A culpa, o instrumento de controle das religiões | Martín Caparrós in jornal El País

Com o fim da cultura religiosa aprendemos a pensar que os erros não são nossos, que são dos grupos, das sociedades ou das estruturas. O inferno são os outros.

Foi um dos inventos mais extraordinários que os manuais não registram: isso costuma acontecer com os inventos mais extraordinários. Antes dele, aqueles homens e mulheres viviam mais ou menos felizes. Ou preocupados, irritados, apavorados, mas sem o peso da culpa. Naqueles dias as coisas aconteciam e ninguém sabia por quê: a vida era assim ou, no máximo, eram assim caprichosos esses deusinhos que pululavam na árvore, na água, na lua distante ou no poderoso sol.

E então aconteceu. Não se sabe quando, quem, como, mas em algum momento, há quatro ou cinco mil anos, alguns homens e mulheres no Iraque, no Irã ou na Síria começaram a acreditar que a culpa era deles. Que se a sua colheita estava ferrada ou o quinto filho morresse ou o jumento estivesse mancando, não era por causa desses acasos da vida, mas porque tinham feito algo para merecer isso. E tudo, então, começou a mudar: tinha surgido, escreveu Bottéro, a ideia do pecado.

(Jean Bottéro nasceu pobre e provençal em 1914, estudou com os padres, foi ordenado dominicano, se dedicou a ensinar e foi demitido por não querer dizer que o Gênesis era um fato histórico. Então, dedicou-se à Mesopotâmia, aprendeu seus idiomas, casou-se, traduziu o Código de Hamurabi, foi sábio e, ainda assim, publicou vários livros).

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Como os homens chegaram a deus | Miguel Ángel Criado in jornal El País

Os primeiros deuses morais aparecem no antigo Egito, na Mesopotâmia, na Anatólia e na China.

Os deuses de astecas, maias ou incas não intervêm na moral das relações humanas.

FOTOGRAFIA | Uma menina às portas do santuário de Chak Chak, no Irã, lugar de peregrinação para os zoroastristas.KAVEH KAZEMI GETTY IMAGES 

A ideia de um deus todo-poderoso que vigia os humanos a partir de cima e pune os que se desviam da norma surgiu depois que estes trocaram a tribo pela sociedade. Essa é a principal conclusão de um amplo estudo que revê o surgimento das sociedades complexas e a ideia do deus moral. Dos antigos egípcios até o Império Romano, passando pelos hititas, os deuses morais só entram em cena quando as sociedades se tornam realmente grandes.

A crença no sobrenatural é tão antiga como os humanos. Mas a ideia de um ser onisciente vigilante da moral é mais recente. Antes das revoluções neolíticas, do surgimento da agricultura e das primeiras sociedades, os humanos viviam em grupos relativamente pequenos, baseados no parentesco. Na tribo, todos se conheciam e devia ser difícil ter uma conduta antissocial sem ser flagrado. O risco de ser apontado, castigado ou expulso do grupo bastava para controlar o indivíduo. Mas, à medida que as sociedades foram se tornando mais complexas, as relações com estranhos ao clã cresciam e, ao mesmo tempo, as possibilidades de escapar à sanção. Para muitos estudiosos das religiões, a aparição de um deus moral que tudo vê serviu como cola para a coesão social, facilitando a emergência de sociedades cada vez maiores.

“Mas o que vimos é que os deuses moralizantes não são nada necessários para que se estabeleçam sociedades em grande escala”, diz Harvey Whitehouse, diretor do Centro para o Estudo da Coesão Social da Universidade de Oxford (Reino Unido) e coautor do estudo. “De fato, só aparecem depois do forte aumento inicial da complexidade social, uma vez que as sociedades alcançam uma população de aproximadamente um milhão de pessoas”, acrescenta.

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Le président Bouteflika adresse un message à la nation annonçant le report de l’élection présidentielle

Alger 11-03-2019

ALGER – Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a adressé lundi un message à la nation dans lequel il a annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019, et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême.

Le président Bouteflika a également annoncé la tenue de l’élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante ainsi que la formation d’un gouvernement de compétences nationales. En voici le texte intégral du message:

Chères concitoyennes,

Chers concitoyens,

L’Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d’importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J’ai suivi ces développements et, comme je vous l’ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d’expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique.

Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes en termes, à la fois, d’angoisse et d’ambition pour leur avenir propre et pour celui du pays. Je comprends aussi le décalage qui a pu être source de préoccupation entre, d’un côté, la tenue de l’élection présidentielle à une date techniquement appropriée en tant que jalon de gouvernance dans la vie institutionnelle et politique et, de l’autre, l’ouverture, sans délai indu, du vaste chantier, politiquement hautement prioritaire, de conception et de conduite de réformes profondes dans les domaines politique, institutionnel, économique et social, avec la participation la plus large possible et la plus représentative de la société algérienne, y compris la juste part devant revenir aux femmes et aux jeunes. Je comprends enfin que le projet rénovateur de notre Etat-nation, dont je vous ai annoncé les principales articulations, gagnerait à bénéficier d’un surcroit de clarifications et être préparé, pour chasser tout doute des esprits, par la réunion des conditions de son appropriation par toutes les couches sociales et les composantes de la Nation algérienne.

En toute fidélité au serment que j’ai fait devant le peuple algérien de protéger et de promouvoir en toutes circonstances les intérêts bien compris de notre Patrie, et après les consultations institutionnelles requises par la Constitution, j’invoque la grâce et le soutien de Dieu Tout-Puissant pour me prévaloir des valeurs supérieures de notre peuple dont nos glorieux martyrs et nos valeureux moudjahidine ont consacré l’immortalité pour présenter à l’adresse de vos cœurs et à vos consciences les décisions suivantes:

Premièrement : Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. Cette nouvelle République et ce nouveau système seront entre les mains des nouvelles générations d’Algériennes et d’Algériens qui seront tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l’Algérie de demain.

Deuxièmement : Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé. Il s’agit aussi de faire prévaloir la noble finalité des dispositifs juridiques qui réside dans une saine régulation de la vie institutionnelle et dans l’harmonie des interactions socio-politiques, sur une observation rigide d’échéances pré-établies. Le report de l’élection présidentielle qui a été réclamé vient donc pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées afin d’ouvrir la voie à la généralisation de la sérénité, de la quiétude et de la sécurité publique, dans l’objectif d’entreprendre ensemble les actions d’importance historique qui permettront de préparer le plus rapidement possible l’avènement d’une nouvelle ère en Algérie.

Troisièmement : Dans la perspective d’une mobilisation accrue des pouvoirs publics et du rehaussement de l’efficacité de l’action de l’Etat dans tous les domaines, j’ai décidé de procéder tout prochainement à des changements importants au sein du Gouvernement. Ces changements constitueront une réponse adéquate aux attentes dont vous m’avez saisi, ainsi qu’une illustration de ma réceptivité à l’exigence de reddition de comptes et d’évaluation rigoureuse dans l’exercice des responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Quatrièmement : La Conférence nationale inclusive et indépendante sera une enceinte dotée de tous les pouvoirs nécessaires à la discussion, l’élaboration et l’adoption de tous types de réformes devant constituer le socle du nouveau système que porte le lancement du processus de transformation de notre Etat-nation, que j’estime être ma mission ultime en parachèvement de l’œuvre dont Dieu Tout-Puissant m’a accordé la capacité et pour laquelle le peuple algérien m’a donné l’opportunité.

Cette conférence sera équitablement représentative de la société algérienne comme des sensibilités qui la parcourent. Organisera librement ses travaux, sous la direction d’une instance présidentielle plurielle, avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante, consensuelle et expérimentée. La conférence doit s’efforcer de compléter son mandat avant la fin de l’année 2019.

Le projet de Constitution qui émanera da la Conférence sera soumis à un référendum populaire. La Conférence nationale indépendante fixera souverainement la date de l’élection présidentielle à laquelle je ne serai en aucun cas candidat.

Cinquièmement : L’élection présidentielle qui aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante sera organisée sous l’autorité exclusive d’une commission électorale nationale indépendante dont le mandat, la composition et le mode de fonctionnement seront codifiés dans un texte législatif spécifique qui s’inspirera des expériences et des pratiques les mieux établies à l’échelle internationale. La création d’une commission électorale nationale indépendante est décidée pour répondre à une revendication largement soutenue par les formations politiques algériennes ainsi qu’à une recommandation constante des missions d’observation électorale des Organisations internationales et régionales invitées et reçues par l’Algérie lors des consultations électorales nationales précédentes.

Sixièmement : Dans le but de contribuer de manière optimale à la tenue de l’élection présidentielle dans des conditions incontestables de liberté, de régularité et de transparence, il sera formé un Gouvernement de compétences nationales bénéficiant du soutien des composantes de la Conférence nationale. Ce Gouvernement assumera la supervision des missions de l’administration publique et des services de sécurité et apportera sa pleine collaboration à la commission électorale nationale indépendante. Pour sa part, le Conseil constitutionnel assumera, en toute indépendance, les pouvoirs que lui confèrent la Constitution et la loi en matière d’élections présidentielles.

Septièmement : Je m’engage solennellement devant Dieu le Tout-Puissant et devant le peuple algérien à ne ménager aucun effort pour que les Institutions, structures, démembrements de l’Etat et collectivités locales se mobilisent pour concourir à la pleine réussite de ce plan de travail. Je m’engage également à veiller à ce que toutes les Institutions constitutionnelles de la République poursuivent scrupuleusement l’accomplissement de leurs missions respectives et exercent leurs pouvoirs respectifs au service exclusif du peuple algérien et de la République. Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu.

Chères concitoyennes,

Chers concitoyens,

Voici la voie du salut que je vous invite à emprunter ensemble pour prémunir l’Algérie contre des épreuves, des déchirements et des déperditions d’énergies.

Voici la voie d’un sursaut collectif pacifique pour permettre à l’Algérie de réaliser tout son potentiel dans une démocratie épanouie, digne des gloires de l’Histoire de notre Nation.

Voici la voie dans laquelle je vous demande de me suivre et de m’aider.

Gloire éternelle à nos vaillants martyrs.

Esta é a Forma Fêmea | This is the female form | WALT WHITMAN

À Vossa, Mulheres!
E aos Homens que nos encantam!

Sónia Soares Coelho 

Esta é a forma fêmea:
dos pés à cabeça dela exala um halo divino,
ela atrai com ardente
e irrecusável poder de atração,
eu me sinto sugado pelo seu respirar
como se eu não fosse mais
que um indefeso vapor
e, a não ser ela e eu, tudo se põe de lado
— artes, letras, tempos, religiões,
o que na terra é sólido e visível,
e o que do céu se esperava
e do inferno se temia,
tudo termina:
estranhos filamentos e renovos
incontroláveis vêm à tona dela,
e a acção correspondente
é igualmente incontrolável;
cabelos, peitos, quadris,
curvas de pernas, displicentes mãos caindo
todas difusas, e as minhas também difusas,
maré de influxo e influxo de maré,
carne de amor a inturgescer de dor
deliciosamente,
inesgotáveis jactos límpidos de amor
quentes e enormes, trémula geléia
de amor, alucinado
sopro e sumo em delírio;
noite de amor de noivo
certa e maciamente laborando
no amanhecer prostrado,
a ondular para o presto e proveitoso dia,
perdida na separação do dia
de carne doce e envolvente.

Eis o núcleo — depois vem a criança
nascida de mulher,
vem o homem nascido de mulher;
eis o banho de origem,
a emergência do pequeno e do grande,
e de novo a saída.

Não se envergonhem, mulheres:
é de vocês o privilégio de conterem
os outros e darem saída aos outros
— vocês são os portões do corpo
e são os portões da alma.

A fêmea contém todas
as qualidades e a graça de as temperar,
está no lugar dela e movimenta-se
em perfeito equilíbrio,
ela é todas as coisas devidamente veladas,
é ao mesmo tempo passiva e activa,
e está no mundo para dar ao mundo
tanto filhos como filhas,
tanto filhas como filhos.
Assim como na Natureza eu vejo
minha alma refletida,
assim como através de um nevoeiro,
eu vejo Uma de indizível plenitude
e beleza e saúde,
com a cabeça inclinada e os braços
cruzados sobre o peito
— a Fêmea eu vejo.

Walt Whitman
in “Leaves of Grass”

http://www.citador.pt/poemas/esta-e-a-forma-femea-walt-whitman

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As mulheres | Quadro de Pablo Picasso | 8 de Março, Dia Internacional da Mulher | Paulo Fonseca

Pensamento do dia : Com << As mulheres>> de Picasso e com os números de mortas como punhais que envergonham, declamo sangrando às mulheres do mundo, em celebração do seu (nosso) dia …


Voo de pássaro rasante,
epopeia heróica
hino de glória
canto de boa memória
seiva de vida
estóica.
Louca acendalha de fogo
és a ópera da boa esperança…
Bojadora,
que enfrenta as tormentas
e todas as horas de pranto….
fogueira que aquece os famintos….
Graça que abraça…
os enfermos
instintos….
Esperteza que desperta os amados…
musa que inspira os fados
diferentes….
Mulher,
dia como outro qualquer…
canto-te devoto
À mãe, à filha, à mulher….
a outra mãe qualquer,
em respeito….
pra alavancar o efeito
tão leve…
tão breve….
Saúdo as Mulheres,
em gratidão,
Sou um homem que olha de igual…
para cima,
para a dimensão….
para dentro,
para o coração…
para a mulher,
a revolução…..
Sempre desperta,
sempre em alerta….
almofada
humanidade
fada
humidade
desejo
alvor de caridade….
colo que encanta
de vida….
Mulher,
a quem devo quem sou,
altar
da eternidade…
bombom….
Deusa do amor
coragem,….
intrépida ternura
Esplendor !….

Paulo Fonseca

Retirado do Facebook | Mural de Paulo Fonseca

Lisboa acolhe festival literário | in Jornal Público

O Festival da Palavra estreia a sua primeira edição na capital, a realizar-se entre os dias 8 e 11 de Março. E a palavra de ordem é “fronteira”.

Lisboa vai ser o palco da primeira edição de um festival literário promovido pela Cabine de Leitura da Praça de Londres, em colaboração com as livrarias Barata, Tigre de Papel e Leituria, e terá lugar na freguesia de Alvalade a partir desta sexta-feira, dia 8, a estender-se até ao dia 11 do presente mês.

Na sequência de outros actos de cidadania e voluntariado, como é exemplo a Cabine de Leitura, que criou em 2014 na Praça de Londres, Carlos Moura-Carvalho, o único fundador desta iniciativa, decidiu avançar para a realização de um festival literário.

“Lisboa não realiza um festival literário à sua dimensão, de capital, de metrópole turística, de urbe com uma história única na Europa”, aponta. “Realizar um festival centrado numa palavra pareceu-nos ser uma opção criativa e desafiadora”.

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Baile dos Morcegos | Centro Ciência Viva do Alviela – CARSOSCÓPIO | 23 de Março 2019

Dia 23 de Março há Baile dos Morcegos no Centro Ciência Viva do Alviela, a partir das 19h30.

Num cenário fantástico decorre um jantar temático, não recomendado a vegetarianos, onde os comensais arriscam, atrevem-se e comem o que o Chef Rodrigo Anacleto lhes servir: são 5 pratos para degustar, encetando uma viagem que acompanha o voo dos morcegos desde que saem da gruta para caçar, até ao seu regresso. Entre pratos, osinvestigadores Jorge Palmeirim, Luísa Rodrigues, Ana Raínho e Hugo Rebelo revelam-nos algumas características dos morcegos. No início da noite os morcegos abandonam a gruta em direção à Praia Fluvial, onde os espera um maravilhoso espetáculo aéreo-acrobático e um baile ao som da banda Swing Na Guelra.

O programa completo tem um custo de 30? a partir dos 13 anos de idade, sendo que crianças dos 6 aos 12 anos pagam 15?. Faça já a sua reserva pois as vagas para o jantar são limitadas a 70 participantes.

Se pretender apenas assis! tir ao espetáculo na Praia Fluvial e participar no baile, a inscrição é 5? a partir dos 10 anos de idade, com oferta de uma bebida. Há street food na Praia Fluvial (Pão com Segredos e a carrinha da Miss Vinagretta), jogos tradicionais e atividades sobre morcegos. Aproveitem para conversar com o Pedro Alves (Plecotus) sobre o trabalho que desenvolve na área dos morcegos.

Este é um baile de máscaras alusivas aos morcegos mas traga um toque steampunk (sabia que o Conde Drácula, de Bram Stoker, foi escrito poucos anos após a Revolução Industrial?).

Seja criativo na fatiota e mergulhe no fantástico mundo dos morcegos. Acredite: não vai querer perder o baile do ano!
Inscrições até ao dia 20 de Março.

As inscrições poderão ser efetuadas através do 249 881 805 ou info@alviela.cienciaviva.pt

Programa:

19h30-20h45 | Welcome drink

21h00-22h30 | Jantar

22h45-23h00 | Espetáculo (produção The MadBlast)

23h00-00h30 | Baile ao som da banda Swing na Guelra

Livros pouco livres | António Guerreiro in Jornal Público

Há dias, entrei numa livraria para comprar um romance que tenho muita vontade de ler, A Capital (Dom Quixote), do escritor austríaco Robert Menasse. Recuei quando vi a capa do livro, achei que não iria conviver facilmente com ela, durante o tempo de leitura, e muito menos guardaria um livro que assim se apresenta. Menasse não merece este gesto de rejeição, mas o seu livro também não merece ser assim editado. Em casa, fui à Internet ver como eram as capas do mesmo livro, na edição alemã, inglesa, francesa, italiana e espanhola. Não gostei de todas, mas conviveria com todas pacificamente. Sobretudo, nenhuma delas sofria desse realismo ilustrativo tão em voga desde há bastante tempo na edição em Portugal, que faz um uso imoderado da fotografia.

Robert Menasse é um dos grandes autores austríacos contemporâneos, dispensa certamente que os seus livros sejam embrulhados desta maneira e que sobre a imagem da capa (não numa badana, não numa cinta, não na contracapa) venha aterrar, vinda do Financial Times, uma daquelas frases bem recheadas de adjectivos e advérbios que parecem engendradas por maus publicitários: “Uma sátira deliciosamente cruel — e oportuna — sobre a União Europeia e o significado da Europa nos dias de hoje”. No Financial Times podem ter gostado muito de Capital,  mas tenho a certeza que não é desses lados que Menasse busca aplausos e legitimações. Fácil é perceber que o editor português aplicou a este livro, e a quase todos os que saem das suas oficinas, a bitola gráfica e propagandística que julga adequada a leitores incautos e com pouca autonomia, que é preciso atrair com imagens, cores, sinais e frases de alto ruído, grande visibilidade e fraca elaboração. Seja dito, em boa verdade, que não é um caso excepcional, é até a regra editorial em que vivemos, e é por isso que o tomo aqui como um exemplo banal, já quase naturalizado. Se quisermos procurar as excepções, temos que frequentar algumas franjas do mercado editorial. Por isso é que é um pesadelo entrar hoje nas livrarias portuguesas, sobretudo nas que pertencem às grandes cadeias: é um mundo saturado de cores e volumes de grande porte, prontos para uma guerra comercial completamente insensata (não há livros maiores do que os portugueses: de um romance de 150 páginas, conseguem as editoras fazer um calhamaço com a lombada do Guerra e Paz), com uma paginação e uma mancha que em tempos só eram usadas em livros infantis. Instaurou-se a infantilização dos leitores, a ideia de que quem entra numa livraria precisa, logo à entrada, de tutela e só quando chega às secções do fundo é que começa a ter direito à ousadia de pensar e ganhar autonomia.

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