Charles Gounod | La Reine de Saba “Plus grand dans son obscurité” (Elīna Garanča)

Peter Dietrich | 1 ano atrás (editado)

Echo Classic 2013. Elïna Garanča au Konzerthaus de Berlin : le récital du cantique « Plus grand dans son obscurité » de l’opéra (Paris 1862) « La Reine du Sabbat » de Charles Gounod. (La légende de Balkis d’après Gérard de Nerval). L’entrée solennelle de l’aménité la plus exquise de la divinité du bel canto Elïna Garanča, précédée de l’éclat de l’aura de son renom, est ovationné chaleureusement des deux côtés du couloir central par un auditoire des gens de grand talent de la musique classique. Dans cette salle d’une architecture stylisée des somptuosités modernes de la Maison de Concert de Berlin, la pléiade internationale des étoiles de l’opéra s’est donnée-là rendez-vous en auditoire avertie des récitals accompagnés de l’orchestre pour l’attribution du prestigieux trophée très prisé de « La Cantatrice de l’année ». Digne de la Reine de Sabbat mise en scène musicale, la couleur assortie de la robe d’apparat longue et ample, le tendre bleu clair métallisé, accentue de cette amour d’Elïna la féerique fascination de l’expression des grands yeux aux éclats des saphirs bleus du bel visage au teint d’une blancheur satinée, auréolé de sa couronne des splendides cheveux blonds.

Majestueusement enjambé les cinq marges pour monter au plateau, à Elïna, la sublime Déesse du Bel Canto, un accueil chaleureux est réservé par le Roi d’Israël de la symphonie et de la polyphonie instrumentale et vocale, par le maestro Omer Meir Weber. Le talent de l’éminente figure de la musique classique Omer Meir Weber s’est illustré avec l’aussi brillante cantatrice Elïna Garanča dans la présentation du cantique dramatique du troisième acte de l’opéra tombé dans l’oubli : la tragédie lyrique de la légende de La Reine de Sabbat. Pris d’amour du bâtisseur venant de l’étranger pour la construction du temple du roi des Juifs Salamon, l’opéra est la scénarisation dramatique des intrigues de la passionnelle amour adultère, de la séduction, jalousies, lutte d’influence des ouvriers, vengeance, délation, avec en final la désolation de la destruction et mort tragique de l’amant dans des confuses scènes de la mythologie et magie orientale de la haute antiquité. Pour les initiés, une sorte d’allégorie scénarisée des rites maçonniques. En donnant toute la mesure de son divin talent, la sublime Elïna entonne de la Reine adultère la cantique d’une musicalité raffinée, jouant en virtuose accomplie sa gamme infinie des nuances et variations vocales de la finesse de sa perfection transcendente : « Me voilà, seul enfin ! De quelle ardent flamme, brillait les yeux de ce fier étranger, Son orgueil, son courage en face du danger, Ont su toucher mon âme !… Pour être reine, hélas ! Cesse-t-on d’être femme ? Plus grand dans son obscurité, Qu’un roi paré du diadème, Il semblait porter en lui-même, Sa grandeur et sa royauté ! Funeste serment qui me lie ! Résigne-toi, mon cœur, oublie ! L’oublier, lui que j’ai pu voir, De son bras dominant l’espace, Du Roi braver le vain pouvoir, Et l’effrayer par son audace ! L’oublier, quand hier encore, Au caprice de son génie, Ses mains, dans le porphyre et l’or, Créaient la forme et l’harmonie !… Aux lueurs d’un ciel embrasé, Je l’admirais domptant la flamme ! A mes pieds je l’ai vu brisé, Et l’amour envahit mon âme ! » De l’infidélité de la Reine de Sabbat aspirant à la liberté, la mise en musique de la succession des bouleversants états d’âmes, les stades émotionnels de l’admiration de l’amant à la révolte contre le destin, l’abattement, la consternation à la désolation, protestations, des lamentos au dédain et résignation, sont exprimées d’une haute perfection de la magnifique synchronisation des paroles chantés avec l’éloquence des gracieux gestes, de la poignante expressivité de la mimique faciale. Préludée des lentos des bassons et flutes, c’est l’accomplissement merveilleux de la vocalisation dramatique du pathétique et du tragique. Vocalisées de toutes les variations de son registre mezzo-soprano étendu aux hautes de sa voix frisant le perlée du soprano, pour descendre au bas caressants du contralto, l’effet émotionnel la révolte chantée contre la Morale est accru de l’orchestration raffinée des attaques fortes du motif des cordes, passages saisissants ponctués du tact des timbales. Cet émerveillement des exclamations d’une sonorité vibrante des protestations des contraintes du sort, enveloppe d’émotions l’auditoire. Une représentation de polyphonie orchestrale et vocale de très grande classe dans cet univers de la musique vocale classique de Berlin. (La cantique de la Reine de Sabbat, du répertoire classique du couple bien assortie, Elïna Garanča et son époux, le chef d’orchestre Karel Mark Chichon, a déjà fait des succès dans des concerts en Allemagne, Autriche, France, Suisse…).

Peter, ‘Le Cavalier de Prose’ enchanté d’Elïna.

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