milieu du 16e siècle, des représentations complètes et détaillées du clitoris. La Renaissance triomphante ouvre les portes de l’organe du plaisir féminin, après la relative ignorance lors des périodes antiques et du Moyen-Âge.

Un usage encouragé l’Eglise

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Quand les Musulmans fondèrent Madrid | Fernando Valdés Fernández

La capitale espagnole a été fondée par les musulmans et portait à l’origine un nom arabe. Plusieurs indices permettent de décrypter le passé islamique de la ville, comme l’architecture où le système d’acheminement de l’eau.

Peu de gens savent que la capitale espagnole est la seule ville de sa catégorie à avoir été fondée par les Arabes. Madrid commença par s’appeler Maˆyrit, en arabe, et ses origines furent pendant longtemps discutées. Jusqu’aux années 1930, nous manquions de précisions sur ses origines. En effet, depuis le XVe siècle au moins, les chroniqueurs castillans et espagnols n’acceptaient pas de bon gré que cette ville doive son existence à des musulmans infidèles. Ils déployèrent toute sorte d’arguments pour démontrer son origine romaine et chrétienne.

Romains vs musulmans

Cependant, ce phénomène de recherche de racines romaines, ou plutôt romano-chrétiennes, n’était pas propre à Madrid. La Renaissance et le goût pour les racines classiques de la culture occidentale affecta les autres villes et provoqua en Espagne une tentative généralisée de trouver des origines classiques à de nombreuses localités. Cette tendance générale s’accompagnait de propos politiques. La riche historiographie locale espagnole, dont une grande partie est due aux clercs, qui possédaient la plus vaste culture, atteste de cela. Et Madrid ne fut pas une exception, surtout à partir du moment où le roi Philippe II (1527- 1598) l’éleva de sa condition de ville de deuxième catégorie, dans le royaume de Castille, pour en faire le centre politique de son vaste domaine qui, à ce moment-là, s’étendait sur cinq continents.

L’acharnement fut vain. L’édition de la Chronique arabe d’Al Himayi, qui recueillait les témoignages d’auteurs andalous antérieurs, démontra que la ville devait sa fondation a l’émir omeyyade de Cordoue, Muhammad Ier Ibn Abd Al Rahman (852-886), et que cela avait eu lieu pendant le troisième tiers du IXe siècle. La date exacte est inconnue. A ce moment et depuis un certain nombre d’années, la dynastie omeyyade d’Occident menait à bien une politique de création de points fortifiés dans des lieux stratégiques, spécialement là où se croisaient des rivières. Dans le cas de Madrid, il s’agit de la rivière Manzanares, qui était à l’époque un peu plus importante que le triste ruisseau d’aujourd’hui.

La suite de l’article dans Zamane N°20

Par Fernando Valdés Fernández

Retirado do Facebook | Mural de Alexandre Noble

Régis Debray, le monde expliqué à mon fils | in France Culture

Régis Debray, philosophe et écrivain, inventeur de la médiologie, revient avec nous sur les mutations de notre histoire politique qu’il a observées ces 50 dernières années à l’occasion de la sortie de son “Bilan de faillite” (Gallimard, mai 2018).

Il y a une bascule qui s’est faite de l’intellectuel vers l’émotif, du projet vers l’optique, de la réflexion aux images. L’heure est aux publicitaires, aux spin doctors, aux photographes et aux cinéastes, plus aux écrivains ou aux philosophes.” Régis Debray

La faillite dont il fait le bilan est à la fois collective et personnelle. Après un demi-siècle de combats révolutionnaires pour changer le monde, que reste-t-il de sa génération et ses espoirs? Croire en qui et en quoi? Croire encore?

Appelons-le « figure de la vie intellectuelle française », un pedigree dont il se moque avec humour…  Dans cette lettre à son fils, celle d’un homme de 76 ans à un garçon de 16 ans, il dit renoncer « à toute ambition d’influence». «Entre le tout-économie et le tout-image, les gens de mon espèce ne peuvent plus faire, avec leurs gribouillis, que des ronds de fumée.»

Dans Civilisation, Comment nous sommes devenus américains, (Gallimard, 2017) qui reparaît ce mois-ci en Folio,  il avait décrit le « changement de civilisation » qu’a connu la France sous l’influence de l’hégémonie culturelle américaine. Dans Le nouveau Pouvoir (Cerf, Septembre 2017) il montrait comment l’apparent changement politique que constitue l’arrivée au pouvoir de Macron marque une profonde mutation culturelle inscrivant la France, pourtant catholique et républicaine, dans l’avènement planétaire de la civilisation issue du néo-protestantisme. Des réflexions qui ont aussi produit une série d’émission l’été dernier sur France Culture devenue livre avec les éditions Autrement : «France-Amérique : un échange de bons procédés» est paru en février dernier.

La disparition de l’avenir est une chose notable. Il n’y a plus de parti idéologiquement structuré avec une vision de l’avenir, avec une vision de ce qui est à accomplir. Nous vivons dans le marketing de l’instant, dans le ‘présentisme’ du chiffre. »

Régis Debray, in France Culture

Nagasaki, before and after

 

On August 9, 1945, when a plutonium bomb was detonated over the city of Nagasaki, between 39,000 and 80,000 people were killed. The photograph above shows the absolute devastation wreaked by the bomb. The bomb itself was more powerful than that used to destroy Hiroshima, but Nagasaki’s topography resulted in less net damage. While the nuclear detonation above Nagasaki is a well-known chapter in history, it is less well known that the nuke was preceded by a full year of smaller-scale bombing of the city.

Bombing of Kobe, Japan


The Bombing of Kobe in World War II on March 16 and 17, 1945 was part of the strategic bombing campaign waged by the United States of America against military and civilian targets and population centers during the Japan home islands campaign in the closing stages of World War II. During later months of the war, the city was bombed for a second time. It was targeted because at the time, it was the sixth largest population center in Japan, with a population of about a million people. Most structures in the city were made of wood, making them vulnerable targets for firebombing. Conservative estimates claim 333,000 killed and 473,000 wounded, though other estimates place the fatalities at up to 900,000 people.

The 50 Greatest Books | Dia Mundial do Livro

This list is generated from 116 “best of” book lists from a variety of great sources. An algorithm is used to create a master list based on how many lists a particular book appears on. Some lists count more than others. I generally trust “best of all time” lists voted by authors and experts over user-generated lists. On the lists that are actually ranked, the book that is 1st counts a lot more than the book that’s 100th. 

http://thegreatestbooks.org

1 . In Search of Lost Time by Marcel Proust

Image of In Search of Lost Time

Swann’s Way, the first part of A la recherche de temps perdu, Marcel Proust’s seven-part cycle, was published in 1913. In it, Proust introduces the themes that run through the entire work. The narr…

2 . Don Quixote by Miguel de Cervantes

Image of Don Quixote

Alonso Quixano, a retired country gentleman in his fifties, lives in an unnamed section of La Mancha with his niece and a housekeeper. He has become obsessed with books of chivalry, and believes th…

3 . Ulysses by James Joyce

Image of Ulysses

Ulysses chronicles the passage of Leopold Bloom through Dublin during an ordinary day, June 16, 1904. The title parallels and alludes to Odysseus (Latinised into Ulysses), the hero of Homer’s Odyss…

4 . The Great Gatsby by F. Scott Fitzgerald

Image of The Great Gatsby

The novel chronicles an era that Fitzgerald himself dubbed the “Jazz Age”. Following the shock and chaos of World War I, American society enjoyed unprecedented levels of prosperity during the “roar…

5 . Moby Dick by Herman Melville

Image of Moby Dick

First published in 1851, Melville’s masterpiece is, in Elizabeth Hardwick’s words, “the greatest novel in American literature.” The saga of Captain Ahab and his monomaniacal pursuit of the white wh…

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Ma cage | Malika Mellal

Tu dessinais autour de moi
Des paysages où tout flamboie.
Tu traçais des chemins divins
Où chaque pas mène à un écrin.
Tu peignais de toutes les couleurs
Le vide qui régnait dans mon cœur.
J’écoutais ta voix chaque matin
Me délivrer des mots câlins.
Tu caressais du bout des doigts
Mon corps offrant ses beaux émois.
Tu me menais doucement par la main
Vers cet abîme , mon quotidien.
Cette cage où tu m’as enfermée,
Ma vie que tu as désertée,
Sans mot et sang froid,
Du jour au lendemain, comme ça.
Tu me fais grâce parfois
D’une belle rose sans éclat.
Tu dresses plus haut chaque jour
Ce mur entre nous et notre amour.
J’attends et nourris l’espoir
Que tu reviennes un soir
Me délivrer de cette jolie cage
Où tu m’as oubliée dans ton sillage.

Malika Mellal février 2018

Copyright @mellalmalika

Illustration Avogado6

La trahison | Malika Mellal

La trahison ce vilain mot même au son
Quand elle arrive au plus profond
Par l’être aimé celui que nous chérissons
Si cruellement qu’il n’existe aucun pardon.

Sans crier gare , c’est le top départ
D’une diabolique machination
Une douleur vous submerge , vous empare
Vous souffrez jusqu’à la déraison

Que tire-t-il de cette manipulation ?
Faire souffrir apporte autant de satisfaction ?
Il faut croire que c’est bon
D’orchestrer une destruction.

Cet être qui n’a plus rien d’humain
Hier encore on se tenait la main
Un amour plein de lendemains
De nous il avait faim.

Comment comprendre et accepter
Cet être qui vous a piégé
Sans rien vous épargner
L’erreur de l’avoir aimé.

Un cœur détruit anéanti
Plus rien ne lui fait envie
Sauf un besoin d’oubli
Pour tenter un retour à la vie.

Malika Mellal 14 avril 2018
Illustration de avogado6

NASA Scientists with their calculations board in 1961

This impressive image was taken by photographer J. R. Eyerman and was featured in LIFE magazine. It depicted a chalk board full of calculations that the NASA Scientists were working on. People believe that the equations on the chalk board were only written on for the picture as the equations are general ones rather than equations the Scientists would have been working on at the time. The Scientists in this photo were known as Computers. This name was given to people whose job was to solve mathematical equations, hence how the name Computer was then given to the electronic device which could do their job years later.

Photo credit: Blogspot | http://knowledgedish.com/rare-historical-photos-fb/32/

Migrant Mother in 1936

This image was taken by photographer Dorothy Lange during the Great Depression. She stumbled upon a camp in Hoboken where she searched through the crowds of starving workers until she found the lady in this image, Frances Owens. She took 6 images of Frances with her children, and you can really see from this image how a picture speaks a thousand words. You can see from her face the stress and worry that she faced. Dorothy Lange informed the authorities of the starving workers in the camp and they sent 20,000 pounds of food to them.

http://knowledgedish.com/rare-historical-photos-fb/3/ | Photo credit: Mashable

“La Reine de Saba” | Malika Mellal | toile de Hocine Ziani

Amour de Reine

Mon voyage vers toi , mon roi
Moi la grande reine de Saba
Simple femme devant toi
Mon cœur loin du tiens est aux abois

Je te porte myrrhe , encens et élixirs
Pour parfumer tes nuits de mille désirs
Caravanes pleines d’or et de trésors
Dignes d’un roi au palais d’or.

Oiseaux de paradis et génies
Offrandes au roi au bel esprit
Contes et légendes pour t’éblouir
J’aime éveiller les sens de mon Sire.

Étoffes précieuses des plus belles soies
Pour accueillir nos beaux émois
Des huiles rares et précieuses
Sercrets de caresses délicieuses.

Ma beauté digne des houris
Sera tienne toutes les nuits
Tes bras dont je me languis
Me font traverser tous ces pays.

Amour Royal et majestueux
Plaisirs infinis et savoureux
Lien fabuleux et mystérieux
Amour légendaire béni des cieux.

Deuxième version (Le roi Salomon)

Ma reine arrive

Elle arrive ma belle et sa caravelle
Bel ange descendu du ciel
Je ferai taire les langues infidèles
Qui doutent de sa beauté éternelle

Sur ce sol façonné tel un miroir
J’ai fondé tout mes espoirs
Démontrer à jamais , graver l’histoire
D’un reflet divin à ma gloire
Je les ferai tous choir.

Ma belle reine attendrie
Pardonne mon acte de duperie
N’y vois aucunes fourberies
Seul une preuve d’amour, un démenti

Ma reine d’amour aux feux ardents
Ils t’imaginent velues aux sabots d’argent
Ta crainte de tremper tes beaux habits
Te fera lever le bas de tes soies serties
Apparaîtra tes chevilles d’une peau éblouie.

Moi qui sait ton corps d’une beauté innouie
Je serai roi d’amour d’un cœur embelli
Pour ma maîtresse reine aux charmes de vie
Tu ensorceles mon âme et mon esprit
Je suis glorieux par ton corps soumis
À mes rêves d’amour infini.

Malika Mellal 03/04/2018
malika mellal@copyright

D’après la toile de Hocine Ziani ” La reine de Saba ”

Les Almoravides | Alexandre Noble

“Par contre, les femmes almoravides ne portent pas de voile. Elles jouissent d’une liberté d’allure qui atteste la persistance des vieilles mœurs bédouines. Au surplus, elles paraissent jouer un rôle important dans les affaires publiques. La possession de la belle Zaynab al-Nafzawiyya, surnommé « la Magicienne », semble, au début de la secte almoravide, une condition nécessaire à l’exercice du commandement. Après la conquête du pouvoir, les Almoravides associent les femmes à la vie politique, voire militaire de l’ensemble de l’Empire et les laissent vivre comme avant dans les campements sahariens”

Les Almoravides

sont des tribus berbères du groupe des Sanhadjas, apparentés aux Touareg. Pasteurs nomades, ils se lancent au milieu du XIe s., à partir de leur désert, à la conquête de terres plus riches et parviennent à constituer un immense empire, englobant un double domaine africain et européen. Ce mouvement, qui traduit un épisode de lutte pour la vie que mènent constamment, au Maghreb, les nomades contre les sédentaires, s’expriment en termes religieux. En effet, les Almoravides sont en même temps qu’une confédération de tribus, une confrérie religieuse. Tout comme les Arabes au début de l’islam, ils se mettent en marche pour occuper des territoires et propager une doctrine.

Toutefois, cette doctrine n’a rien d’original et ne fait que reprendre les principes du rite malékite, hérités des grands docteurs de Kairouan. En 1035, des chefs de la tribu des Lamtunas, de retour de pèlerinage, s’arrêtent à Kairouan, où ils entendent Abu Imran, savant originaire de Fès. Pris d’admiration pour ce maître, ils lui demandent d’envoyer parmi eux, dans le désert, l’un de ses disciples. Ce sera Abd Allah ibn Yasin, fondateur du mouvement almoravide. Réformateur rigoureux, ibn Yasin invite les nomades à respecter scrupuleusement les prescriptions de l’islam et, par conséquent, à ne plus épouser plus de quatre femmes et à payer l’impôt rituel.

Trouvant ces obligations insupportables, les nomades ne répondent pas à son appel. Ibn Yasin les abandonne alors et se rend, en compagnie de l’un de leurs chefs, dans une île du cours inférieur du Sénégal. Très vite, quelques chefs de tribus les suivent, encourageant par leur exemple beaucoup de nomades à faire de même. C’est ainsi que le ribat fondé par ibn Yasin essaime et compte, en peu de temps, de nombreux fidèles.

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L’histoire des Arabes en Algérie | Ibn Khaldoun

algerie_0-png-200L’Algérie n’a pas subi de conquête ou de colonie de peuplement arabe, et que, les Algériens, même ceux parlant l’arabe algérien ( en réalité un mélange de l’arabe classique et du berbère), sont dans leur totalité des Berbères.

(Ce texte est inspiré du volume N° 5 de l’histoire des Berbères par l’auteur Ibn Khaldoun. l’histoire des Berbères a été écrit en 13 volumes (29.000 pages) par le même auteur).
——————–
Le débat secouant la société algérienne sur la question cruciale de l’identité arabe ou berbère de l’Algérie nécessite un retour à la source de ce clivage. L’origine en est, bien entendu, l’expansion arabe en Afrique du nord. Certains affirment que les Arabes n’ont jamais conquis l’Algérie, d’autres se revendiquent une origine arabe justifiant ainsi l’identité arabe de l’Algérie. Qu’en est-il en réalité? Afin de répondre à cette question, deux périodes, marquées par deux mouvements d’expansion majeurs, doivent être prises en considération : La période de la première expansion et celle ayant trait à la seconde, celle les Béni-hillals

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Programme de « la nuit des idées » à Alger

argelUn format de rencontres innovant débarque à Alger en janvier et promet une nuit blanche remplie d’activités culturelles.

« La Nuit des Idées« , c’est le nom de ces rencontres culturelles qui « circulent à travers le monde » et qui feront une halte à Alger du 25 au 27 janvier prochain, à l’initiative de l’Institut français de la ville.

Ouverte à tous les curieux, la Nuit des Idées débutera le 26 janvier à 17h pour se clôre le 27 janvier à 2h du matin, avec à chaque fois et dans chaque lieu, une activité culturelle différente placée sous le thème « un monde commun ».

La cinémathèque algérienne, l’Institut en lui-même, le Centre Diocésain des Glycines sont autant de lieux qui accueilleront la manifestation, et les expositions, conférences et autres projections de prévues pour l’occasion.

Programme de la Nuit des Idées d’Alger

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Pablo Neruda | J’aime la mansuétude

J’aime la mansuétude et lorsque j’entre
sur le seuil d’une solitude
j’ouvre les yeux et les remplis
de la douceur de sa paix.

J’aime la mansuétude par-dessus toutes
les choses de ce monde.

Je trouve dans la quiétude des choses
un chant immense et muet.
Et tournant les yeux vers le ciel
je trouve dans les tremblements des nuages,
dans l’oiseau qui passe et le vent
la grande douceur de la mansuétude.

Modotti 052 - 545

Une guerre mondiale a commencé | Brisez le silence (par John Pilger)

Pilger - 200John Pilger est un journaliste de nationalité Australienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’hui basé à Londres et travaille comme correspondant pour nombre de journaux, comme The Guardian ou le New Statesman.

Il a reçu deux fois le prix de meilleur journaliste de l’année au Royaume-Uni (Britain’s Journalist of the Year Award). Ses documentaires, diffusés dans le monde entier, ont reçu de multiples récompenses au Royaume-Uni et dans d’autres pays.

John Pilger est membre, à l’instar de Vandana Shiva et de Noam Chomsky, de l’IOPS (International Organization for a Participatory Society), une organisation internationale et non-gouvernementale créée (mais encore en phase de création) dans le but de soutenir l’activisme en faveur d’un monde meilleur, prônant des valeurs ou des principes comme l’autogestion, l’équité et la justice, la solidarité, l’anarchie et l’écologie.

Article initialement publié le 20 mars 2016 en anglais, sur le site officiel de John Pilger, à cette adresse.

LER TEXTO INTEGRAL AQUI:  LE PARTAGE