Vinte anos de Bloco | Francisco Louçã

Porque o Bloco passou a representar politicamente a força de um ativismo social com memória e foi sempre fiel a essa raiz.
Porque encerrou uma pré-história em que grupos testemoniais se identificavam mais pelas ideias generosas do que pela capacidade de as disputar na sociedade.
Porque restabeleceu a política de esquerda como ela é: um programa que faz, que conhece a relação de forças, que aprende na ação social com os de baixo.
Porque detesta a vaidade de quem cria um grupo ou partido se tem ou uma diferença de opinião ou a pretensão de representar a verdade de uma versão literária da história.
Porque o caminho da convergência é o da aprendizagem e o da divergência é o da fraqueza.
Porque aprendeu com uma urgência, a do referendo perdido em 1998.
Porque a luta alterglobalização batia à porta e, logo depois, a independência de Timor Leste e a oposição à guerra da Jugoslávia e à ocupação do Iraque confirmaram tanto a ofensiva do império quanto a necessidade de lhe opor um internacionalismo militante.
Porque juntar capacidades, trajetos e vontades num grande partido é a forma da política de massas.
Porque correr por fora e por dentro exige saber para onde se vai.
Porque um partido é necessário e útil quando, podendo, consegue aumentar o salário mínimo e as pensões ou parar as privatizações.
Porque o Bloco, ao fazer o seu caminho, se torna mais combativo à medida que é capaz de formular alternativas e de as apresentar como fatores decisivos no debate nacional.
Porque o Bloco foi o primeiro e, até hoje, o mais consistente dos novos partidos à esquerda que, na Europa, mas também noutros continentes, o foram replicando ou seguindo caminhos paralelos.
Porque a luta das mulheres e homens que trabalham ou estão reformados fica mais forte com uma esquerda de confiança.
Porque os jovens precários precisavam de uma força política para os seus movimentos.
Porque as lutas feministas, anti-racistas, LGBT+, ou de quem estuda precisam de uma voz política que muda a agenda nacional.
Porque ganhamos muitas vezes e perdemos outras.
Porque a política militante de esquerda é continuidade e é persistência.
Porque nos lembramos do Miguel, do João, da Helena e de tantas e tantos outros e outras.
Porque na esquerda não desistimos de nada.

Francisco Louçã

Retirado do Facebook | Mural de Francisco Louçã 

Témoignage d’une reine pendant la guerre d’Algérie | Izza Bouzekri

Très beau témoignage d’une reine pendant la guerre d’Algérie
Izza Bouzekri Madame veuve Abbane Ramdane aujourd’hui Mme DEHILES

“Je suis née a la casbah,17 rue pyramide, en 1928 .A l’âge de trois ans j’ai perdu mon père qui gagnait péniblement sa vie.Nous avons déménagé a notre dame d’afrique, rue du Carmel ou j’ai fréquenté l’école communale jusqu’à l’obtention du certificat d’études puis j’ai continué a la Chabiba ou j’ai été impregnée et sensibilisée a la cause nationale par cheikh Tayeb el Okbi qui a eu une grande influence sur moi.Nous étions pauvres et ma mère ,veuve travaillait.Je l’aidais comme je pouvais.J’avais conscience de l’indigence des indigènes comparé au train de vie des colons .L’injustice était flagrante.
J’ai commencé a militer en 1947 au sein de l’AFMA (association des femmes musulmanes algeriennes ) sous l’égide du MTLD et présidée par Mamia Chentouf . J’y ai croisé Nafissa Hamoud future professeur Laliam .Nous faisions beaucoup de social et nous entrions dans des mariages a la casbah et a belcourt pour entonner des chants patriotiques ce qui nous valait de ressortir avec une petite cagnotte !
En 1949, atteinte de tuberculose, je suis envoyée a Marseille ou je suis sauvée in extrémis .Lors de mon séjour au sanatorium d’Annecy qui dura environ 15 mois j’ai été formée a la sténo -dactylo.
De retour a Alger, j’ai décidé de m’émanciper en enlevant le hayek au grand désespoir de ma mère ;de parfaire ma formation a l’école Pigier.
C’est grâce au MTLD que j’ai trouve un poste de secrétaire chez un avocat :maître Boyer, rue Duc des Cars.
Dés le déclenchement de la révolution j’ai cherché a rejoindre le FLN ,Nassima Hablal fût la première a y accéder et ce n’est qu’en Juillet 1955 que mon voeu se réalisa. Nous avions un voisin qui enseignait l’arabe, Hocine Belmili avec qui je discutais le matin avant d’aller a mon travail. Un jour ,il m’a dit :tu es sûre de vouloir entrer dans le FLN ? Oui ai-je répondu ,alors tiens toi prête demain.
Le lendemain par une belle journée de juillet , nous avons pris un taxi direction la Glacière a El Harrach. Un homme nous attendait.J’ai tout de suite compris que j’avais affaire a un élément important du FLN. Il m’a d’emblée tutoyer:
-Tu fais quoi?
– je suis la secrétaire d’un avocat
– Tu tapes a la machine
– oui
– tu as des contacts et des refuges surs ?
– oui
– Alors tu seras contactée a ton boulot.
Il a tourné les talons et a disparu.
Je venais de faire la connaissance de Abane Ramdane !
15 jours aprés,j’ai reçu la visite de Amara Rachid agent de liaison :Abane cherchait un refuge.
Je lui ai présenté Fatima Zekkal Benosmane qui l’a reçu chaleureusement.
J’ai profité de mon travail pour taper tout les tracts et autres documents que le FLN m’envoyait, parallelement a Nassima Hablal jusqu’à son l’arrestation en octobre 1955, arrestation a laquelle j’ai assisté ! J’ai cessé toute activité car j’étais fichée par la police qui me filait matin et soir, tout en continuant mon travail chez l’avocat.
Quelques temps aprés Abane m’envoie Mohamed Seddik Benyahia pour me demander d’entrer dans la clandestinité .Ce que je fis ,en m’installant dans la famille Alkama au 20 rue bastide;
J’ai eu l’honneur de taper les six premiers numéros d’El Moudjahed ainsi que la plate forme de la Soummam.
Aprés la grève des 8 jours, la répression policière a été telle que Abane a du fuir Alger pour Tunis en fevrier 1957, me laissant seule avec notre bébé .Ma vie de militante s’est arrêtée net. Je n’ai plus eu de ses nouvelles jusqu’en décembre 1957 date a laquelle je reçois un télégramme : “rejoins- moi “.
Arrivée a tunis début janvier 1958 il était trop tard il venait d’être assassiné mais je l’ignorais et on m’a laissé dans l’ignorance durant 5 longs mois…. Je l’ai recherché sans relâche jusqu’au jour ou j’ai croisé Slimane Dehiles son ami de toujours, le défenseur de la veuve et l’orphelin.
Nous avons pleuré Abane ensemble et je l’ai épousé en Novembre 1959
Et depuis ,je suis murée dans mon silence !”
Izza Bouzekri
Veuve Abane Ramdane
épousé par Slimane DEHILES dit le Colonel Sadek

Récupéré de Facebook | Mur de Mas Mati

Retirado do Facebook | Mural de Mas Mati