Charlotte Rampling was born on February 5, 1946

Rita Hayworth | Sway Dancing with Anthony Quinn
Vivaldi | La Folia (Madness) | Apollo’s Fire
Patricia Janečková – Mozart Arias – The Gong – Ostrava – 2016
Pour Azouzou ma grand mère qui est partie | Malika Mellal
Un dernier instant 
Juste un petit moment
Je veux lui parler et la voir
Lui dire je t’aime et au revoir
Laissez moi juste cet instant
Faites que j’arrive à temps
Avant qu’on l’emmène
Dans sa dernière demeure
Je suis si loin d’elle, j’ai peur
Attendez moi ! Je ne suis qu’à un pas
Après ce voyage interminable enfin me voilà
J’essaie de me frayer un chemin jusqu’à elle
Elle est là toute à moi son corps si frêle
Des femmes crient ! prient ! Je faiblis
Je m’approche d’elle et supplie.
Elle est belle ! Elle dort ? Réveille toi !
Je suis là ! Regarde moi ! Parle moi !
Mes larmes coulent ! On me somme d’arrêter !
Celles-ci ne doivent pas violer sa nouvelle virginité.
Elle sourit ! Elle paraît heureuse
Je lui murmure des mots sous les cris des pleureuses.
Nous sommes réunies pour la dernière fois
Trois générations, trois femmes, un seul lien
Traversé tant de tempêtes et d’émois
Ensemble fortes, main dans la main
Elle m’a transmis tant de valeurs et de foi
Je suis là pour ce dernier instant
Ce tout dernier moment
Ils couvrent son corps d’un drapeau
La montent au plus haut
Sous les youyous et les cris
Les hommes s’empressent dans le bruit
Comme dans une course ils font vite
Je les poursuis dans cette fuite
Ils m’arrêtent , m’empêchent de les suivre
Elle part , sans elle continuer à vivre
Je dois faire comme elle, avoir du courage
Indépendante, fière, savoir tourner une page
Ce dernier moment,ce dernier instant
Elle est partie toute vêtue de blanc.
Malika mellal
Pour Azouzou ma grand mère qui est partie
Mercredi 31 janvier 2018
Todas as cartas de amor são ridículas | versões portuguesa e francesa | Álvaro de Campos / Fernando Pessoa
Toutes les lettres d’amour sont ridicules.
—
Toutes les lettres d’amour sont
Ridicules.
Elles seraient pas lettres d’amour si elles étaient pas
Ridicules.
J’ai écrit aussi, à mon époque, lettres d’amour,
comme celles-là,
ridicules.
Les lettres d’amour, s’il y a de l’amour,
doivent être
Ridicules.
Mais, en fin du compte,
Juste les gens qui ont jamais écrit
Lettres d’amour
sont
ridicules.
Qu’elle était bonne, l’époque où j’écrivais les lettres d’amour
sans me rendre compte
qu’elles étaient si ridicules.
La vérité, aujourd’hui ce sont mes mémoires
de ces lettres d’amour,
qui sont ridicules.
(Tous les mots quétaines,
comme les sentiments quétaines,
sont naturellement ridicules)
——
Álvaro de Campos – hétéronyme de Fernando Pessoa (PORTUGAL)
Andrei Markin, Russian ,(ENJOY)
Jay Yanagawa
——————–
A woman is an eternal dream, mystery and a muse. I like glamour woman’s portraiture with dreamy, elegant and sensual twist. The beauty of a woman is a power; a smile is its sword. Intelligence is sexy, Spiritual awareness is powerful, Self-love makes you invincible. Happiness is what makes you pretty. Period. Happy people are beautiful. They become like a mirror and they reflect happiness. Elegance is a glowing inner peace. Grace is an ability to give as well as to receive and be thankful. Mystery is a hidden laugh always ready to surface! Glamour only radiates if there is a sublime courage and bravery within: glamour is like the moon; it only shines because the sun is there.

PUBLICIDADE | Irão 11 dias | De 30 de abril a 10 de maio de 2018 | Agência Pass Travel

Irão 11 dias
http://passtravel.pt
11 dias e 10 noites
De 30 de abril a 10 de maio de 2018
Mínimo 20 participantes
Quarto Duplo: 2 450 € por pessoa
Quarto Single: 2 940 € por pessoa
Programa:
30 de Abril de 2018 – Partida de Lisboa
Comparência no aeroporto de Lisboa três horas antes da partida do voo. Assistência nas formalidades de embarque e partida em avião com destino a Teerão via Istambul. Refeições a bordo.
01 de Maio de 2018 –Teerão
Chegada ao aeroporto internacional de Teerão. À chegada ao hotel em Teerão teremos algum tempo para repousar antes de iniciar a visita à capital iraniana. A nossa tour com a visita ao Palácio de Golestan, palácio do século XVIII e XIX, da dinastia Qajar. De seguida, iremos maravilhar-nos com a preciosa coleção de joias dos 2500 anos da monarquia iraniana no Museu das Joias do Banco Central do Irão.
O almoço será no Restaurante Dizi (restaurante de comida tradicional).
À tarde ainda iremos ainda visitar o Museu de Arte Antiga, onde poderemos observar a gloriosa arqueologia do Irão desde a pré-história até à época islâmica.
O jantar será num restaurante moderno em Teerão.
(CONTINUA)
REPENSAR O SUPREMATISMO ARCAIZANTE E DESPÓTICO | José Gabriel Pereira Bastos
O ‘pensamento ocidental’ academizado é Imperialista (alinha como ‘sua história’ uma longa história de Impérios, do binómio Grécia-Roma aos Impérios Ibéricos, franceses (napoleónicos), russos e anglo-americanos, listando as tentativas falhadas do eixo italo-germano (herdeiro do Sacro Império), Otomano, Austro-húngaro,e Japonês.
No Ensino Academizado (oficioso), esta compulsão à repetição está associada ao ensino combinado da filosofia, da teologia, do direito e da história – e, mais recentemente, da ‘ciência política’, e das ‘Ciências da Gestão’, inventadas pelos Americanos, à saída da Primeira e da segunda Guerras Mundiais -, seis não-ciências, entre si articuladas (na verdade, são apenas uma, a Grande Não-Ciência Retórica do Suprematismo, da Dominação Exploradora e do Roubo Legalizado), ideologicamente orientadas para promover o Suprematismo arcaizante, com os seus valores sexistas, racistas, retoricamente intelectualistas,,coloniais, classistas e Imperialistas, ao serviço da acumulação militar de tesouros, territórios, recursos e escravos (ou trabalhadores precários), da putificação das mulheres excedentárias (as não-esposas) e da promoção dos empobrecimentos e dos genocídios convenientes.
O Suprematismo é Fálico, empola fantasmaticamente a Ìmago Paterna Divinizada (o Deus Único, Útero Infinito do qual tudoo que existe saíu, no Big Bang Genesíaco e Grande Phallus celeste, fecundador de Maria), colocada em perigo pelo Édipo e pelos Revolucionários, heróis dramáticos da Grande Luta Fálica entre “o Bem e o Mal” (quem é quem, o Diabo que escolha, porque “quem se lixa é o mexilhão”, a começar pelas mulheres, pelos trabalhadores precários, pelos ‘desempregados’ e pelos étnicos).
FRED ASTAIRE and CYD CHARISSE | Dancing in the dark, at the Central Park
Bande à part (1964) | Dance scene | Jean-Luc Godard, avec Anna Karina, Claude Brasseur
Anna Karina here is so cute & sexy as she’s enjoying herself dancing, smiling from time to time. She is hot! | Andrew Grant
Pour Toujours | Carlos Drummond de Andrade
Pour Toujours
Pourquoi Dieu permet-il
que les mères s’en aillent?
La mère est sans limite,
c’est le temps sans cadran,
la lueur qui résiste
lorsque souffle le vent
et que la pluie s’abat,
velours dissimulé
dans une peau ridée,
c’est l’eau pure, l’air pur,
c’est la pure pensée.
Mourir advient à ce
qui est bref et qui passe
sans laisser nulle trace.
La mère, dans sa grâce,
elle est éternité.
Quelle idée vient à Dieu
– ô mystère profond –
un jour de l’enlever?
Si j’étais Roi du Monde,
une loi je ferais:
Mère ne meurt jamais,
mère près de son fils
toujours rester devra
et lui, quand bien vieux même,
petit demeurera
comme grain de maïs.
(Carlos Drummond de Andrade)
Pintura: Gustav Klimt | Mãe e Filho
Penser à Dieu c’est désobéir à Dieu | Alberto Caeiro/Fernando Pessoa
Penser à Dieu c’est désobéir à Dieu
car Dieu a voulu que nous ne le connaissions pas,
aussi à nous ne s’est-il pas montré…
Soyons simples et calmes
comme les ruisseaux et les arbres,
et Dieu nous aimera , nous rendant
beaux comme les arbres et les ruisseaux,
et il nos donnera la verdeur de son printemps
et un fleuve où nous jeter lorsque viendra la fin !…
Behind the scenes with The Moiseyev Dance Company
Mulher sentada

Marie | Malika Mellal

Les anges ne s’y sont pas trompés
Comme janvier ouvre l’année
Toi aussi tu symbolise la clé
Tu es la clé de la liberté
La liberté d’une vie passionnée
La clé du secret d’aimer
Aussi blonde qu’un épi de blé
Blé porte bonheur symbolisé
Un regard bleu pour inviter
Les voyageurs et les opprimés
Ton sourire charmeur à souhait
Pour réparer les cœurs brisés
Et recueillir les âmes blessées
Marie la clé de tant de secrets
Le secret des âmes connectées
Le secret des temps oubliés
Où les éléments étaient des divinités
Secret de guérisseuse aux remèdes cachés
Marie esprit éveillé d’une douce fée
Mélange surprenant de force et de fragilité
Orchestrés par une infinie tendresse et une grande féminité
Tes mots savamment pesés, délivrés
Avec respect , humour et spontanéité
Marie sirène de l’île aux secrets
Je suis heureuse d’être des privilégiés
De ton monde de liberté.
Malika Mellal 22 janvier 2018
Retirado do Facebook | Mural de Malika Mella

Au fond de la nuit | Malika Mellal
Nous y voilà ,encore un soir,
Où je me fais happée par le noir.
Mes jambes commencent à trembler
Ma gorge serrée toute nouée
Je sens monter la nausée
Je réfléchis, rassemble mes esprits
Je veux comprendre, je fais le tri
Saleté d’angoisse et son mépris!
Vite une belle image
Pour qu’elle me soulage
Un doux parfum
Pour éveiller mon entrain
La peur m’envahit, me tétanise
Comment me défaire de son emprise?
Toujours happée par le noir
À mon grand désespoir encore ce soir
L’angoisse que j’essaye de dompter
Sait si bien me mater.
Nous nous battons depuis si longtemps!
Je ne sais plus la situer dans le temps
Elle me lessive, veut ma peau !
Je connais ô que trop son égo !
Vite, il faut que j’imagine un rêve
Pour pouvoir avoir une trêve
Je connais son prix et son mépris
Cette harpie qui veut ma vie
Je tiens bon, bientôt l’horizon!
Je m’extirpe de ce puit sans fond
À bout de souffle ,mais là.
La victoire est pour moi
Je sais qu’elle reviendra
Comme à chaque fois
Prendre un bout de moi .
Malika Mellal 25/01/2018
Copyright malikamellal
Image :Lalalala/le blog d’une gentille
Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal
Projet de Biennale littéraire Algérie / Portugal | Carlos Matos Gomes ( Traduction française )

Nous avons informé Carlos Matos Gomes de l’idée, encore en cours de développement, d’une Biennale littéraire entre l’Algérie et le Portugal. En réponse, nous avons reçu un soutien enthousiaste qu’il avait l’intention de transmettre avec le texte que nous avons pris la liberté de publier. Dans une approche historique succincte, claire et brillante, elle justifie cette « rencontre » de deux peuples amis, réunissant des intellectuels algériens et portugais, des femmes et des hommes de culture des deux pays, des écrivains, des poètes et des historiens. Essayons !
(vítor coelho da silva)
——
Les relations séculaires entre le Portugal, la péninsule ouest et du Maghreb, sont connues historiquement. Ce sont de très fortes relations culturelles entre ces deux régions, les rives de la Méditerranée, la langue de la poésie et de la littérature en général, de la science aux arts et aux sciences. Mais comme ces relations sont si anciennes et si profondes, elles sont également présentes et essentielles pour les peuples de la Méditerranée occidentale, en l’occurrence les Portugais et les Algériens.
Nous partageons les préoccupations de nos peuples, avec leur développement dans le respect de leurs idiosyncrasies culturelles, avec la paix et la liberté, avec des équilibres régionaux, avec des mouvements démographiques et migratoires. Nous partageons les espoirs et les risques.
La culture, sous tous ses aspects, est peut-être le moyen le plus facile et le plus amical de promouvoir des relations harmonieuses entre les peuples. Grâce à la culture, nous pouvons aborder toutes les différences et trouver les meilleurs domaines de compréhension.
Ces derniers temps, les changements provoqués par l’issue de la Seconde Guerre mondiale ont eu un impact décisif sur l’histoire de l’Algérie et du Portugal. Dans son discours au Cap, les vents de changement prononcés par le Premier Ministre anglais, Harold Macmillan, ont apporté avec eux le mouvement décolonisant. Pour l’Algérie ces temps nouveaux signifiaient la lutte pour l’indépendance de la France, réalisée à travers une guerre de grande violence, d’un nouveau type, la guerre subversive. L’Algérie serait le tour confortable de la guérilla et les dirigeants politiques des mouvements d’indépendance des colonies portugaises, et la base de quelques dirigeants en Afrique qui, par le refus du gouvernement de la dictature portugaise de Salazar, ont dû se battre pour leur libération du colonialisme. Mais ce serait également le port de l’abri des opposants et des démocrates portugais qui, en Algérie, ont combattu la dictature coloniale.
Pour la littérature portugaise avec des références à la guerre coloniale, au colonialisme et à la décolonisation, le lien avec l’Algérie prend tout son sens. Après tout, c’était en Algérie que la guérilla des mouvements indépendantistes s’est formée – PAIGC, le FRELIMO, le MPLA, qui les ont servis de matière première pour leurs œuvres. C’était en Algérie que les théories de la guérilla et contre-guérilla ont été développées. C’était Algérie qu’en grande partie la politisation de l’armée portugaise est développée. C’est ainsi que le 25 avril 1974, avec la Révolution des Œillets, a renversé la dictature et a promu la décolonisation. Également, l’Algérie a été la terre des exilés de l’opposition portugaise comme le général Humberto Delgado, la grande figure de l’opposition à la dictature, Manuel Alegre, ainsi que combattant de la liberté, journaliste à Radio Alger, Voix de la Liberté, un écrivain et poète du mérite, Fernando Piteira Santos, historien et journaliste, parmi tant d’autres. Mais encore celle des intellectuels des anciennes colonies et leaders politiques comme Amílcar Cabral, Agostinho Neto, Viriato da Cruz ou Aquino de Bragança.
C’est également en Algérie où se sont déroulés les échanges des prisonniers portugais remis par les mouvements à la Croix-Rouge internationale et les pourparlers de reconnaissance de l’indépendance de la Guinée-Bissau.
En bref, l’Algérie est le point nodal des combattants de la liberté, les intellectuels qui combinent la pensée, la culture et l’action pour atteindre les objectifs de la liberté et le respect de la dignité des peuples, écrivains de la littérature portugaise, de la fiction et de la recherche historique de la seconde moitié du XXème siècle.
Il est logique de réunir aujourd’hui des intellectuels portugais et algériens, des hommes et des femmes de la culture des deux pays, des écrivains, des poètes, des historiens pour relancer les relations entre ces deux peuples amis.
Il est donc possible de faire cette rencontre de bonne volonté pour le bien du Portugal et l’Algérie.
Cordialement
Carlos Matos Gomes
Não, o país não lhe deve nada | João Duarte Silva
“O país deve um agradecimento a Passos Coelho” | Jorge Moreira da Silva, ex-ministro do Ambiente e actual director-geral de Desenvolvimento e Cooperação da OCDE, militante do PPD/PSD.
Não, o país não lhe deve nada.
E para ilustrar a minha opinião, volto a colocar um texto que escrevi, imediatamente a seguir à “ida” do governo Passos Coelho/Paulo Portas:
UM GOVERNO INDIGENTE
Chegou ao fim o mais indigente, indecente, miserável, cobarde e ignóbil governo alguma vez existente em Portugal, considerando mesmo os governos de antes de Abril de 1974, uma vez que nem Salazar nem Marcelo Caetano tomaram alguma vez, medidas tão lesivas, e atentatórias à dignidade do povo como Passos Coelho e Paulo Portas tomaram.
Tendo como alibi o memorando assinado com a Troika, o governo de Passos Coelho e Paulo Portas alimentou-se convenientemente das ideias neoliberalistas europeias ( de clara e evidente inspiração Alemã) que paulatinamente foi colocando em práctica, através de um senso comum conservador , implementando primeiro, um fascismo politico que meticulosamente e criteriosamente, foi substituindo depois por um fascismo social.
A dispensa e subversão de quaisquer ideais democráticos, foi total e completa. A ética politica, já de si muito debilitada, acabou por ser completamente aniquilada.
Fazendo da austeridade a regra de vivência principal, pior ainda, transformando a austeridade numa ideologia politica, o governo de Passos Coelho e Paulo Portas subverteu a sociabilidade humana, matou a noção de comunidade, destruiu o elo humano que ligava os cidadãos, e promoveu uma perfeita selvajaria social.
Automat | Edward Hopper (1927)

Biennale Littéraire Algérie | Portugal

C’est assez de métaphysique que de ne penser à rien | Alberto Caeiro/Fernando Pessoa (Portugal)
Ce que moi je pense du monde? 
Va-t-on savoir ce que je pense du monde?
Si je tombais malade, j’y penserais.
Quelle idée je me fais des choses?
Quelle est mon opinion sur les causes et les effets?
Qu’ai-je médité sur Dieu et l’âme
Et sur la création du monde? Je n’en sais rien.
Pour moi, penser à cela c’est fermer les yeux.
Et ne pas penser. C’est tirer les rideaux
De ma fenêtre (qui d’ailleurs n’a pas de rideaux).
Le mystère des choses?
Va-t-en savoir ce qu’est le mystère!
L’unique mystère est qu’il y en ait qui pensent au mystère.
Qui se tient au soleil et ferme les yeux
Commence à ne plus savoir ce qu’est le soleil,
Et à penser maintes choses pleines de chaleur,
Mais il ouvre les yeux et voit le soleil,
Et voilà qu’il ne peut plus penser à rien,
Parce que la lumière du soleil vaut mieux que les pensées
De tous les philosophes et de tous les poètes.
La lumière du soleil ne sait pas ce qu’elle fait
Et pour cela elle n’est pas erronée, elle est commune et bonne.
Métaphysique? Quelle métaphysique ont ces arbres-là?
Celle d’être verts et touffus et d’avoir des branches
Et celle de donner des fruits à leur heure, ce qui ne nous fait pas penser
A nous-mêmes, qui ne savons pas faire attention.
Mais quelle meilleure métaphysique que la leur,
Qui est de ne pas plus savoir pourquoi ils vivent,
Que de savoir qu’ils ne le savent pas?
——
extrait “Le gardeur de troupeaux” dans le recueil Poèmes païens, traduction M.Chandeigne, P.Quillier et M.A Camara Manuel
Jordanka Gorsek
It is not true that words do not count
The caressing words,
scratch
And sometimes killed.
Then there are those who are missing,
It does not arrive,
These are bad for not speaking …
Retirado do Facebook | Mural de Jordanka Gorsek

TERNURAS

Há metafísica bastante em não pensar em nada | Alberto Caeiro
O que penso eu do mundo? 
Sei lá o que penso do mundo!
Se eu adoecesse pensaria nisso.
Que idéia tenho eu das cousas?
Que opinião tenho sobre as causas e os efeitos?
Que tenho eu meditado sobre Deus e a alma
E sobre a criação do Mundo?
Não sei. Para mim pensar nisso é fechar os olhos
E não pensar. É correr as cortinas
Da minha janela (mas ela não tem cortinas).
O mistério das cousas? Sei lá o que é mistério!
O único mistério é haver quem pense no mistério.
Quem está ao sol e fecha os olhos,
Começa a não saber o que é o sol
E a pensar muitas cousas cheias de calor.
Mas abre os olhos e vê o sol,
E já não pode pensar em nada,
Porque a luz do sol vale mais que os pensamentos
De todos os filósofos e de todos os poetas.
A luz do sol não sabe o que faz
E por isso não erra e é comum e boa.
Metafísica? Que metafísica têm aquelas árvores?
A de serem verdes e copadas e de terem ramos
E a de dar fruto na sua hora, o que não nos faz pensar,
A nós, que não sabemos dar por elas.
Mas que melhor metafísica que a delas,
Que é a de não saber para que vivem
Nem saber que o não sabem?
“Constituição íntima das cousas”…
“Sentido íntimo do Universo”…
Tudo isto é falso, tudo isto não quer dizer nada.
É incrível que se possa pensar em cousas dessas.
É como pensar em razões e fins
Quando o começo da manhã está raiando, e pelos lados
das árvores
Um vago ouro lustroso vai perdendo a escuridão.
Pensar no sentido íntimo das cousas
É acrescentado, como pensar na saúde
Ou levar um copo à água das fontes.
O único sentido íntimo das cousas
É elas não terem sentido íntimo nenhum.
Não acredito em Deus porque nunca o vi.
Se ele quisesse que eu acreditasse nele,
Sem dúvida que viria falar comigo
E entraria pela minha porta dentro
Dizendo-me, Aqui estou!
(Isto é talvez ridículo aos ouvidos
De quem, por não saber o que é olhar para as cousas,
Não compreende quem fala delas
Com o modo de falar que reparar para elas ensina.)
Mas se Deus é as flores e as árvores
E os montes e sol e o luar,
Então acredito nele,
Então acredito nele a toda a hora,
E a minha vida é toda uma oração e uma missa,
E uma comunhão com os olhos e pelos ouvidos.
Mas se Deus é as árvores e as flores
E os montes e o luar e o sol,
Para que lhe chamo eu Deus?
Chamo-lhe flores e árvores e montes e sol e luar;
Porque, se ele se fez, para eu o ver,
Sol e luar e flores e árvores e montes,
Se ele me aparece como sendo árvores e montes
E luar e sol e flores,
É que ele quer que eu o conheça
Como árvores e montes e flores e luar e sol.
E por isso eu obedeço-lhe,
(Que mais sei eu de Deus que Deus de si próprio?).
Obedeço-lhe a viver, espontaneamente,
Como quem abre os olhos e vê,
E chamo-lhe luar e sol e flores e árvores e montes,
E amo-o sem pensar nele,
E penso-o vendo e ouvindo,
E ando com ele a toda a hora.
Alberto Caeiro
Retirado do Facebook | Mural de Sónia Soares Coelho
Patricia JANEČKOVÁ | “Les oiseaux dans la charmille” (Jacques Offenbach – Les contes d’ Hoffmann)
Felina

Dame Judi Dench sings “Send in the Clowns” | BBC Proms 2010
Renée Fleming sings Rule Britannia | Last Night of the Proms 2010
The art of being happy is the ability to extract joy from ordinary things | ~unknown~

Patricia JANEČKOVÁ | “Frühlingsstimmen” (Johann Strauss II)
Renée Fleming | Casta Diva (Bellini)
Projecto de Bienal Literária Argélia / Portugal | Carlos Matos Gomes
Demos conhecimento a Carlos Matos Gomes da ideia, ainda em projecto, da realização de uma Bienal Literária entre Argélia e Portugal. Em resposta, recebemos entusiasmado apoio que entendeu transmitir com o texto que tomamos a liberdade de publicar. Numa sucinta, clara e brilhante resenha histórica, justifica esta “reunião” de dois povos amigos, juntando intelectuais argelinos e portugueses, mulheres e homens de cultura de ambos os países, escritores, poetas e historiadores. Vamos tentar!
São historicamente conhecidas as antiquíssimas relações entre Portugal, o ocidente peninsular e o Magreb, são fortíssimas as relações culturais entre estas duas regiões, das margens do Mediterrâneo, da língua à poesia e à literatura em geral, da ciência às artes e às ciências. Mas, sendo tão antigas e tão profundas estas relações, elas são também atuais e essenciais aos povos do Mediterrâneo Ocidental, no caso, aos portugueses e argelinos.
Partilhamos preocupações com os nossos povos, com o seu desenvolvimento no respeito pelas suas idiossincrasias culturais, com a paz e a liberdade, com equilíbrios regionais, com movimentos demográficos e migratórios. Partilhamos esperanças e riscos.
A cultura, em todas as suas vertentes, é, porventura, o mais fácil e amigável meio de promover relações harmoniosas entre povos. Através da cultura podemos abordar todas as diferenças e encontrar as melhores zonas de entendimento.
Nos tempos mais recentes, as alterações provocadas pelo desfecho da Segunda Guerra Mundial causaram um impacto decisivo na história da Argélia e na de Portugal. Os ventos da mudança de que falou o primeiro-ministro inglês Harold Macmillan no discurso na cidade do Cabo, trouxeram com eles o movimento descolonizador. Para a Argélia estes novos tempos significaram a luta pela independência da França, conseguida através de uma guerra de grande violência, de novo tipo, a guerra subversiva. A Argélia seria o regaço acolhedor dos guerrilheiros e dos líderes políticos dos movimentos independentistas das colónias portuguesas, dos poucos que em África, pela recusa do governo da ditadura portuguesa de Salazar, tiveram de combater pela sua libertação do colonialismo, mas seria também o porto de abrigo dos oposicionistas e democratas portuguesas que na Argélia lutaram contra a ditadura colonial.
Para a literatura portuguesa com referências à guerra colonial, ao colonialismo e à descolonização faz pois o maior sentido a ligação à Argélia. Afinal foi na Argélia que se formaram os guerrilheiros dos movimentos independentistas – PAIGC, FRELIMO, MPLA, que lhes serviram de matéria prima para as suas obras, foi na Argélia que se desenvolveram as teorias da guerrilha e da contra-guerrilha, foi da Argélia que veio em boa parte da politização dos militares portugueses que em 25 de Abril de 1974, com a Revolução dos Cravos, derrubariam a ditadura e promoveriam a descolonização. Foi ainda na Argélia que estiveram exilados oposicionistas portugueses como o general Humberto Delgado, a grande figura da oposição à ditadura, Manuel Alegre, além de lutador pela liberdade, de jornalista na Rádio Argel, a Voz da Liberdade, um escritor e poeta de mérito, Fernando Piteira Santos, historiador e jornalista, entre tantos outros. Mas ainda intelectuais das antigas colónias e dirigentes políticos como Amílcar Cabral, Agostinho Neto, Viriato da Cruz ou Aquino de Bragança.
Foi ainda na Argélia que se procederam as trocas de prisioneiros portugueses entregues pelos movimentos à Cruz Vermelha Internacional, foi na Argélia que se realizaram as conversações para o reconhecimento da independência da Guiné-Bissau.
Em suma, os lutadores pela liberdade, os intelectuais que conjugaram o pensamento, a cultura e a ação para conquistarem os objectivos de liberdade e respeito pela dignidade dos povos, os escritores quer da literatura portuguesa de ficção, quer a de investigação histórica da 2ª metade do século XX têm a Argélia como ponto nodal.
Faz pois todo o sentido reunir hoje intelectuais portugueses e argelinos, homens e mulheres da cultura de ambos os países, escritores, poetas, historiadores para revivificarem as relações entre dois povos amigos.
Assim seja possível concretizar esta reunião de boas vontades a bem de Portugal e da Argélia.
Com os melhores cumprimentos
Carlos Matos Gomes
Nous avons informé Carlos Matos Gomes de l’idée, encore en cours de développement, d’une Biennale littéraire entre l’Algérie et le Portugal. En réponse, nous avons reçu un soutien enthousiaste qu’il avait l’intention de transmettre avec le texte que nous avons pris la liberté de publier. Dans une approche historique succincte, claire et brillante, elle justifie cette « rencontre » de deux peuples amis, réunissant des intellectuels algériens et portugais, des femmes et des hommes de culture des deux pays, des écrivains, des poètes et des historiens. Essayons !
(vítor coelho da silva)
——
Les relations séculaires entre le Portugal, la péninsule ouest et du Maghreb, sont connues historiquement. Ce sont de très fortes relations culturelles entre ces deux régions, les rives de la Méditerranée, la langue de la poésie et de la littérature en général, de la science aux arts et aux sciences. Mais comme ces relations sont si anciennes et si profondes, elles sont également présentes et essentielles pour les peuples de la Méditerranée occidentale, en l’occurrence les Portugais et les Algériens.
Nous partageons les préoccupations de nos peuples, avec leur développement dans le respect de leurs idiosyncrasies culturelles, avec la paix et la liberté, avec des équilibres régionaux, avec des mouvements démographiques et migratoires. Nous partageons les espoirs et les risques.
La culture, sous tous ses aspects, est peut-être le moyen le plus facile et le plus amical de promouvoir des relations harmonieuses entre les peuples. Grâce à la culture, nous pouvons aborder toutes les différences et trouver les meilleurs domaines de compréhension.
Ces derniers temps, les changements provoqués par l’issue de la Seconde Guerre mondiale ont eu un impact décisif sur l’histoire de l’Algérie et du Portugal. Dans son discours au Cap, les vents de changement prononcés par le Premier Ministre anglais, Harold Macmillan, ont apporté avec eux le mouvement décolonisant. Pour l’Algérie ces temps nouveaux signifiaient la lutte pour l’indépendance de la France, réalisée à travers une guerre de grande violence, d’un nouveau type, la guerre subversive. L’Algérie serait le tour confortable de la guérilla et les dirigeants politiques des mouvements d’indépendance des colonies portugaises, et la base de quelques dirigeants en Afrique qui, par le refus du gouvernement de la dictature portugaise de Salazar, ont dû se battre pour leur libération du colonialisme. Mais ce serait également le port de l’abri des opposants et des démocrates portugais qui, en Algérie, ont combattu la dictature coloniale.
Pour la littérature portugaise avec des références à la guerre coloniale, au colonialisme et à la décolonisation, le lien avec l’Algérie prend tout son sens. Après tout, c’était en Algérie que la guérilla des mouvements indépendantistes s’est formée – PAIGC, le FRELIMO, le MPLA, qui les ont servis de matière première pour leurs œuvres. C’était en Algérie que les théories de la guérilla et contre-guérilla ont été développées. C’était Algérie qu’en grande partie la politisation de l’armée portugaise est développée. C’est ainsi que le 25 avril 1974, avec la Révolution des Œillets, a renversé la dictature et a promu la décolonisation. Également, l’Algérie a été la terre des exilés de l’opposition portugaise comme le général Humberto Delgado, la grande figure de l’opposition à la dictature, Manuel Alegre, ainsi que combattant de la liberté, journaliste à Radio Alger, Voix de la Liberté, un écrivain et poète du mérite, Fernando Piteira Santos, historien et journaliste, parmi tant d’autres. Mais encore celle des intellectuels des anciennes colonies et leaders politiques comme Amílcar Cabral, Agostinho Neto, Viriato da Cruz ou Aquino de Bragança.
C’est également en Algérie où se sont déroulés les échanges des prisonniers portugais remis par les mouvements à la Croix-Rouge internationale et les pourparlers de reconnaissance de l’indépendance de la Guinée-Bissau.
En bref, l’Algérie est le point nodal des combattants de la liberté, les intellectuels qui combinent la pensée, la culture et l’action pour atteindre les objectifs de la liberté et le respect de la dignité des peuples, écrivains de la littérature portugaise, de la fiction et de la recherche historique de la seconde moitié du XXème siècle.
Il est logique de réunir aujourd’hui des intellectuels portugais et algériens, des hommes et des femmes de la culture des deux pays, des écrivains, des poètes, des historiens pour relancer les relations entre ces deux peuples amis.
Il est donc possible de faire cette rencontre de bonne volonté pour le bien du Portugal et l’Algérie.
Cordialement
Carlos Matos Gomes


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Sombras

Mon amour | Malika Mellal
Comment te dire je t’aime
Toi qui de mon cœur est l’emblème
Mon amour mon homme
Ton bonheur mon dogme
Tes bras mes remparts
Ton sourire mon phare
Ton plaisir ma croisade
Tes réveils mes aubades
Ta passion mon addiction
Ta chaleur ma perdition
Aucun mot n’est assez puissant
Pour dire ce que je ressens
À chacun de tes regards
Ce sont toutes mes pensées qui s’égarent
Un seul de tes baisers
Mon corps entier se met à trembler
Au son de ta voix
Tous mes sens sont en emoi
Ton corps ma terre d’amarrage
Mon amour y a fait ancrage
Aucune tempête ne peut m’y éloigner
Tout mon être est prêt à la braver
Je t’aime , je t’aime, je t’aime
De cet amour qui traverse le temps
Et qui ne va qu’en s’intensifiant
Même tes démons je les ai domptés
Jamais ils ne pourront m’effrayer
Ni silences ni absences
Deux cœurs en cadence
T’aimer la quête que je me suis fixée
Rien ne pourra m’y déroger
Tu guides délicieusement mes jours
Enflamme mes nuits de ton amour
Mon homme,ma maison
Mon rêve de fabuleux horizons
Je t’aime mon bel amour
Malika Mellal 01/2018
Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal
«Un porc, tu nais ?» | Leïla Slimani, Ecrivaine, prix Goncourt 2016 in Libération
La romancière Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016, affirme n’être ni «une petite chose fragile», ni «une victime». Et réclame «le droit de ne pas être importunée», sa liberté.
Marcher dans la rue. Prendre le métro le soir. Mettre une minijupe, un décolleté et de hauts talons. Danser seule au milieu de la piste. Me maquiller comme un camion volé. Prendre un taxi en étant un peu ivre. M’allonger dans l’herbe à moitié dénudée. Faire du stop. Monter dans un Noctambus. Voyager seule. Boire seule un verre en terrasse. Courir sur un chemin désert. Attendre sur un banc. Draguer un homme, changer d’avis et passer mon chemin. Me fondre dans la foule du RER. Travailler la nuit. Allaiter mon enfant en public. Réclamer une augmentation. Dans ces moments de la vie, quotidiens et banals, je réclame le droit de ne pas être importunée. Le droit de ne même pas y penser. Je revendique ma liberté à ce qu’on ne commente pas mon attitude, mes vêtements, ma démarche, la forme de mes fesses, la taille de mes seins. Je revendique mon droit à la tranquillité, à la solitude, le droit de m’avancer sans avoir peur. Je ne veux pas seulement d’une liberté intérieure. Je veux la liberté de vivre dehors, à l’air libre, dans un monde qui est aussi un peu à moi.
Je ne suis pas une petite chose fragile. Je ne réclame pas d’être protégée mais de faire valoir mes droits à la sécurité et au respect. Et les hommes ne sont pas, loin s’en faut, tous des porcs. Combien sont-ils, ces dernières semaines, à m’avoir éblouie, étonnée, ravie, par leur capacité à comprendre ce qui est en train de se jouer ? A m’avoir bouleversée par leur volonté de ne plus être complice, de changer le monde, de se libérer, eux aussi, de ces comportements ? Car au fond se cache, derrière cette soi-disant liberté d’importuner, une vision terriblement déterministe du masculin : «un porc, tu nais». Les hommes qui m’entourent rougissent et s’insurgent de ceux qui m’insultent. De ceux qui éjaculent sur mon manteau à huit heures du matin. Du patron qui me fait comprendre à quoi je devrais mon avancement. Du professeur qui échange une pipe contre un stage. Du passant qui me demande si «je baise» et finit par me traiter de «salope». Les hommes que je connais sont écœurés par cette vision rétrograde de la virilité. Mon fils sera, je l’espère, un homme libre. Libre, non pas d’importuner, mais libre de se définir autrement que comme un prédateur habité par des pulsions incontrôlables. Un homme qui sait séduire par les mille façons merveilleuses qu’ont les hommes de nous séduire.
Je ne suis pas une victime. Mais des millions de femmes le sont. C’est un fait et non un jugement moral ou une essentialisation des femmes. Et en moi, palpite la peur de toutes celles qui, dans les rues de milliers de villes du monde, marchent la tête baissée. Celles qu’on suit, qu’on harcèle, qu’on viole, qu’on insulte, qu’on traite comme des intruses dans les espaces publics. En moi résonne le cri de celles qui se terrent, qui ont honte, des parias qu’on jette à la rue parce qu’elles sont déshonorées. De celles qu’on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunée. Dans les rues du Caire, de New Delhi, de Lima, de Mossoul, de Kinshasa, de Casablanca, les femmes qui marchent s’inquiètent-elles de la disparition de la séduction et de la galanterie ? Ont-elles le droit, elles, de séduire, de choisir, d’importuner ?
J’espère qu’un jour ma fille marchera la nuit dans la rue, en minijupe et en décolleté, qu’elle fera seule le tour du monde, qu’elle prendra le métro à minuit sans avoir peur, sans même y penser. Le monde dans lequel elle vivra alors ne sera pas un monde puritain. Ce sera, j’en suis certaine, un monde plus juste, où l’espace de l’amour, de la jouissance, des jeux de la séduction ne seront que plus beaux et plus amples. A un point qu’on n’imagine même pas encore.
Leïla Slimani
La dame à l’éventail | Gustav Klimt | Malika Mellal
La dame à l’éventail
Elle porte son éventail
Pour cacher ses failles
Il la protège délicatement
Des étés brûlants
Du rouge qui monte aux joues
Par sa dentelle fine et floue
Il est son étendard
Les jours de grands soirs.
Il cache ses lèvres ourlées
Rosies par les baisers
Elle l’agite nerveusement
Quand son désir se fait ardent
Il la pare joliment l’été,Il est son allié
Il cache sa peur,son envie d’aimer
Il la protège avec pudeur
De l’amour dont elle se meurt
La dame à l’éventail
Ne vient pas du sérail
Elle est l’amour naissant et enivrant
Elle est la femme d’antan
On l’a tous fantasmée
Les belles nuits d’été
Héroïne de romance
De nos souvenirs d’enfance.
Malika Mellal
Une de mes œuvres d’après la toile de Gustav Klimt
“la dame à l’éventail”
Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal
Palestine | Malika Mellal
Palestine
Trois millénaires de confessions
Tu gardes le sceau des religions
Bénédiction de toutes les terres
De toutes patries tu es la mère
Chère Palestine bénie de Dieu
De toutes croyances tu es le lieu
Théâtre des miracles divins
Ton histoire enseigne le bien
Terre des livres et des prophètes
Terre convoitée et si parfaite
Chère Palestine bénie de Dieu
Sur ta terre les hommes ont mis le feu
Sans se soucier des Ecrits de Dieu
Des sacrilèges des plus odieux
Les enfants tués en sont de ceux
Il faudra bien rendre des comptes
Terre profanée par tant de honte
Du sang d’innocents qui coule sans fin
Un peuple exterminé pour ses biens
L’homme qui imagine n’y être pour rien
N’a jamais cru au sacre divin
Palestine terre de tous les liens
Sonnera un jour l’heure de la fin
Une terre sainte ne peut être souillée
Sans que Dieu ne le fasse payer
À tous ces enfants valeureux
Que l’on empêche d’être heureux
Bientôt viendra la fin du malheur
Et plus jamais vous n’aurez peur
Dieu est grand et omniscient
La libération est un divin serment.
Malika Mellal 25/12/2017
Retirado do Facebook | Mural de Malika Mellal
Mantas de MINDE
Elina Garanca Victor Herbert Art is Calling for Me
Halte-la! Je vais danser. Carmen | Garanca, Alagna
PROPOSTA DE UMA SÉRIE DE TEXTOS SOBRE ROCHAS SEDIMENTARES | Início, dia 2 de Janeiro | António Galopim de Carvalho
Sendo certo que grande número dos meus leitores são professores que ensinam geologia nas nossas escolas, julgo ser oportuno facultar-lhes textos que digam muito mais e de outros ângulos do que os estereotipados e acríticos manuais de ensino.
É uma verdade indiscutível que o professor deve saber muito para além do nível exigível aos seus alunos. Só assim poderá envolvê-los na beleza dos temas que tem por missão ensinar. Essa beleza existe e é necessário destacá-la se quisermos motivar quem tem por dever de cidadania, aprender, ou seja, os estudantes.
Marcados por um ensino livresco, tantas vezes desinteressante e fastidioso, são muitos os que frequentaram Geologia e que, terminada esta fase das suas vidas, atiraram para o caixote do esquecimento o pouco que lhes foi ministrado sem entusiasmo nem beleza, que equiparo a um adestramento dos a acertarem nas perguntas dos exames. Praticamente, nada mais do que isto.
Foi o que se passou com a generalidade dos nossos adultos no activo, sejam eles juristas, economistas, militares ou marinheiros, poetas, romancistas ou jornalistas, vendedores de automóveis ou jogadores de futebol.
Se o ensino desta disciplina não for acompanhado por uma componente cultural, que sabemos existir, e prática, no sentido de a ligar ao quotidiano, tudo o que a escola lhe forneceu esfuma-se, ou deixa uma recordação de algo desinteressante.
Assim, é meu propósito dar início a uma série de textos (numerados: 1, 2, 3, etc.), por agora, alusivos às rochas sedimentares.
Gostaria que este projecto abrangesse o maior número possível de docentes e, nesse sentido, conviria que os leitores dessem dele conhecimento aos seus colegas, numa cadeia que seria bom pudesse abarcar o nosso universo escolar.
Na imagem: camadas de calcário no Jurássico do Cabo Mondego.
António Galopim de Carvalho
Textos retirados do Facebook | Mural de António Galopim de Carvalho
Amy Winehouse | “Back to Black”
Pink Floyd | Another Brick In The Wall
C’est La Vie | Emmylou Harris
Elīna Garanča | Mozart Aria
Art | How Bernini Captured the Power of Human Sexuality in Stone
Bernini shows Pluto’s rippling muscles to convey incontestable strength. His power is emphasized by the sculptor’s decision to show the god’s hands clutching at Proserpina’s waist and thigh so forcefully that her skin bulges between the gaps in his fingers like dough. To drive home the physical and emotional intensity of the scene, he renders a single tear on her cheek.

Gian Lorenzo Bernini, detail of Pluto and Proserpina (The Rape of Proserpina), 1621-22. Image via Wikimedia Commons.

Gian Lorenzo Bernini, Pluto and Proserpina (The Rape of Proserpina), 1621-22. Image via Wikimedia Commons.
BEIJO TÉCNICO e outras histórias | Fernando Venâncio

ESCULTURAS | Antonieta Roque Gameiro

Poemas Escolhidos | W. B. Yeats
Leitura de Natal recomendada pelo Expresso
«Entre o final de oitocentos e os anos 1930, Yeats experimentou vários modos poéticos: do simbolismo ao neo-realismo, do folclore ao esoterismo, terminando num modernismo inesperadamente acutilante. Esta nova tradução, de Frederico Pedreira, mais extensa do que outras disponíveis, permite acompanhar de perto essa viagem.» [Pedro Mexia, E, Expresso, 2/12/17]
Retirado do Facebook | Mural de Maria João Cantinho

2018

Convite | À roda da saia | Maria Isabel Fidalgo

«Urbi et Orbi»: Papa pede mundo «mais humano e mais digno»
Napoleón v.s. Madame de Rémusat, obra do pintor húngaro Sándor Badacsonyi
La partida de ajedrez de Napoleón v.s. Madame de Rémusat, obra del pintor húngaro Sándor Badacsonyi. La posición del tablero corresponde al momento en que Napoleón mira para el otro lado después de dar el mate con 14.Dd3 a la bella dama desnuda.

Épico de Gilgamês | Maria João Cantinho
Das melhores coisas que 2017 nos trouxe. Com tradução de Francisco Luís Parreira, uma excelente introdução e aparato crítico.
Considerado o mais antigo poema da humanidade (4000 anos), aqui se fala da lendária figura de Gilgames (noutras traduções aparece Gilgamesh) e da sua procura de imortalidade. Embora não seja a primeira tradução portuguesa – já há uma de Pedro Tamen, a partir de uma tradução inglesa de N. K. Sandars.
Maria João Cantinho
Retirado do Facebook | Mural de Maria João Cantinho
Independência de las Ramblas por supuesto — um caso pícaro | Carlos Matos Gomes
A declaração unilateral de independência da Catalunha de Espanha é uma sequência pícara. A literatura espanhola tem uma tradição de obras e autores pícaros, desde o clássico Lazarillo de Tormes, de sus fortunas y adversidades, de autor anónimo a La vida del Buscón, de Quevedo, de Alonso moço de muchos amos, de Jeronimo de Alcalá, ao D. Quijote, de Cervantes, a autores mais modernos como Alejandro Swa, cego e louco, que inspirou a figura de Max Estrella a Valle-Inclán, a Pedro Galvez. Puigdemont e a sua declaração de independência e de república das Ramblas acederam neste final de ano às glórias deste subgénero literário em que o protagonista, o pícaro, é quase sempre um humilde arrivista, um anti-herói, um anti-cavaleiro errante numa «epopeia de fome». Uma personagem que sobrevive graças aos enganos e vigarices e vive na ilusão de uma subida na escala social, o seu verdadeiro ideal.
A declaração de independência de Puigdemont a 27 de outubro de 2017, na sala do parlamento catalão, nas Ramblas, é um ato pícaro. Aproveitando a ocasião, os parlamentares presentes declararam também a fundação de uma «República Catalã independente». A cerimónia de apresentação urbi et orbidestas duas cruciais decisões decorreu, como foi possível ver nas reportagens televisivas, num ambiente de velório, com os libertadores da Catalunha e pais fundadores da República de facies de clandestinos, comprometidos, a beberem um copo de espumante, enquanto no exterior subia aos céus um fogo de artifício de arraial de pobre pueblo ao seu santo patrono.
Yanis Varoufakis | yanisvaroufakis@diem25.org | DiEM25
Há quase dois anos juntámo-nos com o logo DiEM25 para desafiar políticas antigas, para quebrar com o TINA (“There Is No Alternative”) a um nível pan-Europeu, para tornar a democratização da UE um projeto radical, realista e uno.
Discurso do índio Evo Morales Presidente da Bolívia aos Chefes de Estados da Europa colonizadora
EVO MORALES:
CARA A CARA COM OS COLONIZADORES ANTIGOS E ATUAIS DA AMÉRICA DO SUL em 22/12/2016
Discurso do Presidente da Bolivia
aos Chefes de Estados da Europa
“Aqui eu, Evo Morales, vim encontrar aqueles que participam da reunião. Aqui eu, descendente dos que povoaram a América há quarenta mil anos, vim encontrar os que a encontraram há somente quinhentos anos. Aqui, pois, nos encontramos todos. Sabemos o que somos, e é o bastante. Nunca pretendemos outra coisa.
O irmão aduaneiro europeu me pede papel escrito com visto para poder descobrir aos que me descobriram. O irmão usurário europeu me pede o pagamento de uma dívida contraída por Judas, a quem nunca autorizei a vender-me.
O irmão rábula europeu me explica que toda dívida se paga com bens, ainda que seja vendendo seres humanos e países inteiros sem pedir-lhes consentimento. Eu os vou descobrindo. Também posso reclamar pagamento e também posso reclamar juros.
Um manifesto “luterano” para a economia | por Luiz Gonzaga Belluzzo
Inspirados na reforma de Martinho Lutero, o New Weather Institute e o Rethinking Economics propõem 33 teses para revolucionar o pensamento econômico.
É possível abalar os alicerces da ortodoxia econômica como Lutero abalou a Igreja Católica?
Na celebração dos 500 anos do repto lançado por Martinho Lutero à hierarquia da Igreja Católica, o New Weather Institute e o movimento Rethinking Economics, com o apoio de um largo espectro de economistas, acadêmicos e cidadãos, lançam um desafio ao ensino de economia baseada na visão dominante e convocam a mobilização por uma Nova Reforma consubstanciada nas 33 Teses para a Reforma da Economia.
O lançamento das Teses foi realizado no University College London em associação com a The Economists Society of University College London e o Institute for Innovation and Public Purpose.
Leia também:
A ortodoxia no divã
Participaram do lançamento, entre outros, Victoria Chick (UCL), David King (assessor científico do governo britânico), Andrew Simms (University of Sussex) e Kate Raworth (Oxford University).
Lei a seguir o manifesto:
33 teses para uma reforma da economia
O mundo enfrenta pobreza, desigualdade, crise ecológica e instabilidade financeira.
Antologia | José Mário Silva

Quem nos acode? | Engº João Azevedo | Professor do Instituto Superior Técnico | in Jornal “i”
Como cidadão, mas também como engenheiro civil e como projetista de estruturas, muito agradeceria que alguém pudesse, ainda que numa base aleatória, analisar os meus atos de engenharia.
Caro leitor:
– Compraria para seu uso um automóvel integralmente fabricado por um engenheiro mecânico numa oficina do seu bairro?
– Viajaria numa companhia aérea não certificada?
– Concordaria que se vendesse carne sem um controlo das condições higiénicas do local de abate dos animais e do local de venda?
– Tomaria os medicamentos produzidos por um farmacêutico numa farmácia não certificada?
– Beberia água da rede pública de uma cidade onde aquela não fosse objeto permanente de análises que confirmassem a sua qualidade?
Não se incomode se ficou na dúvida da resposta que daria a alguma das questões porque coletivamente já todos decidimos que tais atos não são possíveis, a não ser em situações muito excecionais.
Todas essas atividades são regulamentadas e os processos de certificação e controlo da qualidade do que adquirimos ou utilizamos são há muito percebidos como necessários e assumidos como eficazes.
Agora pense se compraria ou alugaria uma casa para viver se a única garantia de segurança estrutural (em palavras simples, de que o teto não lhe cai em cima da cabeça) lhe fosse dada pelo engenheiro civil que assinou o projeto.
A resposta é simples na esmagadora maioria dos casos: Sim.
Efetivamente quase todos compramos ou alugamos casa apenas com base nessa garantia. Não só não existe, em geral, nenhum processo adicional de controlo de qualidade de que nos possamos valer, como ainda, a maioria das pessoas dá como adquirido que esse processo existe e que portanto todas as construções são, por natureza, seguras.
Tal sensação de segurança leva a que nos preocupemos com a qualidade e o padrão dos azulejos, com o tipo de madeira, com as loiças sanitárias, mas não com a segurança estrutural. Como sociedade, também instituímos, entre outras, a obrigatoriedade de certificação energética e de qualidade do ar, mas não manifestamos preocupação com a segurança estrutural.
Felizmente, no nosso país a engenharia civil sempre se regeu por padrões de qualidade que, se devidamente cumpridos, nos dão uma garantia implícita de segurança, pelo menos quando não existem fatores imprevisíveis.
Entre esses fatores, os sismos são dos que mais nos deveriam preocupar.
Infelizmente, são eles que, noutros locais, tornam evidente a diferença entre um bom e um mau projeto e construção e fazem também a diferença entre continuar a ter uma casa ou ser (ou já não ser) dono de um monte de destroços.
Como cidadão, mas também como engenheiro civil e como projetista de estruturas, muito agradeceria que alguém pudesse, ainda que numa base aleatória, analisar os meus atos de engenharia. A bem de uma cultura de qualidade do que utilizamos, em que as construções não podem ser um ativo despiciente.
Quem nos acode?
João Azevedo
Professor do Instituto Superior Técnico
Citação/Citation | Taous Ait Mesghat – Algérie

La véritable lutte c’est de continuer à semer l’amour dans un champs de haine
J’aime les gens qui s’aiment
Taous Ait Mesghat
Au nom de tous les seins | Taous Ait Mesghat | Sétif – Algérie

Tu ne sais pas ce que ça fait quand un sein durcit sous la caresse de tes doigts , non tu ne sais pas ….
Tu ne connais pas cette sensation divine quand un téton pointe pour toi , non tu ne connais pas …
Tes lèvres assoiffées de plaisir n’ont jamais goûté à la douceur de la soie , non elles ne l’ont pas …
Ton regard ignore la splendeur d’un galbe arrondi qui s’offre à toi , non il ne connait pas ….
Aucune femme amoureuse n’a frémi de désir sous l’emprise de tes bras , non je ne le pense pas …..
Pauvre diable que la chair renie et qui vient se venger sur moi , Vénus en pierre qui ne se défend pas ….
Moi femme fontaine qui te rappelle ton pitoyable état , toi homme aride qui ne suscite aucun émoi ….
Moi arrogante de beauté dans la chaleur et le froid , toi mesquin de laideur dans ta rage de forçat ….
Crois tu que sous tes coups barbares tu me tueras ? Penses tu qu’en me brisant la femme mourra ?
Sous d’autres mains d’artistes ma poitrine renaîtra , mon visage sourira et la femme vibrera .
À nous l’extase de l’amour et la joie ; à toi la torture de la haine et l’effroi .
Je suis la vie , Ain Fouara.
Ramalho Eanes | O último general | de Isabel Tavares

The Analogues | Within You Without You
Sgt Pepper 50 year later; Live in Concert; 20170602 The Analogues
A life performance of the Dutch group “the Analogues” of the complete Sgt Pepper album; They tried to make the sound identical to the album (only the vocals ofcourse not); they travelled the world to find the same instruments as the Fab4 used for the album; The result is in my opinion fantastic.
The Last Lennon/McCartney Song? (Now And Then)
Paul McCartney – Abbey Road Medley (Golden Slumbers/Carry That Weight/The End) – Live In Tokyo 2013
Extraordinária interpretação | Ouvir com bons auscultadores | Som fabuloso
Messa Da Requiem – Giuseppe Verdi – Teatro alla Scala 2013 – Daniel Barenboim
AVA Opera | The Doll’s Song from “Tales of Hoffmann”
Ludovico Einaudi | Una Mattina
Lettre de Ludwig van Beethoven à l’immortelle Bien-aimée in “Des Lettres”
Notre amour n’est-il pas une véritable demeure céleste ?
L’allemand Ludwig Van Beethoven, né le 17 décembre 1770 et décédé le 26 mars 1827, précurseur du romantisme dans la musique, est le compositeur de multiples symphonies, concertos et sonates. Mais outre la trace importante qu’il a laissée dans la création musicale en occident, il fut aussi un amant passionné : celui dont Haydn dit qu’il est « un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes » écrit ces trois lettres enflammées à quelques heures d’intervalle, adressée à une femme inconnue, mais dont il semble très épris.
6 et 7 juillet 1812
Le 6 juillet dans la matinée
Mon ange, mon tout, mon moi. – Aujourd’hui quelques mots seulement, et même au crayon (le tien). – Ce n’est que jusqu’à demain que j’ai une demeure ; quelle fâcheuse perte de temps que tout cela. Pourquoi ce profond chagrin, quand la nécessité se prononce – Notre amour peut-il exister ailleurs que dans l’immolation, dans le renoncement à tout avoir ? Peux-tu y changer quelque chose, au fait que tu ne m’appartiens pas tout entière, que je suis pas entièrement à toi ? – Ah ! mon Dieu, que ton regard s’étende à la belle nature et que ton âme y trouve la quiétude puisqu’il faut que ce soit – L’amour exige tout et il a bien raison. Ainsi en est-il de moi avec toi et de toi avec moi – mais tu oublies trop à la légère que tu dois vivre pour moi et pour toi. Si nous étions complètement unis, tu n’éprouverais pas, ni moi non plus, ce sentiment douloureux – […] Aujourd’hui non plus je ne puis te faire part des observations que j’ai faites sur ma vie durant ces derniers jours – Si nos coeur étaient toujours étroitement liés l’un à l’autre, je n’irais certes pas nourrir de pareilles pensées. Mon serin est rempli de tant de choses à te dire – Hélas ! – il y a des moments où je trouve que le langage n’est encore absolument rien – Rassérène-toi – demeure mon cher, mon unique trésor, mon tout comme je le suis pour toi. Le reste, ce sont les cieux qui doivent nous l’envoyer, quelle que doive être et sera notre destinée –
Ton fidèle
LUDWIG
Lundi soir, 6 juillet
Gente Lusitana | Paulo Fonseca

Cornucópia rosada
de carne palpitante…
com neurónios, comandada
puro arbítrio, caminhante…
Permeável,
errante…
de louca, saudável…
humana,
impura,
insaciável…
A sina de vegetar
no plástico colorido…
sonho
de fermentar,
coração desabrido…
existência singela
tic-tac, tic-tac
imaginação
arrepio
frustração,
solslaio trôpego
de brio…
espiral,
depressão…
Canto mudo,
epopeia vertiginosa,
papel representado,
entrudo assolapado,
efémero carnaval
que se replica…
movediço
ritual
passeio de triste
que ri,
que resiste,…
falsete
de glória refinada,
faísca que levita
folclore cosmopolita,
conto de fada,…
festa ensombrada
sob a nuvem
de uma história que emociona…
vida traçada,
remela empoeirada,
susto,
calhandro
que fervilha,
robusto…
dança destemperada,
silêncio,
batucada,
ritmo que saliva
na estrada
ofegante…
Povo que lavas no Rio,
com a cabeça entre as orelhas,
Sangue vivo, sempre em desafio,
Obediente Balhelhas…
José Afonso | Canção Longe
Ó meu bem se tu te fores
Como dizem que te vais
Deixa-me o teu nome escrito
Numa pedrinha do cais
Quando o mê mano se foi
Sete lenços encharquei
mai la manga da camisa
e dizem que não chorei
Meu amor vem sobre as ondas
Meu amor vem sobre o mar
Ai quem me dera morrer
Nas águas do teu olhar
Brevemente | Nova Cena | Museu de Cera de Fátima

La lettre de rupture la plus expéditive de l’histoire | Lettre de Gustave Flaubert à Louise Colet
Madame, 6 mars 1855
J’ai appris que vous vous étiez donné la peine de venir, hier, dans la soirée, trois fois, chez moi.
Je n’y étais pas. Et dans la crainte des avanies qu’une telle persistance de votre part pourrait vous attirer de la mienne, le savoir-vivre m’engage à vous prévenir : que je n’y serai jamais.
J’ai l’honneur de vous saluer.
Gustave Flaubert (12 décembre 1821 – 8 mai 1880), maître du style, connu pour ne produire des phrases qu’au prix de longs efforts et d’un immense travail (« Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore » écrit-il), savait aussi être expéditif. Sentant son amour pour la belle poétesse Louise Colet s’épuiser, alors qu’elle abandonne Paris pour lui rendre visite dans son Croisset natal et qu’elle supplie le maître des lieux de la recevoir, il lui envoie un dernier billet d’une concision lapidaire et diablement efficace. Un Flaubert méconnu !
My name is Palvin, Barbara Palvin.

Citando | Arthur Rimbaud
Eu escrevia silêncios, noites, anotava o inexprimível. Fixava vertigens.
Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud | Sensation
Par
les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté
par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur,
j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je
laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je
ne parlerai pas, je ne penserai pas :
Mais
l’amour infini me montera dans l’âme,
Et
j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par
la Nature, – heureux comme avec une femme.
Sensação
Pelas tardes azuis do Verão, irei pelas
sendas,
Guarnecidas pelo trigal,
pisando a erva miúda:
Sonhador, sentirei a
frescura em meus pés.
Deixarei o vento banhar
minha cabeça nua.
Não falarei mais, não
pensarei mais:
Mas um amor infinito me
invadirá a alma.
E irei longe, bem longe,
como um boêmio,
Pela natureza, – feliz
como com uma mulher.

Chaplin e Einstein

Regulamento interno do Colégio La Salle de Abrantes
1º) O espírito lassalista deverá estar presente em tudo o que fazemos. Nunca nos devemos esquecer da nossa identidade própria.
2º) Em tudo o que fazemos, devemos cultivar a justiça, a oração e o serviço aos outros.
3º) Todas as pessoas da nossa comunidade educativa, devem respeitar-se mutuamente tornando a nossa escola um lugar ideal para trabalhar.
4º) Todos devem ajudar a criar um ambiente de inter-ajuda, propiciando uma boa aprendizagem.
5º) Todos têm direito à diferença. Os dons especiais de cada um devem ser encorajados e valorizados para o bem de todos. Devemos trabalhar e partilhar juntos.
6º) Todos têm direito à segurança. Ninguém deve ter medo de ser ameaçado ou importunado. Ninguém deve ter receio de correr riscos, de ser diferente ou de ser sincero.
7º) O auto e hetero encorajamento para a rentabilização das nossas capacidades são essenciais. A existência de uma variedade de temas e de actividades é necessária à realização pessoal.
8º) A atenção vigilante é importante para que nos momentos de crise nos sintamos confiantes a partilhar as angústias ou problemas com uma pessoa de confiança.
9º) Todos devemos saber perdoar e esquecer. Todos merecemos uma segunda oportunidade.
10º) Na nossa escola, as pessoas deverão aprender tanto com os seus êxitos como com os fracassos. Isto permite o crescimento pessoal.
Argel 01 Dezembro de 2017
Só há um absoluto: não há absolutos | ELÍSIO MACAMO in jornal “Público”
Acho curioso que o pavor que alguns europeus têm por um pedido de desculpas faça de mim, um desgraçado lá da periferia, defensor do que é universal.
(…) Tzvetan Todorov, o crítico literário, faz uma distinção interessante num dos seus livros, Les morales de l’histoire, entre causas e razões tomando como exemplo o colonialismo. Pergunta como os europeus conseguiram justificar a si próprios não só a colonização como também a escravização de outros povos tendo em conta que a moral cristã dominante antes do século XVI e a moral humanista dominante a partir do século XVII torciam o nariz perante esse tipo de práticas. (…)
(…) É preciso um grande desprezo por toda a história da filosofia ocidental para achar que a escravatura, quando foi praticada, não violava preceitos morais. (…)
“Escrito no Vento” | Edição bilingue, sob a forma de haiku | Zlatka Timenova e Casimiro de Brito

Singing PM: ‘Fats’ Putin over the top of ‘Blueberry Hill’ with piano solo
Full video of Vladimir Putin playing the piano and singing “Blueberry Hill”. The Russian prime minister is used to taking to the stage, but this time it was not for one of his speeches. Vladimir Putin made his audience sit up and take note, as he sang at a charity fundraiser.
Ballet | Maria Kochetkova & Daniil Simkin – ‘Le Corsaire’ Pas de Deux
Citando Clint Eastwood

Dmitri Hvorostovsky ● A Simple Tribute
Dmitri Hvorostovsky | Farewell, Happiness, a folk song a capella
RÓMULO DE CARVALHO / ANTÓNIO GEDEÃO nasceu a 24 de Novembro de 1906
Também se comemora hoje, 24 de Novembro, o DIA NACIONAL DA CULTURA CIENTÍFICA instituído em 1996 em sua homenagem, pelo Ministério da Ciência e da Educação.
AMOSTRA SEM VALOR
Eu sei que o meu desespero não interessa a ninguém.
Cada um tem o seu, pessoal e intransmissível;
com ele se entretém
e se julga intangível.
Eu sei que a Humanidade é mais gente do que eu,
sei que o Mundo é maior do que o bairro onde habito,
que o respirar de um só, mesmo que seja o meu,
não pesa num total que tende para infinito.
Eu sei que as dimensões impiedosas da Vida
ignoram todo o homem, dissolvem-no, e, contudo,
nesta insignificância, gratuita e desvalida,
Universo sou eu, com nebulosas e tudo.
Retirado do Facebook | Mural de Maria Isabel Fidalgo
… antes do depois… | Carla Valente

A Igreja Católica e o ambiente: doutrina e testemunhos | JORNAL DE LETRAS | Viriato Soromenho-Marques
JORNAL DE LETRAS Viriato Soromenho-Marques comenta a crise global do ambiente e o (não) envolvimento da Igreja Católica.
O Cristianismo não encontrou uma resposta idêntica ao lento processo de formação do que hoje se pode designar como crise ecológica, ou crise global do ambiente. Católicos, Ortodoxos e Protestantes responderam em tempos e modos diversos, como bem notou Lynn White, Jr., há quase meio século. No caso português, talvez uma das primeiras manifestações de preocupação com a salvaguarda do ambiente, onde a Igreja Católica assumiu uma posição de destaque, se encontre na fundação do Corpo Nacional de Escutas – Escutismo Católico Português, cujas raízes remontam a maio de 1923. Ao longo de quase um século de atividades, este movimento tem desempenhado um notável e pioneiro papel no desenvolvimento da consciência ecológica de muitas gerações de jovens, traduzida numa atitude de respeito pela integridade da paisagem natural, e um respeito pela diversidade biológica.
Pessoalmente, registo dois testemunhos que considero relevantes para serem partilhados por ocasião da visita a Portugal do Papa Francisco. No Outono de 1986, num período em que presidi a uma organização ambientalista na cidade de Setúbal – o Projecto Setúbal Verde – tive ensejo de travar uma longa e fascinante conversa sobre as implicações filosóficas e teológicas da proteção das espécies em perigo com o então bispo de Setúbal, D. Manuel Martins. Na altura, essa notável figura do clero estava no centro das atenções públicas pelo modo corajoso e frontal com que denunciara o aumento exponencial da pobreza e da degradação das condições sociais na Península de Setúbal. A sua palavra muito contribuiu para a realização de um importante Plano de Emergência, que canalizaria fundos e recursos que em muito contribuíram para minimizar os sofrimento e as carências de muitas centenas de famílias.
Mas nesse dia de Outono, a conversa que mantivemos a sós – num diálogo entre um jovem professor e ecologista e um dos mais respeitados pastores da Igreja Católica em Portugal – tinha como objeto criaturas ainda mais desprotegidas, e completamente destituídas de voz: as cegonhas brancas, que, nessa altura, se encontravam em acelerado recuo populacional em Portugal. Dom Manuel Martins mostrou ter um coração suficientemente amplo para dinamizar o papel que os membros do clero poderiam desempenhar na proteção dos ninhos, e na educação dos crentes para o respeito por essas criaturas tão profundamente instaladas no nosso imaginário cultural. Pouco anos depois, a população de cegonhas recuperava, em zonas críticas como o distrito de Setúbal, encontrando-se hoje completamente fora de perigo no nosso país.
Jim Carrey and I Am The Walrus with George Martin | The Beatles
Poema de Aguardente em Casca de Noz | Telmo Barreira | Prefácio de Sónia Lavaredas
Poema de Aguardente em Casca de Noz…
Quando lemos os poemas de Telmo Barreira, o que se experiencia é tal e qual o estalido frenético que provocaria um shot. Sim, um shot de aguardente. Uma espécie de choque a percorrer o corpo, num compasso de êxtase, primeiramente quente e consolador, em seguida desconfortável, quase doloroso, espraiando-se, por fim, numa sensação dormente e apaziguadora. Depois da casca de noz aberta e do preciso elixir bebido, verifica-se que esta aguardente só poderia estar contida neste invólucro orgânico e natural, como orgânica e natural é a jornada da própria existência.
A viagem começa na infância, com a aguardente ainda a descer-nos pela garganta, tranquila e reconfortante, numa recordação entrelaçada de sonho, identidade e ninho. E por aí nos deixamos guiar, pausadamente, como se a nossa própria infância recordássemos, num ambiente confortável de colo e amor. Os momentos da feliz inconsciência das coisas, onde tudo tem o tempo certo, onde podemos, entre palavras, fazer as pausas prolongadas dos pontos finais…
Mas a aguardente vai descendo e um ardor, desconcertante primeiro e insuportável depois, apodera-se do nosso peito… É o bulício, a experiência, a vida. Nesta ardência provocada pelo líquido, quer-se cortar com o passado e percorrer caminhos imaginados originais. Este calor que sentimos, no peito e na mente, transforma-se em febre que queremos apaziguar com o arrebatamento das descobertas, das experiências. Queremos respostas! Porém, as respostas tardam. Das sucessivas tentativas, ficam as desilusões, a solidão… Quem somos? Quem queremos descobrir nesta viagem vertiginosa? E a aguardente arde cada vez mais cortando, por breves segundos, a respiração. Um grito desesperado solta-se da garganta. Ficamos quietos e ainda exaustos arriscamos inspirar de novo. Depois, já com o peito cheio de ar, aventuramos a compreensão da pessoa em quem nos transformámos, quem emergiu destes pântanos por onde andámos. Talvez o amor, os amores, nos possam dar algumas respostas.
PRE-APOCALIPSE NOW | Sousa Dias em diálogo com Maria João Cantinho
«Vivemos numa época de amálgamas espúrias, que confunde pensamento e comunicação, crítica e marketing, teoria e opinião de especialista, pensador e intelectual mediático ou jornalista cultural. Época de sobre-informação mas, paradoxalmente, época antipensamento, de extravio generalizado do sentido do pensamento, de refluxo do pensamento sob todas as suas formas. E, não por acaso ou por coincidência, época de uma extrema desumanização do humano, da dessubstancialização da subjectividade humana, como diz Žižek, do mais dócil e cobarde corpo social, como diz Agamben.
Uma catástrofe do pensamento, de que o fim das ideologias é uma reverberação, e com ela um desastre do humano, desastre absoluto no qual estaremos talvez só a entrar, um pré-apocalipse espiritual para o qual não se vislumbra saída. Escreve noutro texto Agamben que, enquanto o animal pode a sua potência, variável de espécie para espécie mas definida de uma vez por todas pela sua natureza ou vocação biológica, o homem, desprovido de natureza, é aquele ser que pode a sua própria impotência. A grandeza do seu poder mede-se pelo abismo da sua impotência. A saída da presente situação do humano, a existir, passará necessariamente pelo pensamento, quer dizer, pelo poder ilimitado, desmedido, dessa impotência do homem.» (Sousa Dias)
Esculturas | Santos Carvalho
Santos Carvalho escultor trabalha em diversos materiais (como distintos tipos de pedra, ferro, madeira, acrílico entre outros). Ao longo do seu percurso artístico realizou várias esculturas públicas (em espaços ao ar livre e instituições públicas e privadas). Participou em inúmeras exposições Individuais , coletivas e em simpósios nacionais e internacionais.
Está representado em Coleções : Espanha ; Brasil ; Inglaterra ; Alemanha ; USA ; Noruega

Começamos o ano novo com notícias entusiasmantes: se os nossos membros o aprovarem o DiEM25 poderá participar pela primeira vez em eleições já em Março!


