Baruch Spinoza | WIKIPÉDIA | Biographie, origines et débuts

Baruch Spinoza naît le 24 novembre 1632 dans une famille appartenant à la communauté juive portugaised d’Amsterdam, à l’époque « ville la plus belle et singulière d’Europe »p 2. Il tient de son grand-père maternele son prénom « Baruch », Bento en portugais, qu’il latinise en Benedictus, « Benoît », et qui signifie « béni » en hébreu.

À cette époque, la communauté juive portugaise d’Amsterdam2 est composée de Juifs expulsés ou réfugiés des villes ou pays alentourf mais majoritairement de conversos, « nouveaux-chrétiens »g convaincus mais suspectés, hésitants ou contraints — ces derniers étant appelés marranes4 (qui veut initialement dire « porcs »), c’est-à-dire des Juifs de la péninsule Ibérique convertis de force au christianisme, mais ayant pour la plupart secrètement maintenu une certaine pratique du judaïsme (crypto-judaïsme). Confrontés à la méfiance souvent féroce des autorités, particulièrement de l’Inquisition, et à un climat d’intolérance envers les convertis4, un certain nombre d’entre eux, volontaires ou forcés, ont quitté la péninsule Ibérique et sont revenus au judaïsme lorsque cela était possible, comme aux Provinces-Unies (actuels Pays-Bas) au xviie siècle, terre réputée pour sa plus grande tolérance.

La lignée paternelle de Spinoza est vraisemblablement d’origine espagnoled, soit de la région connue en Castille-et-León comme Espinosa de los Monteros, soit de celle qu’on appelle Espinosa de Cerrato, plus au sud. Les Spinoza ont été expulsés de l’Espagne en 1492, après que Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille eurent imposé aux musulmans et aux juifs de devenir chrétiens ou de quitter le royaume, en vertu du décret de l’Alhambra du 31 mars 1492année cruciale. Les Spinoza décident de s’installer au Portugal, moyennant paiement exigé à l’arrivée par les autorités portugaises4,h mais ils sont rapidement obligés de se convertir au catholicisme pour pouvoir rester dans le pays. En effet, après le mariage de Manuel Ier du Portugal avec Isabelle d’Aragon en 1497, le monarque ordonne lui aussi l’expulsion des juifs de son pays (« le baptême ou l’exil »). Néanmoins, afin de ne pas priver le Portugal de l’apport des Juifs qui occupaient des positions importantes dans la société (médecins, banquiers, commerçants, etc.), il se ravise et ordonne un vendredi des baptêmes forcés pour le dimanche suivant : à peu près cent vingt mille Juifs sont alors convertis au catholicisme en quelques jours, avec, à présent, interdiction d’émigrer4. Ce décret ne sera assoupli qu’en 1507, après le massacre de Lisbonnei. Les Spinoza et leurs coreligionnaires ont pu vivre à peu près en paixj dans le pays jusqu’à ce que l’Inquisition s’y implante véritablement sur ordre papal, environ quarante ans plus tard5.

Le grand-père de Baruch, Pedro, alias Isaac Rodrigues d’Espinoza, né en 1543, est originaire de Lisbonne et s’est installé à Vidigueira, la ville natale de son épouse6, Mor Alvares, avec laquelle il a eu trois enfants dont Miguel Michael, le futur père du philosophe. Sans doute accompagné de sa sœur Sara7 et de sa propre famille, Pedro Isaac, « effrayé par les arrestations inquisitoriales », quitte le Portugal en 1587 pour venir à Nantesk et y rejoindre son frère Emanuel Abrahaml, le grand-oncle du futur Baruch, déjà réfugiém (la présence d’Emanuel Abrahamn y est attestée en 1593). Pedro Isaac n’y est pas resté, probablement parce que le judaïsme était officiellement interdit à Nantes et qu’il y régnait, là aussi, une certaine hostilité envers les marranes8 et des sentiments fréquemment contrastés voire agressifs envers les Portugais (ou les Juifs dits portugais)o,9. Apparemment expulsé de Nantes avec sa famille et son frère Emanuel Abraham, en même temps que tous les autres Juifs de la ville, en 1615p, Pedro Isaac gagne alors Rotterdam des Provinces-Unies dans l’actuelle Hollande méridionale, où vit déjà une partie de la diaspora juive portugaise. Il y décède en 1627q. À l’époque, les Provinces Unies font partie d’un ensemble de lieux appelés « terres de liberté » voire « terres de judaïsme », c’est-à-dire des cités où le judaïsme est soit officieusement toléré donc restreint (comme à Anvers), soit franchement accepté et où les juifs sont reconnus comme tels ; ainsi, AmsterdamHambourgVeniseLivourne ou une partie de l’Empire ottoman (SmyrneSalonique10, où nombre de marranes et « nouveaux chrétiens »4, ces juifs contrariés, en profitent pour se convertir à leur religion d’origine.

Le père de Baruch, Miguel alias Michael, né à Vidigueira (Alentejo) au Portugal en 1588, est un marchand réputé dans l’import-export de fruits secs et d’huile d’olive, et un membre actif de la communauté (synagogue, œuvres de bienfaisance et écoles juives) qu’il aide à se consoliderr. La mère de Baruch, Ana Debora Marques, épousée en secondes noces, vient elle aussi d’une famille juive séfarade d’origine espagnole et portugaise11 de Porto et Ponte de Limas, et meurt alors que Baruch Spinoza n’a pas six ans. À l’adolescence, il perd aussi son demi-frère aîné, Isaac, et un peu plus tard sa belle-mère Estert qui l’avait élevé. De sa fratrie nombreuse, Baruch ne gardera à l’âge adulte que sa sœur ainée Rebecau.

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Baruch Spinoza | Um convite à alegria do pensamento

Apontado como um dos grandes racionalistas na assim chamada Filosofia Moderna, Baruch Spinoza (1632-1677) é considerado o “pai” do criticismo bíblico moderno e um dos primeiros pensadores a formular uma potente crítica contra as ideologias estabelecidas.

Filósofo de poucas obras publicadas em vida, em função da excomunhão e censura que lhe foram infligidas pela comunidade hebraica de Amsterdã, o holandês inspira a discussão de capa da IHU On-Line desta semana.

Consideradas fantasias, as leituras místicas e alegóricas da Bíblia são criticadas por Spinoza, aponta Maria Luísa Ribeiro Ferreira, da Universidade de Lisboa. Apesar de Deus ser central na sua Ética, não se trata daquele judaico-cristão, pondera.

No pensamento político de Spinoza, o exercício da democracia como potência e virtude caminha ao lado de uma compreensão das causas da obediência, que não deve ser “insensata”, argumenta Diego Tatian, da Universidade Nacional de Córdoba, Argentina.

http://www.ihuonline.unisinos.br/media/pdf/IHUOnlineEdicao397.pdf

Livro I da Ética e no Tratado sobre a Religião e o Estado | Baruch Spinoza | POR ALEXANDRE FLORES ALKIMIM EM ENSAIOS

No “Livro I da Ética e no Tratado sobre a Religião e o Estado”, o filósofo holandês Baruch Spinoza delineia a sua concepção de um Deus despersonalizado e geométrico, contrária a todas as formas de se conceber Deus como uma espécie de entidade, oculta e transcendente, que age conforme os seus desígnios e a sua vontade suprema. De uma teoria que não compartilha da ideia de um Deus autocrático, que controla a tudo e a todos, e que se refugia em algum ponto distante da abóbada celeste — segundo a crença comumente aceita e bastante difundida, sobretudo entre os povos e as civilizações de origem indo-europeia. Motivo pelo qual, o filósofo Spinoza expôs, assim, em sua obra, a sua definição — considerada por ele a mais adequada —, de Deus, em contraposição a todas as doutrinas e dogmas religiosos até então existentes. E é Spinoza quem diz que as massas “supõem, mesmo, que Deus esteja inativo desde que a natureza aja em sua ordem costumeira; e vice-versa, que o poder da natureza, e as causas naturais, ficam inativas desde que Deus esteja agindo; assim, elas imaginam dois poderes distintos um do outro, o poder de Deus e o poder da natureza”. Spinoza ainda nos faz o alerta para o fato de que: “Deus fez todas as coisas em consideração do homem, e que criou o homem para que este lhe prestasse culto. (…) [Isto acontece porque toda] gente nasce ignorante das causas das coisas e que todos desejam alcançar o que lhes é útil e de que são cônscios”. Com efeito, a crença de Spinoza era em um Deus baseado no seguinte princípio: Deus e Natureza são a mesma coisa — Deus sive Natura (Deus ou Natureza).

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