Tu es avec moi, en mes pensées toujours, avec le petit bébé | Lettre de Marlon Brando à Tarita

Eté 1963

Ma cher [sic] petite Tarootu,

Tout d’abord, je t’embrasse bien fort et le [sic] petite chose, là que nous avons fait. Je suis tellement fier de toi. Comme j’ai regretté que je ne peux […] pas être avec toi pour t’aider et tenir ta main à ce moment-là. Tu as fait une chose belle, la plus belle chose qu’une femme peut [sic] faire. Je suis très heureux. ça m’étonne que quand [sic] tu as accouché il a été si vite. Une demi-heure, Léo m’a dit. Est-ce qu’il me ressemble ? Qu’est ce qu’il a comme yeux, cheveux, peau ? J’espère qu’il a ton [sic] couleur parce que tu sais que j’aime pas les blanc [sic] Tahitiens. Je suis tellement anxieux pour [sic] le voir. Il faut que tu m’envoies une jolie photo de lui, comme ça [suit un portrait dessiné à la plume]. Est-ce qu’il a des yeux chinois ?

S’il vous plaît, dis-moi la note pour la maternité et toutes les dépenses, je vais t’envoyer de l’argent pour tout ça.

Je vais arriver vers le 14 de juillet. Le moment que [sic] je finis [sic] mon travail, j’arriverai. Je veux que cette lettre arrive avec l’avion, jeudi, et c’est mieux que je m’arrête maintenant pour être sûr.

Tarita, tu es vraiment la Reine maintenant. Tu es avec moi, en mes pensées toujours, avec le petit bébé. Je vais te voir bientôt maintenant.

Je t’embrasse tendrement, j’ai adoré ta lettre.

Tout mon amour, à toi et lui,

Marlon.

P.S. Alice t’embrasse et tout le monde est heureux.

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